Entre de vielles pellicules périmées, des appareils est-allemands en plastique, des films perforés emmêlés, des polaroids jaunis, parmi d'anciens boîtiers métalliques japonais, des pelletées de diapos aux couleurs délavées et de vielles bouteilles de produits chimiques, nous voici dans un grenier poussiéreux à la découverte de la photographie argentique et de ce que l'on peut faire avec.
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vendredi 19 juin 2015
samedi 28 septembre 2013
Retours du Brownie Flash
L'article du Brownie Flash est celui qui a le plus de succès sur ce blog! C'est sûr qu'à côté des autres appareils il est de loin le plus connu, mais par contre l'article entier est dépourvu de clichés. Du coup voilà ce qu'on peut avoir avec... enfin vous devriez avoir mieux! Et de loin! (Non je ne me rabaisse pas à tout bout de champs pour rien vous allez vite comprendre..)
Euh cette bande? Ben disons que ma toute première pelloche 120 (Gneu? Pelloche 120? Kezako?) je l'ai mise début janvier pour la développer en avril et suis a une erreur de manip je n'ai pas mis assez de produit, et même en remuant régulièrement ... ben on développe que la partie toujours immergée. J'ai donc pas eu de photos carrées ici... échec.
Bon alors il s'agit du Brownie Flash que je me suis acheté, mon deuxième appareil argentique. Je l'avais réparé mais pas nettoyé complètement d'un point de vue optique vu que j'osais pas trop forcer les rivets... depuis je l'ai revendu et j'ai celui de mon grand père qui est nickel vu que j'ai complètement tout refais et le peu de partie optique a été nettoyé.
La pelloche aux trois quarts développée est une Ilford 125/22° ISO en 120, donc pas du très adapté à tout les environnements comme la neige par mauvais temps: c'est gris dans le ciel, par terre, partout... et d'un point de vue lumière pas sûr que ça suffise...
Par contre! Chose très drôle dont j'avais vu un exemple il y a des mois: un type qui avait mal remis la lentille (à l'envers) avait obtenu des photos assez belles avec un centre net et un pourtour étiré. Et donc je me suis dit que je testerais mais bon de la à sacrifier une 120... bon ben c'est arrivé par erreur en remontant l'appareil avant de partir vers Nice... Je ne m'en suis rendu compte qu'après le développement bien sûr. Et le pire c'est que ce n'est que maintenant que je me dis avoir sûrement fais la même chose à la fille à qui j'ai vendu l'ancien...
Sinon comment vérifier que c'est bon? Il faut couper une bande de papier claque de 6,2cm de large, l'enrouler sur un axe 120, et l'utiliser comme une pellicule. On déclenche en pose B et on regarde l'image (à l'envers) sur le calque. (Comme ici) (Bon vu la faible ouverture faut être dans un endroit sombre comme en intérieur et viser du clair comme l’extérieur, sinon on voit rien.)
Je ne peux pas finir sur la vue de nuit ou même si je suis resté 2 min sur le déclencheur sans bouger ça n'a pas suffit et que les saleté font des étoiles artificielles...
Du coup voilà encore de la forêt.
Bref je n'ai rien de correct à pondre avec cet appareil qui pourtant a moyen de faire des choses très acceptables! Pour peu que la pellicule passe en labo ou que vous soyez bon il y a moyen de faire des choses excellentes! Mais bon. Je suis faillible... Ca ne me donne que plus d'occasion de le ressortir!
Mais dans le prochain article je présenterai mon appareil préféré du moment, celui qui serait susceptible de dépasser la majorité des autres appareils. J'ai presque fini la pelloche mais j'ai pas grand choses à photographier en ce moment. Bref, un article passionné à venir sur un appareil auquel je suis vraiment très attaché (et pourtant je ne l'ai que depuis une semaine...)
Euh cette bande? Ben disons que ma toute première pelloche 120 (Gneu? Pelloche 120? Kezako?) je l'ai mise début janvier pour la développer en avril et suis a une erreur de manip je n'ai pas mis assez de produit, et même en remuant régulièrement ... ben on développe que la partie toujours immergée. J'ai donc pas eu de photos carrées ici... échec.
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| Oui alors les pétouilles et les aberrations c'est pas fabuleux mais bon c'était mes premiers scans et c'était pas évident! |
La pelloche aux trois quarts développée est une Ilford 125/22° ISO en 120, donc pas du très adapté à tout les environnements comme la neige par mauvais temps: c'est gris dans le ciel, par terre, partout... et d'un point de vue lumière pas sûr que ça suffise...
Par contre! Chose très drôle dont j'avais vu un exemple il y a des mois: un type qui avait mal remis la lentille (à l'envers) avait obtenu des photos assez belles avec un centre net et un pourtour étiré. Et donc je me suis dit que je testerais mais bon de la à sacrifier une 120... bon ben c'est arrivé par erreur en remontant l'appareil avant de partir vers Nice... Je ne m'en suis rendu compte qu'après le développement bien sûr. Et le pire c'est que ce n'est que maintenant que je me dis avoir sûrement fais la même chose à la fille à qui j'ai vendu l'ancien...
Sinon comment vérifier que c'est bon? Il faut couper une bande de papier claque de 6,2cm de large, l'enrouler sur un axe 120, et l'utiliser comme une pellicule. On déclenche en pose B et on regarde l'image (à l'envers) sur le calque. (Comme ici) (Bon vu la faible ouverture faut être dans un endroit sombre comme en intérieur et viser du clair comme l’extérieur, sinon on voit rien.)
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| Un torrent glacial à Isola 2000 en août 2013, déjà qu'il faudrait le pourtour pour bien isoler la chose, là on ne comprend pas trop au premier coup. |
Je ne peux pas finir sur la vue de nuit ou même si je suis resté 2 min sur le déclencheur sans bouger ça n'a pas suffit et que les saleté font des étoiles artificielles...
Du coup voilà encore de la forêt.
Bref je n'ai rien de correct à pondre avec cet appareil qui pourtant a moyen de faire des choses très acceptables! Pour peu que la pellicule passe en labo ou que vous soyez bon il y a moyen de faire des choses excellentes! Mais bon. Je suis faillible... Ca ne me donne que plus d'occasion de le ressortir!
Mais dans le prochain article je présenterai mon appareil préféré du moment, celui qui serait susceptible de dépasser la majorité des autres appareils. J'ai presque fini la pelloche mais j'ai pas grand choses à photographier en ce moment. Bref, un article passionné à venir sur un appareil auquel je suis vraiment très attaché (et pourtant je ne l'ai que depuis une semaine...)
dimanche 18 août 2013
Kodak Brownie Flash (Hawkeye)
Aujourd'hui je vous présente l'appareil le plus typique de la France des années 1950-1960: le Kodak Brownie Flash.
C'est un appareil d'entrée de gamme tout en bakélite noire et qui comme toute la gamme des "Brownie" devait pouvoir démocratiser l'accès à la photo. Le succès fut énorme! (Je crois que c'est l'appareil le plus vendu en France...à vérifier!) L'appareil était vendu dans une boîte avec parfois un flash de la taille d'une raquette de ping-pong et était devenu l'incontournable des communions ou anniversaires.
Il était fabriqué en France même pour le publique français sous le nom de Kodak Brownie Flash avec toutes les écritures (en somme pas grand chose...) en français. La version américaine est appellée Hawkeye Flash mais c'est exactement pareil.
... Bon les américains ont quand même un rayonnement mondial à l'époque et tout le monde rêve d'Hollywood etc... Mais ici aussi ils gagnent: Haykeye (soit "l'oeil de l'aigle" en anglais) c'est quand même 1.000.000 de fois plus classe que Brownie! Genre un gâteau face à l'aigle américain et sa vue perçante... On va se faire becqueter!
| Fermé/ouvert |
Bref! C'est un appareil qui fonctionne avec des pellicules 620, le 135 n'étant pas encore légion à l'époque. Le 620 c'est un film d'une longueur fixée large de 6cm qui permet de faire 12 négatifs carrés de 6cm x 6cm. Le film est enroulé autour d'un axe métallique assez fin. Malheureusement les pellicules 620 c'est fini depuis bien 30 ans! Mais il existe un substitut: la pellicule 120: c'est strictement le même film mais sur un axe en plastique plus épais.
PLUS EPAIS! Ça ne passe donc pas en général. Mais ici soit c'est un coup de chance ou un coup de génie (je ne crois pas...) mais la pelloche étant juste retenue pas un bout métallique souple, la pellicule 120 s'adapte parfaitement. Du moins pour dérouler sa pellicule!
Un appareil moyen format (qui utilise les films de 6cm de côté) ne s'utilise pas comme un 135: il faut accrocher le papier opaque du film sur un autre axe de pellicule de l'autre côté de l'appareil et faire avancer le film en regardant le chiffre qui passe derrière l'appareil à travers la fenêtre inactinique rouge. Une fois finie, on ne rembobine pas: on avance jusqu'à ce que tout le film soit enroulé sur l'axe récepteur puis on peut l'enlever et passer l'axe vide de la pellicule utilisée à la place de l'axe récepteur.
| La fenêtre inactinique |
Le problème c'est qu'on fait tourner l'axe récepteur pour faire avancer le film grâce à une perforation de la bobine 620, il faut donc qu'il reste un axe 620 pour pouvoir utiliser l'appareil et surtout, il faut pouvoir le récupérer si on emmène développer le film car les photographe vont le garder voire le jeter. Et essayer d'en acheter un sur internet... Entre la rareté et le prix c'est dissuasif. Mais généralement l'axe est là et il suffit de se mettre dans le noir total et d'enrouler le film à nouveau sur son axe 120 pour l'amener développer, l'axe 120 on en à sur chaque pelloche 120 qu'on achète. Sinon on précise bien au photographe qu'on voudrait récupérer l'axe 620. Ou sinon on développe soit même. J'expliquerai ça aussi bientôt.
Autre particularité: le viseur
C'est le principe d'un réflex bi-objectif, mais ce n'en est pas un. On a un miroir qui permet de viser de manière plutôt aléatoire et de manière inversée (comme quand on lit dans un miroir). C'est sympa mais moyennement pratique. Il faut le tenir en dessous de la poitrine comme un réflex bi-objectif.
| On voit qu'on vise au dessus du réel objectif. Au passage: on est en pose B: le bouton lisse est relevé. |
Dernière chose: son succès et son prix abordable viennent du fait qu'on a un système très simple dans une boîte solide en bakélite. L'obturateur est un système rotatif bête (j'ai réussi à le démonter, le nettoyer/réparer, puis le remonter et il marche comme une horloge). C'est vraiment un des plus basique.
D'un point de vue technique:
C'est un appareil moyen format 6x6 qui mange du 120 mais comme expliqué, a encore besoin d'un axe 620.
VITESSE
Il en a deux:
Il en a deux:
_Une fraction de seconde (bouton sillonné)
_Pose B. (bouton lisse à relever)
La fraction de seconde est d'environ 1/40sec. Pourquoi ça? Parce que.
La fraction de seconde est d'environ 1/40sec. Pourquoi ça? Parce que.
OUVERTURE
Il a une ouverture fixe d'environ f/15. C'est habituel de ce genre d'appareil: une ouverture faible pour avoir une grande zone de netteté. Il faut donc coupler avec une vitesse assez lente: 1/40 est acceptable.
Il a une ouverture fixe d'environ f/15. C'est habituel de ce genre d'appareil: une ouverture faible pour avoir une grande zone de netteté. Il faut donc coupler avec une vitesse assez lente: 1/40 est acceptable.
MISE AU POINT
Aucune. La mise au point est fixe, la lentille (ménisque) ne bouge pas et grâce à la faible ouverture on a un appareil avec une zone de netteté constante de l'infini jusqu'à environ 1m20.
Aucune. La mise au point est fixe, la lentille (ménisque) ne bouge pas et grâce à la faible ouverture on a un appareil avec une zone de netteté constante de l'infini jusqu'à environ 1m20.
Il suffit donc d'appuyer sur le bouton pour prendre une photo sans se soucier du réglage.
Et bien oui et non. Un paramètre est a prendre en compte: la lumière. S'il fait beau en plein été et s'il fait gris l'hiver la même pellicule ne va pas pouvoir faire les deux négatifs de manière acceptable. Il faut donc trancher en variant un autre paramètre:
SENSIBILITE
On utilise une pellicule de 100 ISO environ pour faire des photos par temps clair, on utilise 400 ISO par temps nuageux. Avec évidemment possibilité de mettre moins et de rester en pose B en calculant le temps nécessaire au posemètre (appareil de mesure de lumière) ou plus selon les conditions. Ou de pousser une pellicule 100 à 400ISO mais bon... Une pellicule assez souple d'un point de vue sensibilité comme la Fomapan 100, 200 ou 400 est parfaite ici car elle permet d'avoir de bons négatifs malgré les légers changements d'expositions d'une image à l'autre.
On utilise une pellicule de 100 ISO environ pour faire des photos par temps clair, on utilise 400 ISO par temps nuageux. Avec évidemment possibilité de mettre moins et de rester en pose B en calculant le temps nécessaire au posemètre (appareil de mesure de lumière) ou plus selon les conditions. Ou de pousser une pellicule 100 à 400ISO mais bon... Une pellicule assez souple d'un point de vue sensibilité comme la Fomapan 100, 200 ou 400 est parfaite ici car elle permet d'avoir de bons négatifs malgré les légers changements d'expositions d'une image à l'autre.
| Il se tient de la même manière qu'un réflex bi-objectif: en dessous de la poitrine |
Envie de se la jouer années 50-60 en mode Hollywood avec le chapeau, le costard marron et la décapotable américaine? Il existe quelques accessoires pour cet appareil.
ACCESSOIRES
LA SACOCHE
Une belle sacoche en cuir est quasi-systématiquement vendue avec chaque appareil, un beau cuir marron armé de carton dur. Il permet de prendre l'appareil autour du cou et de pouvoir prendre une photo sans prendre le risque de le faire tomber. Un trou sur le coté permet de laisser passer la molette pour avancer le film et un trou derrière permet de voir la fenêtre inactinique. On déboutonne devant, *clic*, on avance le film jusqu'à la prochaine photo, on referme.
Pratique, joli mais certes, c'est quelque peu encombrant d'avoir un cube sur la poitrine contrairement aux appareils 135 qui sont plats.
LE FLASH
Comme l'indique son nom: il y a un flash! Quelle révolution dans ces années là! Un flash en bakélite et en aluminium se fixe sur le côté, on visse une ampoule (au magnésium?) type PF1B à usage unique alimentée par une pile et on prend la photo en respectant la distance expliquée selon la sensibilité du film.
Donc aujourd'hui on en trouve facilement mais les ampoules pas vraiment. Il est possible sur des sites spécialisés (genre frugalphotographer) mais c'est cher, polluant, et d'une sécurité aléatoire étant donné l'âge des ampoules dont l’intérieur brûle violemment pour faire le flash.
Mais pour ceux qui insistent: c'est donc possible de se la jouer reporter des années 50 avec son flash en sucette, ses ampoules blanches pour le noir et blanc et ses ampoules bleues pour la couleur... c'est bizarre mais je crois que c'est ça.
Donc aujourd'hui on en trouve facilement mais les ampoules pas vraiment. Il est possible sur des sites spécialisés (genre frugalphotographer) mais c'est cher, polluant, et d'une sécurité aléatoire étant donné l'âge des ampoules dont l’intérieur brûle violemment pour faire le flash.
Mais pour ceux qui insistent: c'est donc possible de se la jouer reporter des années 50 avec son flash en sucette, ses ampoules blanches pour le noir et blanc et ses ampoules bleues pour la couleur... c'est bizarre mais je crois que c'est ça.
LE CLOSE-UP n°13
Merveille sur laquelle je n'ai toujours pas mis la main, le close-up, c'est le nom anglais que l'on donne pour ces "bonnettes macros" comme sur le Smena 8M. C'est une lentille additionnelle qui permet de prendre des photos à moins d'un mètre.
LE CLOUD FILTER n°13
Comme son nom l'indique, c'est un filtre à utiliser par temps nuageux.
EN BREF
Le Brownie Flash c'est classe, très bon marché sur le net ou en brocante, intuable, facile à remettre sur pied et donne des photos de bonnes qualité si on reste dans des formats corrects comme du 10x10 car le négatif à une surface 4,2 fois plus grande qu'un négatif 135 (24x36mm) donc une résolution plus fine. Le seul problème vient de l'axe 620 à garder absolument, même si ce n'en est pas un quand on développe soi-même. Le prix des pellicules est assez élevé de par la grande surface qu'il y a pour seulement 12 prises (le prix d'une pellicule 36 prises en 135). Le viseur est très hasardeux et il n'y a pas de récepteur pour le visser sur un trépied ce qui rend les occasions de faire des poses longues plus rares.
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