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mardi 1 septembre 2015

Beirette SL 100

Depuis que j'ai emménagé en Islande, mon activité argentique est au chômage technique car j'ai plus de labo chez moi et j'ai pas encore osé allé au labo à l'autre boût de la ville (je suis pas sûr que ça vaille encore le coup...)

Mais quoiqu'il en soit, il me reste quelques petites choses pas piquées des hannetons sous le coude si je puis me permettre! (En fait c'est même pas piqué du tout!) Parce qu'avant de partir j'ai fait quelques rando et j'ai joué ave cles appareils que je n'allais aps emmené, notamment mon Beirette SL 100 que j'aime malgré sa quailté pire que médiocre!

Il est pas trooooooop mignon cet appareil?! (Alors là si je chope pas des visites!)

Pour mémoire, je rappelle que c'est un bas de gamme de RDA tout en plastique, même l'optique, il peut être réglé sur f/8 (soleil) ou f/11 (nuages/flash) ou en pose B. On peut y mettre un flash mais faut appuyer vite sinon il n'est pas syncro avec l'obturateur! Le compteur dans le dos est en papier et il mange des cartouches SL. Inutile de dire que le mien doit être le seul en activité dans le monde. Surtout pour son rendu plus que mauvais. Mais j'aime tellement sa tronche que je veux toujours jouer avec.

Dedans j'ai chargé avec de.. l'Ektar! (Me jetez pas de pierres!) Oui le film avec le grain le plus fin soit disant, mais j'en avait coupée une en 3 en avril pour charger feu mon Certo SL 110.

La rando est a Egliseneuve près Billom et j'ai oublié son nom mais elle est sur Planète Puy-de-Dôme.
J'ai pris trois zouaves au cas où je me perde et qu'on doive se résigner au canibalisme.

Le temps ne m'aidais pas trop non plus.

La belle carcasse de voiture sur le dos, elle doit bien dater des années 40 au moins!

J'aimais bien cette ferme... c'est tout.

Les lunettes de soleil sont un bon moyen de ne pas avoir els yeux fermés!

J'ai oublié son nom.

Bref ça brûle la rétine quand on aime les belles photos, ça a son charme aussi diraient certains. Bon ... pas tout les jours non plus! 

N'oubliez pas qu'il existe aussi mon autre blog qui lui est beaucoup plus actif en ce moment:

lundi 11 novembre 2013

Passage à la couleur et découverte du Beirette SL-100

Ca y est je l'ai fait: je suis enfin passé à la couleur! 

J'ai acheté de quoi développer la couleur! (Pour 12 à 16 pellicules, le pack coûte le prix de 3-4 développements, c'est vite rentabilisé, c'est très rapide (12min!) et ça fait vraiment plaisir!)

Question pellicules, j'ai des pellicules couleur périmées (de la dernière fois qu'on a utilisé un appareil argentique dans cette maison c'est dire...) et deux neuves. J'ai pris une Fuji Color 200 (oui ça n'existe plus depuis un moment ...)

Prendre une pellicule couleur périmée c'est prendre le risque d'avoir des négatifs avec des dominantes de couleur importantes (et se retrouver avec une photo toute rouge par exemple...) mais j'ai eu un négatif bien équilibré et de toute façon, le scanner équilibre automatiquement les négatifs. (Magique non?)

Le tirage papier couleur c'est une autre paires de manches que j'essayerai plus tard (c'est un procédé un peu aléatoire où il faut avancer à tâtons et en pratique il parait que c'est galère.)

Mais trêve de bavardages! Voici un article sur le Beirette SL 100 illustré de photos noir et blanches mais aussi en couleur!




On replonge toujours dans la même époque avec moi: les années 1970 et cette fois on retourne à un endroit où on finit souvent sur ce blog: la République Démocratique Allemande; l'Allemagne de l'Est).


Je suis trop fier de cette photo faite sans retouches. ^^
Celle là un peu moins avec l'entrée de lumière...

Une entreprise dénommée Freital (anciennement Pouva) lance une série d'appareils-photo dès les années 1950: les Beirette. (Le Beirette SL 100 existe avec les contours blancs et sous le nom de Pouva.)



A partir de 1972, Freital sort une série spéciale: les Beirette SL (qui fonctionnent en cartouches SL).

Ils nous pondent donc rapidement le 100, 200, 300 et le 400electric. Le premier (celui-là) étant le moins cher et le 400 étant le plus haut de gamme. (Même technique que pour les Agfamatics!)

Un bouquin d'époque (SL-System de Günter Büttner) me donne pour 1978:

19,50mark le Beirette SL-100 (soit 39€)
5,50M sa sacoche (11€)

54M le Beirette SL-200 (Soit 108€)
14M le sac (28€)

65M le Beirette SL-300 (soit 130€)
14M le sac (28€)

185M le Beirette SL-400 electric (soit 370€)
14M le sac (28€)

39€ faut pas nous prendre pour des moutons!
(Ici sur le Puy de Sancy: la plus haute montagne du Puy-de-Dôme [1887m je crois])
Et pour ceux qui se demandent, les lettres sur les moutons c'est pour la taille des pulls.

Sinon elle n'est pas belle mais j'ai perdu le fichier...
C'est dire la différence de niveau du 100 au 400. Ce sont les deux que j'ai et effectivement on part de loin et on va loin.

Le Beirette SL 100 c'est un appareil en cartouches SL qui donne 12 photos en 24x36 (donc comme on en a l'habitude) par pellicules.

Les réglages sont limités:
_Pose B (L'objectif est ouvert tant qu'on appuie sur le déclencheur.)
_Nuage/Flash (1/30ème de seconde)
_Soleil (1/125ème)

L'ouverture est fixe de f/11.
Il est donc adapté a une pellicule 100/21° ISO.


Pas besoin d'une résolution importante pour un paysage végétal déjà diffus;


La mise au point se fait en tournant l'objectif, on a le choix entre trois plages de distances:
_1m à 3m
_3m à 8m
_8m à l'infini
C'est plus pratique que de devoir déterminer au pif si on est à 1m20 ou 1m50 comme sur le Smena 8M.
Et pourtant, même réglé sur 8m-infini, le Puy de Sancy qui est quand même à plus de 8m de moi est tout aussi net que mon cousin (qui sert de manche-à-air) qui est tout au plus à 3m. Mais faut faire la mise au point quand même, en testant avec du papier calque on voit ce qu'est vraiment un flou de Bokeh.

L'objectif est un Chromar de 52mm composé de deux lentilles. Mais plus exactement c'est une "horreur". Je pense qu'il s'agit de l'objectif avec le moins de piqué au monde (le plus flou). A l'époque c'était pas un entrée de gamme, c'était un bas de gamme Est-Allemand (c'est dire) et pourtant c'était destiné à un public qui tirait ses photos en 7x12cm, un peu plus qu'une carte de crédit. (De nos jours ça ne doit même plus exister si petit.) Parce que la résolution est si mauvaise que si on agrandit plus on ne voit plus rien! Après ça peut être un style sympa qu'on recherche mais pour le coup c'est quand même très grossier. Et du coup je limite la taille de certaines photos ici. (Surtout en noir et blanc!)



Sinon il est quand même bien drôle: sa face en inox, sa barrette à coulisser à l'arrière qui pousse le compte-vue en... papier! (C'est du bas de gamme de la technologie est-allemande des années 1970, ils font pas semblant!) Il est tout en plastique et du coup il peut mal finir facilement mais il est très léger.


Une photo en macro pour bien voir le détail de la chose et vous le prouver: du papier.
C'est même pas collé comme il faut...
Mais on peut faire des poses longues, on peut le fixer sur un trépied et il peut recevoir un déclencheur souple.


Ouais elle n'est pas censée être carrée, mais la partie gauche servait à rien et j'ai eu une entrée de lumière (les cartouches SL sont vielles et le velours de certaines n'est plus tellement étanche à la lumière...)

C'est une pose au pif, j'ai estimé 2 min vu que mon posemètre (une appli de téléphone bien pratique) ne voyait rien.

Après il faut savoir qu'une pellicule couleur c'est assez souple et un écart d'exposition est vite accepté.
Moi je m'obstine un peu avec cet appareil parce que je l'aime bien, son allure, son utilisation, son compteur en papier etc...

A mon humble avis, il a été destiné aux gens qui faisait de la photo de manière économique: on ne pouvait pas faire moins cher, et la qualité donnait des images acceptables pour de petits tirages ou plutôt (à mon avis), en utilisant de la diapo. Car un moyen peu encombrant et peu cher de faire des photos et en couleur en plus, c'était de prendre des diapos et de les mettre dans une visionneuse avec une sorte de grosse loupe. La qualité doit être acceptable pour cet usage.


Ca pour les plus modernes...
... ça pour les moins riches...
... et ça pour moi.
Sinon il peut tout de même recevoir un flash additionnel et ça aussi c'est quand même un énorme avantage! (En même temps l'Est préférait les flashs réutilisables comme aujourd'hui et l'Ouest les consommables qu'on ne trouve plus... dommage.) 

Au flash on obtient un super vignettage! Mais ici la photo est presque carrée et elle ne vignette que d'un côté parce que j'ai fait le plus mauvais cadrage du monde.


Elle est pas belle ma chambre?
Parlons-en d'ailleurs du cadrage! 
Ben c'est par un trou dans l'appareil, sans même d'effet grossissant ou autre qu'il faut cadrer. Juste un trou où s'accumulent les cochonneries. Du coup le cadrage doit se faire vraiment au pif!


A l'intérieur c'est toujours pareil: flash. En tout cas elle est plus piquée que le reste celle là.

D'un point de vue sensibilité j'ai dit qu'il été prévu pour du 100/21° ISO, mais souvent ce que je remarque avec ces vieux machins mécaniques c'est que plus l'optique est mauvaise et plus il faut sur-exposer. Donc prendre une 200/24° ISO ou une 400/27° ISO (là s'il fait moche quand même!) c'est pas dramatique. Les pelloches couleurs sont souvent des 200 ISO, celle que j'ai utilisée est dans ce cas là. Et avoir de bonnes plages de couleur bien ancrées aident vachement mieux à discerner une image de qualité médiocre. Bon la mienne est périmée depuis longtemps, mal conservée etc... sa sensibilité aurait peut-être pu baisser mais je ne pense pas. Puis le soleil n'était pas fort. Les négatifs sont nickels à l’œil.



Donc en conclusion, on peut faire beaucoup avec cet appareil (poses normales,poses longues, flash) mais en pas très gros! (Le 10x15 c'est vraiment trop gros pour les négatifs que ça donne!) Mais pour en apprécier l'aspect des images je pense qu'il vaut mieux l'utiliser en couleur et pas pour des choses pointilleuses comme un visage ou des fleurs...


A quoi peut servir un para-soleil la nuit? A éviter tout ça.


Allez, brève histoire de fin d'article, cet appareil est un hybride en fait. Cet été je l'ai acheté au marché aux puces du Mauerpark de Berlin pour 10€ (Rah ils sont durs en affaires ces turcs!). Mais il marchait mal et j'ai essayé de la réparer mais une pièce en plastique est morte. Extrêmement dégoûté de cet appareil dont j'était tombé amoureux j'en ai acheté un autre sur le net pour lui voler sa face avec son objectif et le mettre sur le mien. Je réalise donc à l'instant que cet appareil m'a coûté environ son prix d'origine... (39€ pour ceux qui veulent pas remonter.) Le corps du second et la face de mon original son dans mon cimetière d'appareils.
Mais la chose que j'ai beaucoup aimé c'est d'avoir trouvé une cartouche avec un film utilisé dedans! Une Orwo NP 20, un film noir et blanc de 80/20°ISO donc. Il datait d'avant la chute du mur et je me suis empressé de développer mais rien d'intéressant: des pieds flous, un haut de monument flou, puis le bas. Fin. Dommage. :)

samedi 19 octobre 2013

Autres clichés du Certo SL110

Je n'ai rien testé de plus mais j'ai développé une pellicule du dernier appareil dont certaines sont au maximum de sa capacité. Bref, je n'ai rien à dire si ce n'est que montrer des photos.

Super palette de gris non? Et le piqué est super sur la maison ou le bois, la résolution se limite à la qualité du scanner pour le coup, vu que les négatifs sont tout petits.

J'avais expliqué qu'au flash on avait tendance à isoler le sujet voire, dans certaines conditions, à le faire luire. Ici, le chat le plus étincelant que j'ai eu.

On perd vachement ses repères dans la végétation quand on est en noir et blanc. Heureusement que le chemin, le bout du tunnel de verdure et le champs nous servent de repère.
Comme je me l'étais dit: celle-ci est un désastre total, mais c'est celle là qui m'a fait prendre conscience de la superbe de cet appareil. Il faut dire que ce négatif n'a pas été gâté: le temps le plus sombre que j'ai vu en pleine journée, une pellicule poussée à 200/27° ISO, et des produits de développement en fin de vie totale.

Et pourtant la carrière abandonnée de Gravenoire ne pouvait pas mieux ressortir autrement que sur une photo au style bien vintage comme dirait certain. Et je pense qu'en tirage papier légèrement jauni avec un rebord blanc ondulé, elle doit vraiment claquer! 

Ici on voit bien qu'on a un piqué très acceptable, et même très honorable pour l'appareil en question, et pourtant on se perd vite dans ces feuillages, à tel point qu'on remarque pas directement les tomates.

Même les eaux sales reflètent! Et notons aussi un flagrant vignettage sur le haut.

dimanche 13 octobre 2013

Loisir Est-Allemand

Je reviens un peu en retard mais je refusais de faire un autre article que celui prévu sur un appareil que j'enviais tellement depuis longtemps et dont j'ai tellement exulté: le Certo SL 110.



Pourquoi je l'ai tant voulu: 
_C'est un appareil qui donne des négatifs de 24mmx24mm, donc le format carré (+1pt) sur film 35mm (le film dans les pellicules qu'on a tous connus et utilisé) (+1pt)
_il marche en cartouches SL (+1pt) (des cartouches un peu différentes de celles qu'on a connu, mais on s'en fiche quand on a du film il suffit de le rentrer dans une cartouche!)
_il est Est-allemand (+1pt)
_c'est un appareil pour grand public (+1pt)
_il a plusieurs réglages (+1pt)
_il aurait un objectif assez surprenant (+1pt) pour ce genre d'appareil. 

Soit 7 points d'affect pour moi! (Ouais, j'aime les cartouches SL même si ça fais chier tout le monde.)


On voit le "DDR" entouré d'un copyright et d'un triangle de danger. Pourquoi? 

Il est tout mignon et ressemble à un jouet et s'adressait au grand public de RDA voire du bloc de l'Est à partir de 1974. Il avait eu deux grand-frères très kitsch et désormais assez rares dont un ne servait qu'au noir et blanc (Certo SL 100) et l'autre, avec un "meilleur" objectif pouvait recevoir des pellicules couleurs (Certo SL 101).

A cette époque on est dans la miniaturisation mais toujours dans le tout mécanique, chez nous à l'Ouest on est en plein dans la vague des Instamatics depuis déjà 12 ans et ça n'est pas fini. On a donc un tout mécanique à la fois plastique et métal, recouvert de plaques en inox. Il est vraiment petit pour une certaine raison...

Le premier Certo, pour le noir et blanc
Le second pour la couleur.
Il fallait un appareil facile mais fonctionnel, avec un bon objectif et assez de réglages pour pouvoir photographier selon différentes luminosités.

Ici on a toutes la conditions de lumières et une exposition correcte: le ciel est bien visible, les falaises calcaires qui reflètent un soleil fort, le noir des grottes, l'ombre à l'entrée, on a quand une bonne palette de gris. Mais c'est plus imputable à la pellicule. Le piqué/résolution/netteté, reste assez limité, même si on peut différencier des brins d'herbes, les veines de la main du géologue qui déchire, les strates dans la grotte et des détails des nuages. 

La solution adoptée est cet appareil qui ne ravira pas les pressés qui se foutent de prendre une photo car il y a deux réglages à faire! (Donc prendre 5 secondes avant sa photo! Ouh la la!)

LA MISE AU POINT:
On aurait pu faire un appareil sans réglages de mise au point mais on aurait été trop limité pour les prises sous des lumières différentes et on se retrouverait avec un Iso-Rapid (Que j'aime beaucoup comme l'atteste l'article!) Du coup il faut régler la distance du sujet selon un jeu de petits symboles ou la distance correspondante dessous. Alors très à la louche quand même on a une bonne marge de manœuvre en fait pas besoin d'y coller un télémètre comme le Blik (Блик) [fin de page de mon premier article]. On peu se rapprocher jusqu'à 1m50 pour un portrait, un animal etc... puis jusqu'à l'infini (heureusement!).


On a de la marge, mais c'est une marge qui s'amincit quand on se rapproche, du coup ici la mise au point est à 1m50 à f/8, la zone de netteté sur le grillage est limitée à la partie centrale.

LA LUMIERE:
Chose rare, on a pas d'ouverture ou de vitesse à choisir mais directement la lumière selon un jeu de symboles. Chaque symbole correspond à un couplage ouverture/vitesse permettant d'avoir une bonne exposition pour une pellicule 100/21° ISO. Ce qui permet à tout le monde de l'utiliser (Même si les autres appareils ont des subterfuges pour aider les non-initiés aux notions d'ouverture, vitesse et sensibilité comme sur le Smena 8M où les choses sont vraiment bien faites!)

Les symboles pour l'exposition et la mise au point et leurs explications.

On a donc:
Plein soleil: 1/125s et f/16
Soleil: 1/125s et f/11
Mitigé: 1/30s et f/16
Nuageux: 1/30s et f/11
Pluvieux: 1/30s et f/8

Par temps gris dans les sous-bois, je suis assez content que la surface soit crade on ne voit pas mes cochonneries, sauf la poussière en plein milieu sur une zone noire. Mais des poussières j'en ai sur toute la dernière fournée car un fil/poil de chat ou autre s'est coincé dans la chambre entre l'objectif et la pellicule, du coup on le voit sur toutes les photos en haut. Mais pas celle là par miracle.
L'objectif est un 50mm, grossissement assez fidèle à l’œil  réputé assez bon même si en soi je ne l'ai pas trouvé si remarquable. En même temps je n'ai pas eu une pellicule correcte suite à un bon nombre de problèmes. La dernière je n'ai pas pris le temps de la développer encore mais à priori elle devrait être très bien vu les conditions.


Et autre chose que j'aime bien même si ici il n'est pas très prononcé: il vignette! (Le vignettage, c'est ce "défaut" qu'on les appareils anciens, ou de piètre qualité, à avoir des rebords plus sombres, atténués.)


Celle là a quelques rayures mais est une des rares survivante de ma première pellicule qui a très mal finie. Je suis à 1m50, c'est un grossissement naturel, le flash est un Holga 15B, du jouet quoi! Je trouve qu'on a quand même un très bon rendu en portrait et le format carré s'y prête bien aussi.

Bon c'est bien mignon mais qu'est ce que ça mange comme pellicules? Ben comme le nom l'indique: des cartouches SL! (Donc un film 35mm comme on a connu mais enfoncé dans des cartouches un peu spéciales) Mais au sein des appareils en cartouches "Schnelllade" (1, 2, 3 "L"!) ou "Rapid" c'est un appareil unique, il ne prend qu'une cartouche! Il marche presque comme les pellicules 135 (qu'on a tous utilisé): il rembobine le film dans sa cassette à la fin.

Il suffit de mettre la cartouche et le film avance dans une structure métallique similaire à ce qui est dans une cartouche SL en plastique (qui va rayer le film ceci dit en passant...)
Ensuite arrivé au 0 du compte à rebours, le mécanisme s'inverse et il faut tourner la molette dans l'autre sens pour rembobiner le film.


C'est pour cette raison qu'il est tout petit, une autre cartouche, comme les autres appareils SL aurait rajouté un bon centimètre de largeur.

Et un flash? Il est doublement bien:

_D'abord il a une griffe hot-shoe, c'est à dire qu'on a pas besoin de magic-cubes ancestraux, de flash-cubes périmés, de flash-bulbs explosifs, ni d'un flash couplé avec un câble, mais directement un flash à glisser dessus et qui marche tout seul (ça c'est pas commun sur les appareil du bloc Ouest de cette époque là et on peut plus s'en servir maintenant!) 



_Deuxièmement, avec les réglages différents on a plus de liberté au flash.






Un film légèrement sous exposé et on voit toutes les saleté du scanner (qui sont sous le verre dans le mien je sais pas quoi faire...) Ici la netteté pêche, 1m50 c'est loin quand même. Mais ici ce n'est pas grave c'est le style de la photo même.
D'un point de vue satisfaction je dois avouer qu'au moment de l'article j'était très déçu, ça faisait 3 semaines que j'essayais de le tester comme je pouvais, mais les deux premières fois le film s'était enroulé dans le mauvais sens, ce qu'il l'a broyé, plié, déchiré et rayé, et du coup quand j'ai ouvert je l'ai brûlé. (Mais j'ai sauvé des trucs dessus quand même!) En plus j'ai eu des problème à un développement. Du coup toutes les photos étaient insatisfaisante.


Jusqu'à ce qu'un membre respectable du forum 35mm me dise qu'il aimait vraiment les deux photos que j'avais mises pour leur style bien rétro et leur authenticité, et que les regarder avec l’œil qui cherche les performances photographiques ne pouvait forcément pas me satisfaire. 



Et il a raison! Ma raison première de ma mise à l'argentique était de refaire des vraies photos bien vieillottes, rétro, vintages, en noir et blanc avec des pétouilles, une qualité limite, un vignettage, du jaunis, des rebords blancs en vaguelettes, bref celle qu'on faisait il y a 40 ans, celle que tout le mode faisait. Je me suis focalisé sur ces appareils que j'aime beaucoup mais sur celui là j'ai fini par avoir un œil critique, ce qui n'est pas du tout compatible.



Finalement, j'ai eu une prise de conscience soudaine et en fait je l'aime vraiment bien ce petit appareil!

A Clermont-Ferrand entre les bâtiments blancs et surtout nos bâtiments sombres voire noirs, on a un peu le cul entre deux chaises pour choisir l'exposition du film.

Il faut savoir que le film qu'on met dedans doit être un peu plié, incurvé. Parce que mon film en bobine de 30m, quand il est sorti, il est très plat. Du coup le film (qui d'ordinaire est tout enroulé dans une cartouche) part tout droit au lieu d'être légèrement incurvé et descendre en suivant les rebords arrondis. 


Il faut donc plier un peu le bout du film et faire gaffe à ce qu'il ne se coince pas dans le cadre de la photo (quand on avance le film après avoir fermé, si ça bloque très vite ouvrez vous allez comprendre c'est tout bête.) Vu que le film est plat on doit plier le bout, mais vu que le bout est enroulé, au moment d'avancer le bout avant les premières photos, l'arrondi se bloque sur le rebords. (C'est un détail d'une seconde, sans importance mais quand on connait pas on veut pas ouvrir mais bien forcer...)



Au flash on a vite tendance à isoler le sujet en le faisant briller de mille feux. J'ai plusieurs chats éclatant sur mes négatifs.

Parfois le mien saute des prises sans aucunes raison. Parfois il semble se bloquer alors que non et il faut forcer (chose que je n'aime pas...). Bref, le mien est un peu chiant sur ce point mais c'est rare et le reste je lui pardonne tout, car c'est qu'il fait son charme.

Autre point, mais je pense qu'il s'agit d'une légende, certains disent que l'obturateur ne serait pas parfaitement étanche à la lumière et qu'orienter l'appareil vers le soleil pourrait voiler le film. J'ai essayé et ben non.

D'un point de vue accessoire il a une sacoche, mais moi je n'ai que la boîte en carton! (C'est pas très utile...)



Sur ce, je suis finalement très content de cet appareil même si après avoir passé plus de 3 semaines consécutives avec m'ont suffit et maintenant je préfère juste voir les photos. En tout cas c'est vraiment le type parfait pour des photos vintage carrées pas chères (appareil bon marché, format de film le moins cher, format carré 24x24 plus rentable que le 24x36), d'assez bonnes qualité et sans trop de soucis quand on sait quoi faire en chargeant. (Mais grâce à moi vous savez!)

lundi 2 septembre 2013

Fin d'été

Hier j'ai fais le tour des brocantes et j'ai enfin trouvé ce que je voulais: un Agfa Iso-Rapid I. Un appareil 24x24 (donc des photos carrées sur film 35mm: rarissime et pourtant si chouette!) qui marche en cartouches Rapid (ou SL voir l'article là-dessus). Il est né en 1964.

Brève histoire: dans les années 1960, le bloc Est et Ouest sortent une nouvelle cartouche appelée SL à l'Est et Rapide à l'ouest par Agfa (qui est étroitement lié à la RDA pourtant...)  Du coup dans le bloc de l'est ça marche assez puisque c'est une nouvelle alternative au 135, à l'ouest ça ne marche pas, seul les appareils Rapid d'Agfa vont bien se vendre sur un coup de mode mais vite disparaître face à la suprématie des formats 126 et 110 de Kodak (qui ne sont pas à l'Est d'où la survie plus longue de ces cartouches.) (126? 110? 135? Je vous explique!)
Cet appareil est fabriqué en RFA (ouest) pour l'ouest. 




Aujourd'hui je suis donc sorti un peu profiter de la fin d'après-midi de début septembre. Pour à la fois me sortir, mais aussi tester cet appareil qui prend 16 photos.


Avant tout je teste un peu avant de partir. Il n'y a que deux vitesses, pour soleil et nuageux/flash. Il fait beau c'est idéal, mais l'ombre c'est très sombre et je veux voir si "nuageux" suffit.

Juste avant d'y aller... une photo floue! Ah oui s'ils ont réussi à faire un objectif de mise au point fixe à f/8, ils n'ont pas pu faire en sorte d'avoir une image nette à moins de 2m!

Puis je suis parti.

Les images sont des scans du négatif, je n'ai pas eu le temps de faire de tirages papier, mais de ce que je peux dire, la qualité est acceptable. Le contraste est assez limité par contre. Et en plein soleil, une 100/21° ISO suffit, ici de la Fomapan 100 bobinée qui a pourtant assez souffert (elle a pris l'avion quatre fois, elle a été coupée plusieurs fois, mise au frigo puis sortie maintes et maintes fois...) bref de plus on dit qu'une Fomapan 100 est une fausse 100ISO mais qu'il vaudrait mieux l'utiliser en 50 voire en 25. Je dis que ça dépend de l'appareil. J'ai d'excellents résultat au reflex mais en descendant de gamme je pense que ça vaut le coup, à temps de développement identiques.


Les tournesols indiquent que l'été va sur sa fin, j'ai cadré pour avoir le petit à gauche qui est en fleur mais le soleil de biais est passé dans l'objectif.


Le champ de blé moissonné sous le soleil de fin d'après midi s'étend à perte de vue. Curieux mais dans les 14 qui ont réussi, c'est ma préférée. Tout est question d'ambiance.
Celle là n'est pas réellement exploitable à l'origine: dans un bois très sombre, une flaque qui reflète et ouvre sur un endroit très ensoleillé... D'autant plus qu'avec l'Iso-Rapid on est limité niveau réglage (ya que deux vitesses...). Mais au scan on peut en exploiter quelque chose de bien.
Je continue dans les chemins, l'ambiance me rappelle vraiment les après-midi d'été à jouer quand j'étais petit. Ca n'a pas changé et ça me plaît.
Déjà le retour pour la maison, après tout il fait chaud et le compteur arrive sur la fin. Seule une vache (mal placée) m'a prêté attention. Puis une autre mieux placée juste après la photo... tant pis! C'est fini.
Ma petite virée m'aura fait beaucoup de bien et en cette fin d'été, il n'y a bien qu'en profitant du temps que l'on peut oublier un peu le retour des obligations sociales.

En conclusion du test, je suis satisfait! L'Iso-Rapid est très agréable de prise en main: léger, de taille moyenne, déclencheur souple et fluide, avancement facile. Ce n'est pas le but premier d'un appareil mais il gagne des points d'affect. Du côté performance ça me va: outre le fait que j'adore le format carré, d'autant plus que le 24x24 est rare, le piqué n'est pas formidable mais acceptable du moment que l'on ne fait pas de gros agrandissements. L'ouverture fixe de f/8 permet quelque chose de lumineux mais les deux vitesses nous limitent à deux valeurs d'expositions: plein soleil ou nuageux en 100/21° ISO. (Quoi? Explications ici!) Par journée nuageuses je pense qu'il faudrait l'utiliser en 400/27° en utilisant le "petit soleil" (1/100s) pour le lumineux et le "nuageux" (1/40s) pour les endroits ombragés.

Seul bémol: mes deux essais au flash n'ont pas fonctionné: le flash a déclenché mais l'ouverture de l'objectif ne s'est pas faite en même temps. Peut être parce que j'ai utilisé un flash ancestral...  Dommage parce que j'avais trouvé des Iso-Rapid en meilleurs état mais je voulais le "I" qui a une griffe hot-shoe pour les flash additionnels, car les autres marchent au flash-cubes et aux flash-bulbs.

Il convient donc parfaitement à une sortie pour quelques photos comme ça, ou alors pour en faire de style vintage avec une pellicule couleur neuve ou expirée...  Bref un 15/20!