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jeudi 2 octobre 2014

Tirage espion

Je m'obstine avec le Kiev 30 parce que je sais qu'il est bien au fond, du coup j'ai arrêté mes conneries en couleur pour retourner sur de noir-et-blanc et faire du tirage voir ce qu'il a dans le ventre.

Finalement on se heurte plutôt à la résolution de la pellicule qui devient limite... en même temps rien d'étonnant, c'est destiné à faires des photos en 9x12cm. Du coup ça marche bien même avec l'adaptateur, ça donne une touche viellote assez drôle. (Bon techiquement dès que c'est pourri on peut dire que c'est rétro.)

Le problème reste que le film a tendance à se barrer de son support ou du moins à se décoller ce qui change la MAP quand tu est en train d'appuyer sur le bouton pour illuminer ton papier... 
La MAP devient assez dure quand le film se barre...


Là j'ai réussi la MAP! ... Et merde.
Sinon ça reste bien sympa pour faire de petites photos. Même si les rayures ne pardonnent pas là.

Il faudrait essayer une pellicule de résolution plus fine que la Foma 100 en 120, mais je n'ai pas le coeur de couper une Pan-F 50... =)




mercredi 29 janvier 2014

Corriger son Kiev subminiature

Voici un petit tuto pour démonter les subminiatures Kiev et Minolta, avec en exemple le Kiev 30M.Les Kiev Vega, 30,30M, 303 et les Minolta 16 étant quasiment identiques (que ce n'est pas totalement...)

Pourquoi faire ça?
_Il marche plus et je veux tenter le tout pour le tout.
_Je veux nettoyer les optiques, enlever la rouille et re-huiler le tout.
_Je veux refaire la mise au point correctement.
_Je veux draguer avec mes capacité de mécanicien hors pair. (Bon faut pas trop rêver non plus...)

Alors c'est ultra simple même si un subminiature tout petit. Il faut s'équiper d'un tournevis plat de précision, d'un chiffon microfibre pour les lentilles, une soufflette pour enlever les cochonneries puis à votre aise de prendre de l'huile de synthèse, de l'huile de friture, de la laine d'acier pour enlever la rouille, ou je ne sais quoi d'autre.

Avant toute chose: voilà comment ça va se passer. Il y a 7 vis au total à enlever. Tout s'emboîte facilement et rien ne doit se disloquer. Il ne faut jamais forcer plus que de raison et faire gaffe à ne pas rayer les optiques. 

C'est parti!

PREMIERE ETAPE: Enlever la plaque du bout.

Etape ultra technique (ironie): avec un tournevis de précision on enlève les 4 vis des deux tranches. On tire un peu et le bout vient ainsi qu'une petite plaque qui ne sert à rien et qui frise l'impossible à remettre (du coup c'est la seule pièce que je n'ai jamais remis...)

Gardez bien les pièces rangées comme il faut, non pas qu'il y en a beaucoup, mais elles sont minuscules.

DEUXIEME ETAPE: Dénuder la machinerie.

On enlève le revêtement noir qui coulisse qu'on enlève quand on charge l'appareil (c'est super de décrire des pièces qui n'ont pas de nom...) et on découvre qu'e tout tiens avec une seule pièce: une barre coincée qu'il faut enlever en la poussant.
Ainsi tout le reste vient et on se retrouve avec:
_Le corps
_La plaque du dessous avec le "compteur".
_Deux bandes de métal pour bloquer et amortir le corps contre son habilement.
_Le revêtement en métal en U.


Difficile de faire marche arrière: le gros est fait.

TROISIEME ETAPE: Désolidariser les deux parties de l'appareil.

Dessous, il y a 4 vis un peu plus grosses qu'avant. Mais si on se souvient bien j'ai dit qu'on en enlevait 7 et on en a déjà enlevé 4. Donc une ne dois pas bouger. Bon c'est juste pour pas s'emmerder à devoir remonter la pièce que la vis en plus maintient. Il faut enlever les vis, sauf celle "centrale" qui retient l'axe qui fait avancer le film (qu'on voit si on retourne l'appareil.)

La vis à ne pas enlever est celle qui est dans l'arc de cercle noir.

On peut donc désormais enlever le magasin qui reçoit la pellicule couplé avec l'optique et le diaphragme (qui rentre DANS l'objectif).
L'armement et les vitesses aussi (ils vaut mieux les laisser à leur place, c'est plus difficile à remonter et en général ça n'a pas de problèmes.)

QUATRIEME ETAPE: S'improviser ophtalmo d'appareil.

L'optique est constituée de 3 lentilles. Pour tout laver et remettre en ordre, il faut dévisser le bout qui maintient le verre. La lentille tombe toute seule. On peut la laver. On tapote un peu pour faire tomber un anneau métallique qui maintient les lentille en place, ainsi que la lentille divergente (creuse) et SURTOUT on mémorise bien dans quel SENS elle était montée. (Parce que j'ai fait l'erreur sur les 3 appareils dont j'ai réparé l'optique, y compris un que j'ai vendu... Concrètement ça se caractérise par une zone centrale bien nette et une zone périphérique floue. C'est plutôt sympa mais pas forcément ce qu'on recherche. Du moins pas moi.) 
La partie qui se dévisse est sous l'anneau en mousse.

Il y avait bien quelque chose dans l'objectif qui coinçait. 

Une fois la mousse enlevée, l'anneau métallique dévissé, et l'objectif dévissé également.

Une fois nettoyées, on remonte les pièces comme elles étaient.

CINQUIEME ETAPE: Guérir la myopie (et rafler un prix Nobel sûrement...)

La mise au point peut être mal réglée... c'est même souvent le cas. Pour la refaire, rien de plus simple: on dévisse (partiellement: on desserre en fait) la bague autour de l'objectif, on met un bout de calque ou de scotch mat là où passe le film et on regarde la finesse de l'image selon les distances, et on replace sa bague.

Non je blague! La négatif fait à peine plus d'un cm² et on ne voit que dalle! Du coup le réglage de base est: l'objectif vissé à fond (donc le plus proche du film) pour un réglage à l'infini. On sert l'objectif au plus proche. On lui sertit sa bague avec les distance en gardant le "infini" en haut. Puis normalement, l'objectif ne peut que s'éloigner vers l'extérieur de l'appareil en rapprochant la mise au point.

La lentille est à l'envers donc les bords sont flous. Mais le centre est bien net!

Pour vérifier, un bout de calque derrière permet de savoir si on est pas trop dans les chous.

SIXIEME ETAPE: Recoudre le patient.

La partie optique est bonne, la partie vitesse est correcte, le reste est propre: il faut remonter. Rien de bien compliqué: l'obturateur est normalement en place. On pose la partie optique (dans le bon sens) contre ce bloc (sans faire toucher la lentille, il faudrait pas la rayer!) puis le réceptacle de la pellicule (ça force un peu forcément.

Ensuite il faut remettre les vis dessous afin d'avoir un corps compact et solide.

Mise au point minimale: 50cm! 
Puis vient le plus difficile: tenir le corps de l'appareil avec la plaque dessous, emboîtée comme il faut, avec la barrette métallique contre l'arrière du corps, la barrette métallique avec un encoche, contre la partie avant. Puis il faut faire glisser tout ça dans le fourreau métallique en U. Ca peut forcer un peu. Il ne faut rien tordre et qu'au final, on puisse faire coulisser la plaque du dessous sans trop d'efforts, comme quand on utilise normalement son appareil.

Après il ne reste lus qu'à repositionner la barre métallique qui bloque tout ça. Et de remettre le cache noir avec ses 4 petites vis.

On enfile le manchon en métal noir et voilà.

Mise au point sur le grillage à 1m
SEPTIEME ETAPE: Test de mise au point.

Il faut tester l'appareil avant de se lancer dans des photos qui pourraient être importantes. Avoir du film adapté sous la main étant pas forcément la majorité des cas. Souvent on a du film Svema 16mm 64GOST avec. Quand on développe chez soi c'est très pratique, même si le film n'est pas de bonne qualité et que sa sensibilité est très basse. On met un peu de film test dedans, puis on essaye à différentes distances et différentes ouvertures. On note bien. On développe et on scanne puis on regarde la résolution de l'image obtenue.

Il ne faut pas oublier que les images sont censée être au maximum en 9x12cm sur papier. Mais je pense que l'on peut arriver à du 10x15 sans problèmes.

Avant la mise au point (infini, diaphragme à 11)

Après correction de la mise au point (mais lentille encore à l'envers)

Je n'ai pas fini ma pellicule test avec la lentille convergente dans le bon sens (en même temps à 32ISO en janvier...) mais je pense avoir de bon résultats. S'ils ne sont pas comme escompté, je le remettrai avec sa lentille à l'envers.


dimanche 19 janvier 2014

Comment fabriquer son film 127 et 16mm? (Et photos au Kiev 30M)

Beaucoup d'appareils photos sont attrayant et certains sont encore moins cher à cause de leurs pellicules qui ont été arrêtées.  Les appareils qui mangeaient du 127 n'ont presque plus rien à manger. (Il reste chez certains fournisseurs, des 127 redscale de Rollei, sûrement de vieux films couleurs périmés montés à l'envers.) Et pourtant un Baby Rollei ou un Yashica 44 ça coûte encore très cher tellement ils sont bien.



Et certains appareils photos subminiatures comme les Kiev 30, Kiev 30M, Kiev 303, Kiev Vega, Minolta 16 etc... utilisaient des films de 16mm qui ne sont plus produits depuis le début des années 1990 avec la chute de l'URSS. 

Comment faire pour les réutiliser de nos jours?

Alors un calcul simple:

Une pellicule 120 c'est un film de 70-80cm de long pour 64mm de large.
Une pellicule 127 c'est moins long et ça fait 48mm de large.
Un film 110 c'est comme un film de 16mm, ça fait 16mm (Bien vu l'aveugle!)



Du coup 48 + 16 = 64 
Ainsi:
120 = 127 + 16

Les plus malins auront trouvé également que 64 = 4 x 16 donc:

120 = 16 x 4

Comment ça c'est pas vrai? 

Bon c'est bien réjouissant ça mais il faut les couper les films et dans le noir total en plus... Du coup il existe plusieurs méthodes et celle qui aura gagé mon affection pour sa simplicité et sa rapidité est l'utilisation d'un coupe-cigare.



_On se place à 16 mm du bord et on fait des marques au crayon.
_On passe le coupe-cigare autour de la pellicule.
_Dans le noir, on serre au niveau de la marque en tournant dans le sens de l'enroulement.
_On enlève le film obtenu qu'on recharge dans sa cartouche (les appareils 16mm ont des cartouches spécifiques rechargeables, les 127 s'enroulent avec le papier opaque sur un axe de 127.)



Alors plusieurs remarques:

-Mon coupe-cigare est trop petit, je doit retailler le bord de la pellicule 120 et enlever un peu de papier opaque pour le faire glisser à 16mm du bord. (Ca se voit bien sur la photo)

-La découpe ne sera pas parfaite! Le film fera un peu plus ou un peu moins parfois si on ne fait pas attention à la découpe et après c'est galère surtout à mettre en spire au développement!

-Les pellicules 120 ont des informations sur les côtés... ça se voit donc sur les images (pas beaucoup et selon le sens ça tombe dans la marge donc c'est pas dramatique.)

-Les appareils 127 en 4x4 font 16 images, le film 120 peut en donner autant et il y a les marquages au dos calibrés sur 16 images de 4,5cm de large, si vous coupez du bon côté, vous aurez le film avec le papier opaque et les informations tout comme un vrai film 127 (avec quelques millimètres de plus.)

-Une pellicule de 16mm doit faire 45 cm dans les appareils cités, or ici on frise les 80 cm, ce qui m'a donné 41 photos! (Vaut mieux prévoir un peu moins dans le doute.)

-Pour le développement, il va vous falloir un photographe qui accepte bien (c'est ni plus ni moins qu'un film 110 donc ça devrait aller.) Mais faut qu'ils vous rende la cartouche où que vous mettiez le film dans une boîte opaque. (Autant développer soi même.)

-Faire un marquage à 16mm et s'y tenir quand le filn est maintenu par les bords ça se fait. Mais une fois coupé, si on veut faire 3 autre films 16mm c'est super dur, non pas pour se calibrer, ya moyen, mais pour faire une coupe droite. Le film n'est plus retenu des deux côtés et on fait vite une demi ou un double film.) Cette technique est mieux pour faire une 127 et une 16mm en une fois. Ca marche bien.

samedi 28 décembre 2013

Immersion au KGB avec le Kiev-30M

L'article du jour est assez original puisqu'il nous plonge dans l'espionnage soviétique et la miniaturisation. Je vous présente donc un appareil photo "sub-miniature" (eh ouais: plus petit que miniature!), le Kiev 30M [Киев30М] que j'ai testé avec un film d'origine: du Svema 64 [Свема 64] périmé en octobre 1992. 

En achetant le coffret d'origine, j'ai trouvé: 
-La sacoche marron
-Une boîte avec une seconde cartouche rechargeable de film
-Un passe-vue 16mm pour agrandisseurs (qui rentre parfaitement dans mon Durst 301)
-L'appareil (c'est mieux)
-Une demi-spire ce qui servait à développer les films dans les cuves soviétiques différentes des nôtres. 
-La notice, jaunie, qui semble sortie des années 40 mais non elle est de 1990... (Ah ces Soviets!)

L'appareil comme prévu est minuscule! Forcément la miniaturisation était à la mode depuis longtemps et on cherchait comment mettre un appareil dans sa poche voir le faire passer inaperçu. (D'où les termes de "Spy-cameras" qui fleurissent sans que je ne trouve aucune preuves. En même temps faudrait parler russe pour trouver.) Donc on tasse tout et on fait des pelloches plus petites. Et en 1960 apparaît le tout premier appareil photo qui marche sur du film 16mm (fil de cinoche): le Minolta 16. C'est japonais et ils en sont fiers. Mais en temps de guerre froide un brevet on s'en tape alors les soviétique ont pondu le Kiev-Vega, puis le Kiev-30, le Kiev-30M et le Kiev-303, qui se sont "inspirés" du Minolta 16. 
Précisons aussi que l'entreprise Kiev n'a rien de purement soviétique puisqu'il s'agit surtout des entreprises Carl-Zeiss et Zeiss-Ikon que les soviétiques ont "libérés" de la main capitaliste en les ramenant d'Allemagne et les implantant à Kiev...

Une fois ouvert il est comme ça, le point rouge nous sert à savoir qu'il est armé, prêt à prendre une photo.(Tapez "Minolta 16 II" voir comme il est différent!)

Pour ce qui est des réglages c'est facile: deux roues crantées: une pour les vitesses de 1/30ème, 1/60ème et 1/200ème de seconde, et une pour l'ouverture du diaphragme de f/3,5 à f/11. Donc rien de très extraordinaire mais une plage d'utilisation allant de 8EI à 14EI (personne n'utilise les EI? Ca tombe bien moi non plus!)

Pour les stressé du réglage, le livret donne des informations:
Tableau des profondeurs de champs en fonction de l'ouverture de de la mise au point (erreur sur la dernière ligne: c'est 0,5m et pas 15m)
Notons la proximité du sujet réalisable: on peut se rapprocher à 41cm en se réglant sur 0,5m et f/11!

Tableau des expositions (qui semble s'être effondré sur lui-même) avec la sensibilité du film en GOST (16, 32, 64, 130), et les 4 lignes de haut en bas pour éblouissant (plage/neige), ensoleillé, couvert et nuageux.
Si l'appareil est petit, même sans beaucoup de fonctions, ben il a fallu en mettre de tout les côtés, du coup on trouve:
Dessus: la molette de mise au point (à partir de 0,5m) et le déclencheur.
Derrière: le viseur.
Le point rouge correspond à l'hyperfocale: réglage qui va donner un sujet net à l'infini mais aussi plus près (ici je ne sais pas à combien de mètres, mais en se reportant au tableau on remarque qu'à 5m, même à pleine ouverture, l'infini est net.)
Dessous: le compte vue et le numéro de série.
Comment dater un appareil soviétique? Alors chez Arsenal (qui fabrique les Kiev) et chez Lomo, les deux premiers chiffres du numéro de série indique l'année de construction de l'appareil. Mon Kiev 30M est donc de 1990. Mon Smena-8M est de 1981 et mon Lubitel 2... ben ils en ont produit souvent et ont changé cette règle sur certains modèles dont le mien qui commence par 08... Bon la femme qui me l'a vendu l'utilisait dans les années 70 ce qui est normal.

Juillet 1990 (date d'achat)

Quand on l'ouvre, de dessous il ressemble à ça, il faut remettre la barre rouge face au trait rouge manuellement pour remmetre le compte-vue à 0 quand on change de pellicule.
Sur l'appareil, il y a un rabat métallique qui ferme l'endroit où on loge la pellicule qui faut recharger manuellement.


Comment charger son Kiev sub-miniature? Ben c'est très simple: le livret vous le dis!
Bon alors j'explique un peu quand même. Il faut s'armer de film 16mm non-perforé. La partie n°16 est un cylindre en plastoc avec une bague en métal qui fait presque tout le tour (n°17). Il faut coincer le film entre cette bague et le cylindre puis enrouler tout le film dans le compartiment vide. (Le film va du compartiment vide vers le compartiment avec le cylindre quand il est exposé.)

Enfantin non? Ben allez-y je vous regarde! Ca se fait dans le noir, c'est minuscule et surtout, pour décoller la bague il faut être un haltérophile olympique soviétique mais avoir des doigts de fée. (Mais le pire c'est pour le remettre et y inclure le film!)

Bon parlons un peu du film récupéré et testons un peu la chose.
C'est une bobine de 10 mètres de long et de 16mm de large noire et blanche, négative de 64 GOST (64/19° ISO). Il faut charger les pellicules de 45cm de film pour faire 25 images d'après le livret.

Arrière de la boîte qui nous dit (de ce que j'en comprend...)
Pellicule photographique négative noire-et-blanche de 16mm pour appareil-photos fonctionnant en cassettes de films 16mm comme le Kiev-Vega, le Kiev 30 ou le Narciss (Нарцисс). Avec cette bobine, selon la longueur que l'on met dans chaque pellicules en centimètres, on peut faire le nombre correspondant de pellicules dans le tableau.

Donc pour nous qui mettons environ 45cm de film par pellicule ça donne 22 pellicules par rouleaux de 10m. (et j'en ai 2...)

Petite parenthèse! La boîte nous parle des sub-miniatures dont j'ai parlé au début mais d'un autre appareil: le Narciss [Нарцисс]. C'est un appareil important! C'est le premier réflex en 16mm! Avec objectifs interchangeables et tout! C'est beau et c'est la classe mais  pas de chance pour lui il n'a pas fonctionné: pénurie de film perforé en URSS, qualité inutilisable par les professionnels (négatif trop petit), prix trop élevé pour les particuliers et difficulté de trouver les objectifs. Il ne s'en n'est vendu que 10 000! Du coup ils coûtent très très cher aujourd'hui! Par la suite le seul autre appareil du même genre aura été le Pentax Auto 110: le seul reflex en cartouches 110 (c'est du film 16mm dedans.). Il est aussi très recherché! Ce sont des reflex miniature qui donnent de bonnes images mais la résolution du film ne permet pas d'agrandir beaucoup.

Le dessous de la boîte qui nous indique la sensibilité en TOUT! Le temps de développement: 7min (alors dans quoi?), La date de péremption (Oct. 1992) et son prix: 1 rouble 40 kopeks.

Alors la sensibilité diminue avec le temps et je m'en suis servi en 32/16° ISO et j'ai développé 8min24 dans de l'Atomal 49 dilué à 1+1 (Donc 7min.) Mais le résultat est un peu palot, pas top, mais il ne faut pas attendre grand chose de ça. La prochaine fois j'utiliserai une pellicule neuve un peu plus sensible et je vous dirait comment faire ça dans le prochain article. (Non le 16mm non perforé ça n'existe pas neuf.)

Ah ouais pour développer du 110 ou du 16mm il faut une spire adaptée qui est rarissime. Mais le vendeur du coffret la vendait avec: je suis indépendant dans le domaine des mini-formats maintenant!

lundi 19 août 2013

Comment s'y retrouver parmi les pellicules?

Au tout début que je me suis intéressé à l'argentique (en novembre dernier), je me suis vite trouvé face a un problème:
_Fabrique-t-on encore des pellicules?
_Quelles pellicules fabrique-t-on?
_Quel appareil utilise quoi?
_Peut-on développer ses pellicules sans trop de problèmes?

Je m'imaginais ma maman aller devant l'entrée d'Intermarché et demander le format exact de pellicule pour son appareil et le mien parmi les tonnes de trucs,je savais qu'elle choisissait aussi le nombre de photo et même le chiffre dessus.

Bon sang comment les gens se repéraient-ils avant? Je m'imaginais des tonnes de formats et de variantes possibles.

Mais finalement il n'y a pas grand choses et c'est assez facile de s'y repérer.

Tout d'abord une pellicule, c'est une bande de plastique avec de la gélatine enduite d'un produit photo-sensible (une émulsion même) qui va brûler au contact de la lumière qui est projetée par l'optique de l'appareil photo. Il ne faut donc pas qu'une pellicule ne voie la lumière du jour avant d'être développée sinon on va cramer la pelloche avant d'avoir fait ses photos, ou pire: après les avoir faites! 

NOIR ET BLANC OU COULEUR?

Une pellicule noir et blanc a pour émulsion photosensible une substance à base d'argent. Non exposé à la lumière ils apparaissent blancs, une fois brûlés par la lumière ils sont noirs. (Comme on en fait au collège quand le tube à essai passe du blanc au noir à la lumière.) Quand l'optique d'un appareil photo projette une image sur le film, les grains d'argents se font cramer. En plus grande quantité là où il y a le plus de lumière projetée jusqu'à pas du tout là ou est projeté du noir complet. Le noir complet apparait blanc quand on développe la pellicule et le blanc apparait noir: c'est un négatif. 




Négatif noir et blanc.

La couleur c'est pareil avec en général 3 à 4 couches de couleurs (cyan, magenta jaune au moins) qui vont selon les nuances de chacunes se combiner quand on regarde à travers. Toutes les couleurs s'y retrouve et comme en noir et blanc. C'est le même principe.



Négatif couleur
 
POSITIF OU NEGATIF?

On parle de négatifs noir et blancs ou couleur mais il existe des pellicules avec directement l'image comme on la voit: c'est un positif. Communément appelée une diapositive ou film inversible (reversal en anglais). Une diapo c'est généralement en couleur même si c'est possible d'en avoir du noir et blanc mais très rare désormais. Les diapos en elles mêmes se font assez rares vu que l'ont utilise plus de projecteur de diapo. Mais elles peuvent être utiles lorsque l'on veut voir des photos sans les avoirs sur papier comme en stéréoscopie ou la mise sur papier est fastidieuse et chère. (C'est du 3D si vous préférez. Et oui!)
Positif noir et blanc

Positif couleur




J'ai pris ce clown en Lego devant Lego world à Berlin en exemple car il est très coloré et permet de voir la plupart des couleurs et leur négatif.

D'un point de vue chimique c'est différent même si on obtient un négatif quand on développe dans des produits chimiques pour négatifs,et que l'on peut avoir un positifs avec d'autres produits sur un négatif... bref la chimie peut tout faire!

LES FORMATS

Quand je voulais acheter mes premières pellicules je voulais un appareil qui fasse des photos carrées avec les pellicules que je connaissait depuis que j'étais petit: les 135. Mais vu comme ça devait être cher une photo émulsion, je pensait que la partie photo sensible d'une pellicule était déterminée, qu'ils y avais des rectangles sur la pellicule avec lesquelles l'appareil devait être en phase pour mettre la photo dedans... Du coup je cherchait des pellicules spéciales pour photos carrées... Ca n'existe pas: toute la pellicule est enduite et on projette comme on veut dessus. On peut donc faire des pellicules de toutes les tailles et de toutes les longueurs possibles.

Il existe trois familles de formats: 

-Petit format (jusqu'au pellicules 135 inclues)

-Moyen format (pellicules plus grandes que le 135)
-Grand format (Négatifs ou positifs en feuilles individuelles (plan-films) à partir du 4x5 pouces)

Parfois on parle de mini-format pour les films en dessous de 135 car le film 135 est utilisé en référence un peu partout.

Gardons à l'esprit que plus le format est grand, plus la qualité est bonne (à optique identique, si vous avez une optique dégueulasse d'un côté forcément...) à l'inverse, plus c'est petit moins ça va être beau et précis quand on va agrandir votre photo en faisant un tirage papier.

135

La pellicule 135 avec ses doubles perforations est la plus développée, la plus connue et celles avec laquelle on a le plus de choix. Elle est aussi appelée 35mm ou 24x36. La très grande majorité des appareils qui l'utilisent donnent des photos rectangles, car le négatif obtenu fait 24mm par 36mm. Il est toujours marqué le nombre de vues possible dessus, elles correspondent au nombre de photos en 24x36 que l'on peut prendre en prenant en compte le fait qu'au début de la pellicule on en brule une bonne partie pour la charger. Très souvent elles font 36 vues (en gros ils déroulent 1m60 de film environ), parfois 24, rarement 12. Mais comme expliqué avant on peu avoir d'autres formats avec le même film! Comme:
-Le format carré 24x24 (assez rare) qui du coup utilise moins de film, donc permet de prendre plus de photos qu'indiqué dessus. 12 photos indiquées donnent 18 carrées.
-Le demi format 24x18 (assez rare) qui donne deux fois plus de photos que prévus (donc jusqu'à 72! Faut pas être pressé de finir!)

Négatif couleur

Une pellicule 135 est attachée à un axe en plastique dans une cartouche en métal. Dans un appareil photo on accroche le bout (amorce) à un rotor dans l'appareil, on avance la film pour l'enrouler solidement puis on ferme l'appareil, le film est enroulé à nu dans l'appareil, puis arrivé à la fin, on le rembobine entièrement dans sa cartouche. Elle sera ouverte dans le noir au moment du développement.

Négatif noir et blanc
Diapo couleur

120/220/620
Plutôt inconnue de nos générations, la pellicule 120 était très utilisées jusque dans les années 60, puis elle est devenue minoritaire en Europe. C'est une pellicule d'une longueur fixe et large de 6,2cm. Elle n'est pas perforée et n'est pas dans une cartouche mais enroulée autour d'un axe en plastique (bois à l'origine) avec un papier opaque à son dos sur lequel est noté le numéro des photos: c'est une bobine.

On est dans le moyen format. Une pellicule 120 peut donner:

-18 négatifs de 6 x 4,5cm.
-12 négatifs de 6 x 6cm.
-8 négatifs de 6x9cm.

-Plusieurs négatifs en 6x7 (Pour le coup j'en connais pas, je suppose qu'ils en font 8.)
(Echec! Ils en font 10! Et ils ne suivent pas les bandes derrières!)


A l'arrière sur le papier opaque, quand on déroule la pellicule du haut vers le bas, il se trouve donc une rangée à gauche ou défile les chiffres pour les appareils en 6x9, une au milieu pour les 6x6 et une à droite pour les 6x4,5.
Et les 6x7? Ben il suffit au chargement de faire coïncider une flèche sur le papier et une marque dans l'appareil puis la machinerie sait combien de tour elle peut faire selon le numéro de la photo. (Chose qui existe aussi chez des formats plus conventionnels.)
Merci à Yael du forum 35mm pour les explications illustrées d'un chargement d'appareil "automatique" en 120.



Il y a une petite fenêtre rouge (inactinique) à l'endroit de sa rangée pour pouvoir voir le numéro de la photo ou du moins pourvoir s'arrêter quand l'appareil n'est pas automatique. (cf. 3 lignes plus haut!)

Plus tard est venu le 620, seul l'axe change, il est plus fin et en métal. Du coup on a fait pas mal d'appareil comme le Kodak Brownie Flash qui marchent avec. Sauf que le boom du plastique a permit le retour du 120 et la disparition du 620 dans les année 80. Maintenant pour utiliser du 620 il faut les axes et enrouler le film 120 dessus (puisqu'il est identique)dans le noir, ou alors certains rabotent les bords pour des résultats mitigés...



Avec le 120 est venu le 220, c'est pareil sauf que le film est deux fois plus long et permet donc de prendre deux fois plus de photos. Sauf que pour ne pas être 2x plus épais, il y a du papier opaque qu'au début et à la fin. Du coup il faut des appareils qui peuvent avancer leur film en sachant où ils en sont et avec une fenêtre qui se ferme. (Ou sans fenêtre derrière.) Plus rare il en existe encore, seulement en négatif couleur chez Kodak je crois.


 
126
Le format 126 fut lancé en 1963 par Kodak pour révolutionner l'utilisation des pelloches et avoir le monopole. C'est du film 35mm perforé différemment: une perforation au niveau de chaque photos. Il a un papier opaque dans le dos comme le 120, avec les chiffres qui défilent. La cassette est pleine d'un côté et vide de l'autre, il suffit de la poser dans l'appareil et c'est parti. Pas de sous formats, seulement des négatifs carrés de 28x28 pris avec les vieux Instamatics de Kodak ou les Agfamatics d'Agfa (voir quelques rares autres...) que tout le monde a qqpart dans sa maison car quelqu'un de la famille l'a eu pour Noël/sa communion/son anniversaire dans les années 1960-1970-1980. Malheureusement les années 1990 ont eu raison du film qui disparait de la circulation en 1998. Depuis il est toujours possible d'utiliser ses appareils avec du film 35mm (135) mais avec des perforations apparentes sur le négatif de 28x28.

110
Le 110 est un petit format, voir un mini-format. Il fait des négatifs de 13mm x 17mm, pas plus, pas moins car il est exactement perforé au niveau de chaque clichés et est prévu pour des appareils spécifiques. Il a été lancé par Kodak en 1972 dans des cartouches entières prête à l'emploi tout comme les 126 mais miniaturisé. Arrêtée en 1998, les pellicules 110 étaient devenues obsolètes à cause de la qualité limité qu'elle produisaient. Mais en 2010, la firme Lomography, face aux millions de personne ayant des appareils 110 oubliés, on décidé de remettre cela au goût du jour et de relancer la production avec noir et blanc, couleur et diapo. C'est affreusement cher mais on peut remplir une cassette vide par du film de cinéma de 16mm qui est identique (aux perforations près).

127
Les 127 sont des pellicules qui donnent des négatifs de 4cm de haut, très souvent du 4x4 au final. Il n'a jamais été majoritaire et je ne comprend pas comment il peut survivre encore aujourd'hui. Peu d'appareils l'ont utilisé. Il s'agit d'une bobine avec un axe métallique comme le 620 en plus petit. Pas de perforations, un papier opaque: c'est tout comme une 620 sauf que l'axe à deux bouts qui dépassent et qu'elle est plus petite.


Aujourd'hui c'est quasiment introuvable mais il s'en fait au compte goutte, parfois Rollei en sort en couleur (mais toujours en couleurs fantaisie, pas un vrai négatifs couleur fidèle à la réalité comme nous les connaissions) Efke il paraît même si je crois pourtant qu'ils sont mort... Et Ilford! Grande marque du noir et blanc en a sorti une production cette année qu'il fallait commander chez eux, dans des quantités définies. Est-ce qu'ils en referont? Peut-être.








 
MINOX
Ce n'est pas un chiffre, c'est une pellicule Minox. Minox est une grande marque de qualité mais surtout spécialiste avant l'heure dans la miniaturisation. Ses petits appareils extraordinaires fonctionnent avec ce film produit uniquement par eux et donc leurs rares distributeurs autorisés sont souvent à courts mais régulièrement ravitaillés. C'est le plus petit film qu'il existe donnant des négatifs de 8x11mm soit un dixième de la surface d'une pellicule 135. Ce film existe pourtant depuis 1938!

APS/240
Lancé en 1996, c'était vendu comme l'avenir et la pointe de la technologie, on pouvait faire du 24x17 ou du 30x10mm. La révolution qu devait remplacer le 135 était une bande magnétique qui pouvais enregistrer des données comme le numéro de la photo ou l'heure etc... Pas très utile en soit. Par ailleurs ça n'a pas très bien fonctionné. Même pas du tout. La surface était plus petite qu'une 135 et l'utilité de la bande magnétique est discutable. Du coup même si elles ont traversé les années où les pellicules ont eu la vie la plus dure, elles ont fini par disparaître en 2011.


Une pellicule APS ou 240 même si je n'ai jamais entendu ou vu 240 quelque part.
 
Voici les pellicules conventionnelles qu'il faut connaître, maintenant les autres indispensables que l'on ne peux pas appeler pellicules quand même.

PLANS FILMS
En grand format on utilisait (et utilise encore aujourd'hui) des négatifs en feuille de grande taille jusqu'à 50cm de côté voir plus. (Imaginez le prix de la photo...) Ils sont glissés à l'arrière de l'appareil après avoir fait les réglage sur le fond en verre dépoli, puis on prend la photo. 
Certains en sont fan (pas moi pour le coup) et continuent à jouer avec même si d'un point de vue pratique... c'est galère quand même!


DISC-FILM

En 1982 Kodak qui veux absolument le monopole de l'innovation ressort une bizarrerie: le Disc-film, une cartouche carrée aussi grande que l'appareil à mettre dedans et qui prend des photos de 8x11mm! Comme le Minox. Je vous laisse imaginer la qualité de la chose.
Ça a quand même bien marché et j'en voit encore aujourd'hui dans les brocante. Mais les Disc on été arrêtés. Kodak aime se jeter sur un truc et l'exploiter à fond en se gardant un monopole total, puis quand le rendement baisse: il arrête la production en décembre 1999. Mais comme il a le monopole tout s'arrête. Encore un format mort par Kodak. Bon le DISC c'était nul en même temps et le rendement devait être assez bas déjà. Mais quand même! C'est bien beau de nous pondre des 126, des 110, des Discs etc... puis d'arrêter et de laisser des millions d'appareils inutilisables!

SUPER8 et 16MM



Ce sont des films en bobine de 15, 30, 60m pour les caméras. C'est tout comme une pellicule, sauf qu'ici il est primordial d'avoir de la diapo. (Vous regardez les films en négatif vous?!) Même si c'est très rare ça existe aussi en négatif (pour le bonheur des gens qui cherche à remplir leur appareil 110)
Ça se trouve encore, ça se développe mais à la maison je crois pas que ce soit possible. Bref ça donne vraiment envie d'essayer mais le prix de revient d'une vidéo de 2min d'une qualité dégueu (en général selon la caméra mais comme on me l'a fait remarqué à juste titre: ça peut être très correct! Sinon ce qui arrive après cette parenthèse n'est pas normal.)
Le 16mm est utilisé pour remplir les cartouches 110 même si du coup une perforation est visible d'un côté ou des deux selon le film uni- ou double perforé que vous prenez. Et développer un film diapo dans de la chimie noir et blanche ne donne pas des négatifs super exploitable (un terrible manque de contraste pour ce que j'en ai pour le moment mais des gens ont fait des trucs bien!)

POLAROID
Là il y a:-/'urait des choses a dire et des tonnes mais je vais faire assez court.
Le Polaroid c'est magique, on prend la photo, elle sort: c'est prêt! Le problème c'est que l'arrivée du numérique à vraiment tué le Polaroid qui a du déposer le bilan laissant le monde sans rien. (Presque rien!)


Immédiatement l'usine est rachetée et une nouvelle firme nait: Impossible. Impossible décide de refaire les films des polaroids en noir et blanc et en couleur mais évidemment avec leur chimie à eux. Le problème c'est que soit ils ont autant d'argent qu'un clochard au Zimbabwe et ne peuvent pas payer ce qu'ils leur faudrait, soit leurs chimistes sont cons, soit ils sont radins. Quoiqu'ils en soit la demande n'est pas très forte (tout est relatif: il y a une demande mondiale assez importante en fait) et leurs produits coûteux font que pour l'instant ils ne peuvent faire moins de 23€ la cartouche de 8 feuilles. Enfin ça tourne dans le monde entier comme une marque prestigieuses, ils arnaquent les gens sur internet (Oui ils vous vendent un lot par 3 en réduc' a 45$, vous dites que vous êtes français ça fait 45€ au lieu de 34...) Sans parler des frais de port faramineux et du fait que si vous n'êtes pas chez vous votre colis repars aux Pays Bas et qu'il faut repayer l'aller. Bref, Lomography exploite les jeunes qui se cherchent un phénomène de mode mais Impossible est pas mal. D'autant plus qu'en 3 ans les prix n'ont pas bougé et surtout qu'ils sont connus pour leur qualité affreusement dégueulasse. J'en ai acheté 1 paquet pour essayer. C'est drôle, c'est étrange puisque les couleur et la qualité n'y sont pas, mais c'est chiant parce qu'il faut que la photo sorte dans le noir et qu'elle y reste une demi heure le temps qu'elle se développe. (Si là on regrette pas de ne pas avoir pris le temps d'acheter un paquet de Polaroid quand ils étaient au fond du trou!)




Heureusement qu'il y a Fuji qui fait des packs pour les appareils en pack 100 et les Instax qui sont de marque Fuji. Ils sont plus abordables et de qualité irréprochable avec en plus: un négatif avec chaque photo en pack 100: parfait pour l'offrir et numériser la photo chez soi.

(Je ferais un article sur les formats de polaroids un autre jour.)