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mardi 29 octobre 2013

Agfamatic 200 Sensor

Aujourd'hui je ressors des archives, celles faites par un appareil allemand (bloc Ouest) qui s'est très bien implanté en France: l'Agfamatic Sensor 200.




Histoire de l'engin:
En 1962, Kodak cherche comment avoir le monopole de la photo et pense qu'en trouvant quelque chose de plus facile d'utilisation qu'une pellicule 135 il va y arriver.
Kodak nous pond le format 126: une cartouche unique où le film est enroulé avec un papier opaque au dos où on pourra voir le numéro de la vue. Il avance et s'enroule dans une compartiment de la cartouche et quand on a fini, on enlève la cartouche et on l'envoie développer. (Donc pas d'amorces, de rembobinage etc: on pose la cartouche, on shoot, on reprend.) 




Et pour cela Kodak vise le grand public avec des appareils bon marchés de qualité limite: les Instamatics sont nés.
Agfa est Allemand, même d'origine incertaine suite à la partition de l'Allemagne. Ils ont essayé de détrôner le 135 avec les cartouche "Rapid" ou "SL" à l'Est mais ça n'a pas marché et là, ils comprennent que le truc de Kodak ça marche bien, et même depuis 10 ans. Alors Agfa se lance dans le format 126. Ils produisent des pellicules et surtout en 1972 ils nous pondent les Agfamatics. Dommage, en 1972 Kodak lance le format 110: la même chose en deux fois plus petit.




Simultanément sortent le 50, le 100, le 200 et le 300 dans des coffrets avec des magic-cubes (flashs à usage unique), une pellicule couleur et une sacoche plastique. Le 50 est le plus basique avec une seule vitesse et le 300 est le "haut de gamme" avec le choix des vitesses automatique grâce à un posemètre intégré. Mais on peut dire qu'ils sont quand même de très bonne facture avec pas mal de pièces métalliques.


L'appareil, la chaînette, un flash-cube et une pellicule 126 Agfacolor.

Du coup beaucoup de monde s'est vu offrir un de ces coffrets à Noël et moi je m'en suis trouvé un à 10 euros dans une brocante en 2013.

En 1973, Agfa suit encore Kodak et se lance dans le 110 avec ses Agfamatic Sensor 1000 et 2000.

D'un point de vue technique que peut-on dire?

Il a 4 vitesses symbolisées par des images donc seule la luminosité est à régler.





La mise au point est fixe: le sujet est net de 1,20m à l'infini. Officiellement. Bon j'ai essayé que deux pellicules qui ont fini développées dans des soupes dégueu, mais la plupart me montrent que si le sujet est à moins de 2m, il est flou.
Voilà une photo prise à plus d'1m20 c'est clair, avec un flashcube. Plusieurs choses: la photo est superposée a une autre à droite, oui c'était ma deuxième cartouche 126 rechargée, ça arrive. Et la photo n'est pas carrée comme prévue. Alors non, parce que quand on scanne avec les perforations visible ça marche mal (comme le négatif polaroid déchiré sur l'article sur le Polaroid 330!) et du coup je me sert de cet appareil comme un appareil 24x28mm (c'est unique!). 





Quand l'ampoule grille, le verre fond.
On peut y mettre des flashs, mais que des magic-cubes X! (Qui n'existent plus mais on en trouve souvent en brocantes.) Heureusement j'en ai eu avec mon coffret, j'ai essayé, ça marche encore. Sous l'objectif, il faut choisir la distance du sujet par rapport au flash: de 1m à 3,5m, c'est le choix de la vitesse calculée selon la puissance des cubes. Quand un cube à explosé (ouais faut dire ce qu'il est...) une trame rouge apparaît dans l'objectif pour nous signaler que cette ampoule est grillée.



Toute neuve on dirait que je viens de l'acheter!


Le format 126 c'est beau, ça donne des photos carrées, ce qu'il l'est moins c'est que ça c'est fini. On peut recharger une cartouche 126 avec du film 35mm (J'expliquerai comment faire), mais du coup: les perforations sont sur l'image. Donc soit on fait un carré de 28x28mm avec les perforations, soit on recadre l'image comme si on avait un négatif de 24x28 (Attention à la prise de vue, les perforations seront sur le haut de la photo!)


Ma seule autre photo au flashcube: il faut bien juger la distance au sujet (bon ici c'était débile de ma part mais je me suis dit qu'en mettant le maximum on verrait mieux la scène... Gné!) Mais ça marche bien, même si le brouillard rajoute l'idée que l'image est mal foutue en plus des plaques lumineuses et du reste très sombre. Tiens c'est bientôt Halloween! Et les tâches? Euh ben mon film a morflé, j'ai des trous mais surtout des trucs collés dessus au développement (mon produit était mal entretenu.)
Sinon on a une petite sacoche tout plastique, pas forcément très pratique (à l'origine la longueur de la lanière fait qu'elle arrive plutôt au niveau des genoux). Elle se déclipse derrière et vu que c'est du plastique tordu, parfois le couvercle devant remonte et vous photographiez votre sacoche sans le voir dans l'oeilleton. (Bon ça m'est arrivé une fois!)





Après il n'y a rien à dire: il est super agréable! Taille parfaite pour les mains, pas trop lourd ni trop léger, une finition en aluminium qui claque, le bouton orange (marque de fabrique des Sensors d'Agfa), et surtout: le levier pour avancer la pellicule qui est super jouissif surtout couplé à l'avance du papier à travers la fenêtre en plastique. On dirait pas mais c'est juste quelque chose de magique à faire au moins une fois dans sa vie! (Même si ces pellicules n'existent plus!)


Le 27 avril 2013: il neigeait en Auvergne pour le plus grand bonheur de mes chiens et de moi-même. Bon ici la photo est bel et bien acceptable. Je l'ai tirée sur papier avec les perforations visibles, elle rend très bien également.

Sinon on peut les mettre sur un trépied ce qui ne sert à rien vu qu'on a qu'une vitesse, et on peut mettre une chaînette qui se tient au poignet plutôt que de se taper la sacoche. (Oui je meuble un peu cet article qui a beaucoup d'images.)


Honnêtement je l'aime bien cette photo pour dire en plus que les conditions étaient loin d'être bonnes et qu'il y a un trou au milieu. On a une résolution satisfaisante tout en restant assez brut de pomme, assez vieillot (Ouais le noir et blanc y joue un rôle aussi...)
Bon le chien a bougé mais c'est un risque à prendre (en même temps il neigeait et je suis pas sûr qu'il reste bien plus longtemps dedans alors fallait bien déclencher.) D'ailleurs je remarque pour la première fois qu'on voit les flocons...


Tout de suite il fait plus chaud (pourtant c'était une semaine avant les autres), la teinte de gris y est pour quelque chose, c'est un scan d'un triage papier sur papier Ilford Multigrade IV pour ceux que ça intéresse. Pour vous rappeler que quand vous visez, les trous sont en haut et pas en bas (j'ai monté le cadrage exprès pour pas couper les pieds...) Sinon, les conditions étaient idéales et la photo est bonne malgré le chat qui est venu mettre du flou au dernier moment...


Ca donne envie des belles photos couleur carrées comme ça! En tout cas j'ai envie de l'encadrer cette publicité.

lundi 2 septembre 2013

Fin d'été

Hier j'ai fais le tour des brocantes et j'ai enfin trouvé ce que je voulais: un Agfa Iso-Rapid I. Un appareil 24x24 (donc des photos carrées sur film 35mm: rarissime et pourtant si chouette!) qui marche en cartouches Rapid (ou SL voir l'article là-dessus). Il est né en 1964.

Brève histoire: dans les années 1960, le bloc Est et Ouest sortent une nouvelle cartouche appelée SL à l'Est et Rapide à l'ouest par Agfa (qui est étroitement lié à la RDA pourtant...)  Du coup dans le bloc de l'est ça marche assez puisque c'est une nouvelle alternative au 135, à l'ouest ça ne marche pas, seul les appareils Rapid d'Agfa vont bien se vendre sur un coup de mode mais vite disparaître face à la suprématie des formats 126 et 110 de Kodak (qui ne sont pas à l'Est d'où la survie plus longue de ces cartouches.) (126? 110? 135? Je vous explique!)
Cet appareil est fabriqué en RFA (ouest) pour l'ouest. 




Aujourd'hui je suis donc sorti un peu profiter de la fin d'après-midi de début septembre. Pour à la fois me sortir, mais aussi tester cet appareil qui prend 16 photos.


Avant tout je teste un peu avant de partir. Il n'y a que deux vitesses, pour soleil et nuageux/flash. Il fait beau c'est idéal, mais l'ombre c'est très sombre et je veux voir si "nuageux" suffit.

Juste avant d'y aller... une photo floue! Ah oui s'ils ont réussi à faire un objectif de mise au point fixe à f/8, ils n'ont pas pu faire en sorte d'avoir une image nette à moins de 2m!

Puis je suis parti.

Les images sont des scans du négatif, je n'ai pas eu le temps de faire de tirages papier, mais de ce que je peux dire, la qualité est acceptable. Le contraste est assez limité par contre. Et en plein soleil, une 100/21° ISO suffit, ici de la Fomapan 100 bobinée qui a pourtant assez souffert (elle a pris l'avion quatre fois, elle a été coupée plusieurs fois, mise au frigo puis sortie maintes et maintes fois...) bref de plus on dit qu'une Fomapan 100 est une fausse 100ISO mais qu'il vaudrait mieux l'utiliser en 50 voire en 25. Je dis que ça dépend de l'appareil. J'ai d'excellents résultat au reflex mais en descendant de gamme je pense que ça vaut le coup, à temps de développement identiques.


Les tournesols indiquent que l'été va sur sa fin, j'ai cadré pour avoir le petit à gauche qui est en fleur mais le soleil de biais est passé dans l'objectif.


Le champ de blé moissonné sous le soleil de fin d'après midi s'étend à perte de vue. Curieux mais dans les 14 qui ont réussi, c'est ma préférée. Tout est question d'ambiance.
Celle là n'est pas réellement exploitable à l'origine: dans un bois très sombre, une flaque qui reflète et ouvre sur un endroit très ensoleillé... D'autant plus qu'avec l'Iso-Rapid on est limité niveau réglage (ya que deux vitesses...). Mais au scan on peut en exploiter quelque chose de bien.
Je continue dans les chemins, l'ambiance me rappelle vraiment les après-midi d'été à jouer quand j'étais petit. Ca n'a pas changé et ça me plaît.
Déjà le retour pour la maison, après tout il fait chaud et le compteur arrive sur la fin. Seule une vache (mal placée) m'a prêté attention. Puis une autre mieux placée juste après la photo... tant pis! C'est fini.
Ma petite virée m'aura fait beaucoup de bien et en cette fin d'été, il n'y a bien qu'en profitant du temps que l'on peut oublier un peu le retour des obligations sociales.

En conclusion du test, je suis satisfait! L'Iso-Rapid est très agréable de prise en main: léger, de taille moyenne, déclencheur souple et fluide, avancement facile. Ce n'est pas le but premier d'un appareil mais il gagne des points d'affect. Du côté performance ça me va: outre le fait que j'adore le format carré, d'autant plus que le 24x24 est rare, le piqué n'est pas formidable mais acceptable du moment que l'on ne fait pas de gros agrandissements. L'ouverture fixe de f/8 permet quelque chose de lumineux mais les deux vitesses nous limitent à deux valeurs d'expositions: plein soleil ou nuageux en 100/21° ISO. (Quoi? Explications ici!) Par journée nuageuses je pense qu'il faudrait l'utiliser en 400/27° en utilisant le "petit soleil" (1/100s) pour le lumineux et le "nuageux" (1/40s) pour les endroits ombragés.

Seul bémol: mes deux essais au flash n'ont pas fonctionné: le flash a déclenché mais l'ouverture de l'objectif ne s'est pas faite en même temps. Peut être parce que j'ai utilisé un flash ancestral...  Dommage parce que j'avais trouvé des Iso-Rapid en meilleurs état mais je voulais le "I" qui a une griffe hot-shoe pour les flash additionnels, car les autres marchent au flash-cubes et aux flash-bulbs.

Il convient donc parfaitement à une sortie pour quelques photos comme ça, ou alors pour en faire de style vintage avec une pellicule couleur neuve ou expirée...  Bref un 15/20!

samedi 24 août 2013

Qu'est ce qu'une pellicule SL / Rapid?

Aujourd'hui je vais vous présenter mon type d'appareil préféré, du moins plutôt les pellicules qu'ils utilisent.

Parmi les appareils argentiques bon marchés qu'on peut trouver, certains ont souvent une mention spéciale quant à leurs pellicules: ils fonctionnent avec une cartouche Rapid ou un Cartouche SL... Que faire aujourd'hui?

Deux Beirette est-allemand, le SL 100 (premier de la série) et le SL 400 le dernier, beaucoup plus avancé que je me suis procuré au marché aux puces du Mauerpark à Berlin.

Qu'est ce qu'une cartouche SL?

Pour le savoir on doit remonter au début des années 1958. On est en pleine guerre froide et la photo argentique européenne est en noir et blanc avec des film 135 ou 120 majoritairement.

Mais les différentes firmes de pelloches veulent se démarquer en produisant des pellicules révolutionnaires qui seraient plus pratique que la cartouche en métal 135 où on doit en dérouler un bout, l'accrocher, avancer voir si ça marche et refermer en priant pour que ce soit étanche, puis rembobiner pour qu'après on éventre la cartouche et décolle le film de son axe.


Alors on part en Allemagne de l'Est où l'on a trouvé une solution qui devrait amener le monopole: les cartouches SL pour "Schnelllade" (Notons les 3 "L" successifs de ce magnifique mot.) "Chargement rapide" en français. En France on appelait ça des cartouches "Rapid".




Produites par Orwo (1958) puis rejoint par Agfa (1964) sous le nom de "Rapid", ces pellicules sont toutes bêtes: une boîte en plastique étanche à la lumière avec une fente (où il y a de la mousse/velours pour l'étanchéité à la lumière comme les pelloches 135). Il n'y a pas d'axe au milieu et du coup la cartouche à la même forme à l'endroit et à l'envers.
Dedans, un film d'une longueur de 61cm est enfoncé: il s'enroule dedans tout seul pas besoin d'axe. Il dépasse de la cartouche de 2cm où il est perforé le nom du film.

Le principe est extrêmement simple: à droite dans l'appareil se trouve la même cartouche SL vide. Et quand on veut avancer le film, une petite tige en métal sort se mettre dans les perforations du film et le tire en direction de l'autre cartouche où il va rentrer.

A la fin, le film est dans la cartouche mais pas en entier car ces cartouches ne s'ouvrent pas! Mais ça ne risque rien vu que la tige en métal va s'arrêter quelques mm avant le rebord de la cartouche: il reste toujours un peu de film qui dépasse. De ce côté le film est perforé de son nom suivi de EXP indiquant qu'il est déjà exposé (car une cartouche utilisée et une neuve avec leur film qui dépassent sont strictement identiques!)

Début



Fin
En clair la magie de ce format réside dans le fait qui suffit de laisser tomber son rouleau de film dans l'appareil, de fermer et c'est bon. Quand on a fini, on enlève la cartouche avec le film exposé et on met la vide à sa place et on remet une neuve. C'est plus simple et rapide (d'où le nom). Même au labo vu qu'il suffit de tirer un peu de film, de le rentrer dans la spire auto-chargeante et de tourner pour charger sans avoir peur que le film se noue.

Si vous avez fait attention vous aurez remarqué que contrairement aux autres appareils le film va de droite à gauche, donc les négatifs ne sont pas dans le sens de la marche dans le classeur après, faut lire de droite à gauche.

Chargement du Beirette SL 100 avec une ORWO NP 20.


Et aujourd'hui, on fait quoi?

Vous voulez une vraie bonne nouvelle? Le film dedans est un simple film 35mm, le film que l'on a dans les pellicules 135! On peut donc réutiliser les appareils SL exactement comme si cela ne s'était jamais arrêté, à condition d'avoir au moins 2 cartouches SL (en fait ce n'est pas obligatoire... je vais vous dire!) et de faire ça dans le noir évidemment!



On voit bien qu'il s'agit d'un film 135, un film 35mm.

Si vous allez chez votre photographe pour avoir une Orwo 20 format SL ou une Agfa IF Isopan Rapid il va surement rire. En effet le succès fut assez mitigé, il fallait des appareils qui utilisait ces pellicules et surtout en 1962-1963, Kodak lance les pellicules 126 où tout est inclus, il faut la poser, prendre ses photos et l'enlever. Agfa se rue sur le 126 aussi. Puis le monopole de Kodak n'étant pas assez grand ils nous pondent les 110 en 1972. Bref le SL aura plus de succès en Allemagne de l'Est, un peu dans l'Europe de l'Est et aussi en France! Mais Pas de quoi réellement faire concurrence. La production s'arrête début des années 90' en même temps que la chute de la RDA.

Pour un appareil SL il fallait compter de 20 à 200 marks est-allemand, sachant que le revenu moyen était de 800 marks Donc aujourd'hui un revenu moyen de 1562€ en France cela ferait entre 39€ et 390€ neuf. (Et moi qui trouvais que 10€ pour le SL400 avec un flash c'était normal alors que c'est un des appareil les plus perfectionné crée en SL!) 
(Evidemment ce n'est pas 100% comparable étant donné qu'ils avaient des prix beaucoup plus bas sur les produits courants, les transports et les loyers et que les produits non indispensables étaient un peu plus gonflés alors que de nos jours en France 1 mois de pain reviens à 3% d'un salaire moyen...)


Les appareils SL avaient 3 formats de photo différents et vu que le film faisait 61 cm le nombre de vues changeait:

-Le 24x36 (12 vues)
-Le 24x24 (format carré) (18 vues)
-Le 24x18 (demi-format) (24 vues)

Ce nombre de photos est parfaite à mon goût (Sérieux, avoir des photos sur papier c'est pas toujours hyper pratique mais alors en avoir plein dont les 3/4 qui sont inutiles... faut sélectionner en argentique! Et du coup une pellicule 12 vues est un bon compromis qui évitera d'avoir une pellicule avec des photos de plus d'un an. Mais c'est mon avis après...

Quoiqu'il en soit une idée saugrenue peut vous venir à l'esprit: 

_"S'il suffit de faire rentrer du film dedans je peux mettre ma pelloche 36 vues entière dedans!"

Et bien en mettre moins pourquoi pas, mais pas plus! Car le film est poussé d'un bout pour que toute sa longueur s'enroule sur soi-même avec des forces de frottement film-film, film-cartouche... du coup, plus vous shootez, plus il est dur de faire avancer le film.

_"Ouais mais j'ai des gros bras du coup je peux le faire et me la jouer devant mes potes!"

Ouais ben non! Car le film, lui, n'a pas forcément de gros bras, du coup il casse! La dernière fois, mon film a cassé en rentrant la dernière vue. En général le film n'est pas déchiré, c'est juste les perforations qui sont détruites et du coup on ne peux plus avancer le film.

Donc 61cm, moins si ça vous amuse mais pas plus!

Concrètement on a quoi?

Les appareils SL étaient en général assez bon marchés, des appareils d'entrée de gamme de qualité limité. Mais là aussi tout dépend de l'appareil. 
En France un appareil très commun et l'Agfa Iso-Rapid qui prenait 18 vues carrées. On appelait les cartouches SL "Rapid" en France d'où l'appareil.


L'Iso-Rapid est une bestiole que je compte bien acquérir un jour (à ce jour c'est fait d'où la photo!), mais si vous en cherchez un regardez d'abord toutes les versions qu'il y a: avec flashbulb et réflecteur, avec flashcube, avec flash normal...

_"Moi j'ai un appareil SL mais j'ai pas de cartouches. Je fais quoi?

Facile! Il faut prendre un film d'environ 61cm, l'enrouler assez serré, puis le poser à la place de la cartouche neuve. On laisse dépasser un petit bout pour qu'il s'accroche à la tige métallique et on referme. (En espérant que l'appareil soit parfaitement étanche à la lumière.) A la fin on le sort et on peut le développer. Mais si c'est pour l'amener à un labo il faut le mettre dans une boîte de pellicule en plastique noir et marquer dessus: "film nu" avec le nom du film, le nombre de vues en 24x36 (ils doivent savoir sa longueur) et la sensibilité si c'est du noir et blanc. (Ex.: "film couleur Fuji Supéria 200 24 poses" ou "Film N&B Fomapan 200 36 poses") et l’amener chez un photographe (parce qu'à la Fnac je sais pas si ça passe...)


Comment recharger vos cartouches en vidéo: