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jeudi 21 janvier 2016

Nouveau cheptel et nouvelles images

Maintenant que mon scanner a emmigré ce blog tout comme Un Bougnat en Islande se retrouvent alimenté d'images à foison! Mieux! J'ai agrandi mon cheptel avec du beau. Bon, je ne révèle pas l'identité du moyen format qui est venu chez moi, mais je vais développer une Ektar et une CR200 ce soir, et donc présenter mon précieux sous (très) peu.

En attendant cette nouvelle que j'annonce comme une jeune maman qui vous colle sont mioche baveyux sous le nez, je fais, comme pour le dernier article, un doublon avec l'article sur mon autre blog, mais ici plus axé sur l'aspect technique, encore et toujours. Et pour pas faire un réel doublon j'ai pas forcément mis les même images sur les deux blogs. Pour voir les autres c'est là.


Alors pour info on a un Olympus OM 20 (reflex 24*36) avec ses Zuiko en 28mm, 50mm et 100mm.Le film est une Ilford HP5+ en 400ISO développée dans de l'Ilfosol 3 à 1+14. Malheureusement je n'aime pas ce révélo, je le trouve très granuleux à 1+14. J'essayerai à 1+9 la prochaine fois.

Pour nous situer nous somme au Réttir en septembre, évenement où on ramène les moutons à l'interieur pour l'hiver.

Pour les voire en plus gros faut cliquer dessus, elles sont en 1200dpi, mon scanner étant très, TRES long en 2400dpi.


Il y avait une tempête. Ca ne se voit pas bien sur les photos mais les poils du mouton de dos au premier plan en est une preuve!

Les enclos pour cette évenement sont super classes, car aucune maison en pierre n'existe là haut, rien en vieilles pierres si ce n'est ces trucs. Ca ressembles aux fouilles archéologiques des anciennes maison: un couloir, une énorme pièces où on met tout les mouton, et plein de petites pièces annexes pour les trier.

Si vous arrivez pas à dormir...

Ceux de devant balançaient des bêlements d'indignation quand ils se faisaient rentrer. C'était drôle on aurait dit qu'ils insultaient les fermiers.

Le cimetière de Reykjavik, l'endroit le plus vert du pays presque! Avec cette tombe qui est la plus importante: la gardienne du cimetierre.

Les bougies sont pas une habitude récente ici.


On ne s'attend pas à trouevr ce genre de véhicule là haut.

Magnifique plage de galets avec son soleil rasant...

L'église d'Hallgrimur. (28mm... pas le choix!)

Leifur Eirksson, premier côlon du Groënland et de l'Amérique. (100mm ici je me souviens!)


Les chats là haut sont les moins anxieux du monde, tous viennent faire des câlins quand on les appelle.

Repas dans le plus vieux bâtiment du pays sur une île pour l'illumination de la Imagine Peace Tower avec Yoko Ono le 8 octobre. (Petit effet "visage fromage blanc" avec le flash.)

Eglise catholique qui est toute déformée par le 28mm.

Et la fin de pelloche, petite tentative au flash, ça a révélé ces motifs bizarres sur la chaussure. Chose que j'avais jamais vu.

jeudi 8 mai 2014

Le retour de la 110

La pellicule 110 c'est le format miniature des pellicules avec des négatifs de quelques millimètres qui donnent forcéments des images de moins bonne qualité quand on veut les agrandir.



Depuis leur arrêt en 1997, elles sont revenues grâce à la firme Lomography qui en vend en noir et blanc, en couleur et en diapo pour 24 vues. On peut réutiliser les appareils 110 comme il faut car le film 110 est un film de 16mm mais avec des perforations particulières et surtout indispensables dans presque tout les cas.

Du coup je me suis laissé tenter et j'ai acheté une Lomography Tiger CN200 (leur pelloche couleur) pour charger le Hanimex 110 DFTele de mon oncle: un appareil avec un flash intégré, une visée "normale" et une "tele".

Bon alors je l'ai traîné environ 2-3 mois avant de la finir parce que je savais qu'il ne fallait pas s'attendre à quelque chose de très beau avec la combinaison des pelloches nazes de lomogaphy et d'un appareil 110. Mais hier j'ai sorti ma chimie couleur et j'ai procédé.
Ca ressemble à une boîte de jeu de Game Boy...

Bon ben comme attendu c'est pas très beau mais j'ai quelques petites choses à dire sur cette pellicule. Et d'abord les points positifs:

[+]Le bruit: 
Très peu voyant, on est en 200/27° ISO et en format minuscule et on peut s'attendre à de la mosaïque mais là rien de tout ça! Une bonne surprise au final, le grain reste là, mais léger et du coup on le trouve plutôt dans les zones sous-exposées et floues mais ça rend bien du coup.
Ici je m'en sert pour illustrer le grain mais au final on a tout les moins de ce film et de ce type d'appareil sur cette photo. Voilà pourquoi l'option "tele" du Hanimex 110 doit servir qu'aux sujets très proches!

[+]Les couleurs:
Je n'ai pas retouché mes photos, elles sont brut de scan et je doit remarquer qu'en plus d'être fidèles à la réalité elles sont même plutôt bien saturées et ça c'est cool, avoir de beaux bleus et de beaux rouges c'est pas toujours évident, mais là il n'y a rien à en redire! Et il y a une particularitée chez les 110: elles sont exposées en dehors des zones où doit se trouver le négatif et ça c'est cool parce qu'en scannant ça permet de calibrer le blanc. Du coup sur certaines j'ai des rendus pas forcément très fidèles mais super sympa comme celle là.
La balance des blancs est un peu décalée mais je préfère comme ça.

Le pot bleu, la brique de jus de fruit rouge, le sucre rose etc... toutes les couleurs artificielles sont méga saturées, et les naturelles ne sont pas fades (alors qu'en argentique ça arrive vite en couleur...) Ici pourtant c'est brut de scan.
[Notons le rouge des yeux!]


[+]La résolution: 
Bah ici on remarque tout de suite que la qualité est minable! Mais la faute à qui? L'appareil déjà, et c'est sûr, donne de mauvaises images (c'est vraiment pas évident d'avoir de bonnes optiques avec un piqué suffisant pour aggrandir des négatifs de cette taille). L'appareil est au final une calamité, la fonction "tele" voulait dire "téléobjectif" mais en fait elle ne grossit pas au loin mais devant. C'est fait pour un portrait etc mais pas un paysage par exemple (oui ils préviennent pas.. d'ordinaire la mention "tele" voudrait dire l'inverse mais bon...). L'idéal c'est le seul réflex en 110 qu'il existe: le Pentax auto 110. J'ai vu de très belles images faites avec et avec une 110 de Lomography.

Oui quand l'appareil fait un "zoom" avec l'option "tele" il produit un négatif plus grand en fait... Ici on voit bien que c'est net devant et flou derrière.
[+]La souplesse:
Les négatifs sont quasiment tous bien exposés! Pourtant l'appareil n'a qu'une vitesse et une ouverture fixe réglée pour environ 200 ISO par temps ensoleillé moyen. Alors j'ai souvent enclenché le flash pour ne pas avoir de mauvaises surprises mais le flash pour 200 ISO donne un sujet correct entre 1.5m et 3m. Ici on peut dire que c'est ça. Rien à dire non plus sur la souplesse c'est une bonne chose.

Mauvais exemple... mais quasi toutes les autres sont aussi au flash.

[+]La cartouche:
Pour ceux qui ont déjà essayé de recharger une 110 c'est pas évident, faut essayer de décoller les parties scellées avec des lames etc... c'est juste super dangereux et pas forcément efficace. Après ça referme rarement comme il faut et c'est plein de fuites de lumières d'autant plus que le film rechargé est un film découpé de 16mm qui n'est pas perforé et il faut que ça aille à l'appareil... bref plein de niaiseries.
Mais ici la cartouche est presque pas scellée, il faut y aller doucement et on peut l'ouvrir et la refermer comme il faut comme on le veut. Seul le problème des perforations subsiste (et encore c'est partiellement un problème...)

Au final tout ça me donne juste envie de trouver un bon appareil  110 et d'y mettre une de leur pellicule magique mais il y a des points négatifs:


[-]La fraîcheur:
Le film est juste périmé quand on l'achète, ont-ils relancé une production de film 110 en achetant les machines où ont-ils racheté des anciens stocks de 110 conservées au frais? Je n'en ai aucune idée mais les tâches brûlées sur presque toutes les photos viennent bien du film, ça arrive quand il est trop vieux, ça pourrait très bien être une détérioration de la chimie comme une prolifération bactérienne ou de champignon. Mais après examen minutieux quelque chose m'embête, ces tâches sont toutes au même endroit sur les photo et toute selon un rectangle précis. Ca pourrait être le papier opque qui ne l'est pas vraiment mais ce n'est pas ça. Peut-être qu'en rebadgeant ou en apliquant leur marquage blanc avec les inscriptions ils ont eu des fuites...

Celle-là est suffisamment fine pour être agrandie mais les tâches oranges sont des altérations du film. (Notons qu'au flash à 1m60-1m70 du chat l'expo est impec')

[-]Le prix:
Minimum 7 euros pour une pellicule de 24 négatifs minuscules qui va dans des appareils de merde c'est très cher, c'est le prix d'une pellicule 135 ou 120 (donc de petit et moyen format) qui ont des surfaces bien plus grandes mais également des longueurs bien plus grandes. Et encore c'est le prix pour les plus cher en négatif, pour les dites "pro" comme les Ilford Delta 3200, les Kodak Ektar (chez les fournisseurs les plus cher quand même...), les Fuji etc...

[-]La disponibilité:
Peu de revendeurs, quasi obligatoirement sur le net, et seulement trois modèles: noir et blanc, couleur ou diapo destinée au traitement croisé de sensibilités fixes. (Bon certes, par rapport aux appareils disponibles c'est laaaaargement suffisant.)

Du coup j'aurais envie de dire: "Allez-y! Achetez cette super pelloche et faites revivre vos appareils miniatures!" mais la qualité moyenne d'un appareil 110 fait qu'avoir une bonne pellicule ne change rien au schmilblick d'autant plus que celles-ci peuvent avoir des tâches... Bon. Je pense que si on veut bien jouer avec un 110 ça peut valoir le coup d'en acheter une et de prendre des photos pas super importantes, histoire de s'amuser. Après on pourra la recharger etc... Mais à part d'avoir un super appareil on en a vite marre et on vise plus grand.

mardi 29 octobre 2013

Agfamatic 200 Sensor

Aujourd'hui je ressors des archives, celles faites par un appareil allemand (bloc Ouest) qui s'est très bien implanté en France: l'Agfamatic Sensor 200.




Histoire de l'engin:
En 1962, Kodak cherche comment avoir le monopole de la photo et pense qu'en trouvant quelque chose de plus facile d'utilisation qu'une pellicule 135 il va y arriver.
Kodak nous pond le format 126: une cartouche unique où le film est enroulé avec un papier opaque au dos où on pourra voir le numéro de la vue. Il avance et s'enroule dans une compartiment de la cartouche et quand on a fini, on enlève la cartouche et on l'envoie développer. (Donc pas d'amorces, de rembobinage etc: on pose la cartouche, on shoot, on reprend.) 




Et pour cela Kodak vise le grand public avec des appareils bon marchés de qualité limite: les Instamatics sont nés.
Agfa est Allemand, même d'origine incertaine suite à la partition de l'Allemagne. Ils ont essayé de détrôner le 135 avec les cartouche "Rapid" ou "SL" à l'Est mais ça n'a pas marché et là, ils comprennent que le truc de Kodak ça marche bien, et même depuis 10 ans. Alors Agfa se lance dans le format 126. Ils produisent des pellicules et surtout en 1972 ils nous pondent les Agfamatics. Dommage, en 1972 Kodak lance le format 110: la même chose en deux fois plus petit.




Simultanément sortent le 50, le 100, le 200 et le 300 dans des coffrets avec des magic-cubes (flashs à usage unique), une pellicule couleur et une sacoche plastique. Le 50 est le plus basique avec une seule vitesse et le 300 est le "haut de gamme" avec le choix des vitesses automatique grâce à un posemètre intégré. Mais on peut dire qu'ils sont quand même de très bonne facture avec pas mal de pièces métalliques.


L'appareil, la chaînette, un flash-cube et une pellicule 126 Agfacolor.

Du coup beaucoup de monde s'est vu offrir un de ces coffrets à Noël et moi je m'en suis trouvé un à 10 euros dans une brocante en 2013.

En 1973, Agfa suit encore Kodak et se lance dans le 110 avec ses Agfamatic Sensor 1000 et 2000.

D'un point de vue technique que peut-on dire?

Il a 4 vitesses symbolisées par des images donc seule la luminosité est à régler.





La mise au point est fixe: le sujet est net de 1,20m à l'infini. Officiellement. Bon j'ai essayé que deux pellicules qui ont fini développées dans des soupes dégueu, mais la plupart me montrent que si le sujet est à moins de 2m, il est flou.
Voilà une photo prise à plus d'1m20 c'est clair, avec un flashcube. Plusieurs choses: la photo est superposée a une autre à droite, oui c'était ma deuxième cartouche 126 rechargée, ça arrive. Et la photo n'est pas carrée comme prévue. Alors non, parce que quand on scanne avec les perforations visible ça marche mal (comme le négatif polaroid déchiré sur l'article sur le Polaroid 330!) et du coup je me sert de cet appareil comme un appareil 24x28mm (c'est unique!). 





Quand l'ampoule grille, le verre fond.
On peut y mettre des flashs, mais que des magic-cubes X! (Qui n'existent plus mais on en trouve souvent en brocantes.) Heureusement j'en ai eu avec mon coffret, j'ai essayé, ça marche encore. Sous l'objectif, il faut choisir la distance du sujet par rapport au flash: de 1m à 3,5m, c'est le choix de la vitesse calculée selon la puissance des cubes. Quand un cube à explosé (ouais faut dire ce qu'il est...) une trame rouge apparaît dans l'objectif pour nous signaler que cette ampoule est grillée.



Toute neuve on dirait que je viens de l'acheter!


Le format 126 c'est beau, ça donne des photos carrées, ce qu'il l'est moins c'est que ça c'est fini. On peut recharger une cartouche 126 avec du film 35mm (J'expliquerai comment faire), mais du coup: les perforations sont sur l'image. Donc soit on fait un carré de 28x28mm avec les perforations, soit on recadre l'image comme si on avait un négatif de 24x28 (Attention à la prise de vue, les perforations seront sur le haut de la photo!)


Ma seule autre photo au flashcube: il faut bien juger la distance au sujet (bon ici c'était débile de ma part mais je me suis dit qu'en mettant le maximum on verrait mieux la scène... Gné!) Mais ça marche bien, même si le brouillard rajoute l'idée que l'image est mal foutue en plus des plaques lumineuses et du reste très sombre. Tiens c'est bientôt Halloween! Et les tâches? Euh ben mon film a morflé, j'ai des trous mais surtout des trucs collés dessus au développement (mon produit était mal entretenu.)
Sinon on a une petite sacoche tout plastique, pas forcément très pratique (à l'origine la longueur de la lanière fait qu'elle arrive plutôt au niveau des genoux). Elle se déclipse derrière et vu que c'est du plastique tordu, parfois le couvercle devant remonte et vous photographiez votre sacoche sans le voir dans l'oeilleton. (Bon ça m'est arrivé une fois!)





Après il n'y a rien à dire: il est super agréable! Taille parfaite pour les mains, pas trop lourd ni trop léger, une finition en aluminium qui claque, le bouton orange (marque de fabrique des Sensors d'Agfa), et surtout: le levier pour avancer la pellicule qui est super jouissif surtout couplé à l'avance du papier à travers la fenêtre en plastique. On dirait pas mais c'est juste quelque chose de magique à faire au moins une fois dans sa vie! (Même si ces pellicules n'existent plus!)


Le 27 avril 2013: il neigeait en Auvergne pour le plus grand bonheur de mes chiens et de moi-même. Bon ici la photo est bel et bien acceptable. Je l'ai tirée sur papier avec les perforations visibles, elle rend très bien également.

Sinon on peut les mettre sur un trépied ce qui ne sert à rien vu qu'on a qu'une vitesse, et on peut mettre une chaînette qui se tient au poignet plutôt que de se taper la sacoche. (Oui je meuble un peu cet article qui a beaucoup d'images.)


Honnêtement je l'aime bien cette photo pour dire en plus que les conditions étaient loin d'être bonnes et qu'il y a un trou au milieu. On a une résolution satisfaisante tout en restant assez brut de pomme, assez vieillot (Ouais le noir et blanc y joue un rôle aussi...)
Bon le chien a bougé mais c'est un risque à prendre (en même temps il neigeait et je suis pas sûr qu'il reste bien plus longtemps dedans alors fallait bien déclencher.) D'ailleurs je remarque pour la première fois qu'on voit les flocons...


Tout de suite il fait plus chaud (pourtant c'était une semaine avant les autres), la teinte de gris y est pour quelque chose, c'est un scan d'un triage papier sur papier Ilford Multigrade IV pour ceux que ça intéresse. Pour vous rappeler que quand vous visez, les trous sont en haut et pas en bas (j'ai monté le cadrage exprès pour pas couper les pieds...) Sinon, les conditions étaient idéales et la photo est bonne malgré le chat qui est venu mettre du flou au dernier moment...


Ca donne envie des belles photos couleur carrées comme ça! En tout cas j'ai envie de l'encadrer cette publicité.

mardi 10 septembre 2013

Lubitel 2 (Любитель 2)

Aujourd'hui je présente un appareil soviétique emblématique: le Lubitel 2 (prononcer "Lyoubitel").

Rapide présentation avant les photos:
Il a une tête bizarre: il a deux objectifs! Il s'agit d'un reflex bi-objectif: l'objectif du haut est le même que celui du bas et sert à la visée, celui du bas sert à imprimer le film. On vise donc en regardant par la "cheminée" par dessus et on fait la mise au point en tournant l'objectif (qui est synchrone avec celui du dessous par un habile jeu de rouage...). 


Si on est pointilleux on décroche la petite loupe et on colle son œil dessus pour faire la mise au point la plus fine et on shoot.
Si on a la flemme on peut viser à travers une fenêtre dans le cheminée. (Paye l'intérêt d'un reflex...)

L'objectif de visée a une ouverture fixe très ouverte (environ f/2,8) ce qui permet d'avoir une image lumineuse et une très faible profondeur de champ, donc de faire les réglages au plus précis possible. En soit il ne sert pas vraiment à cadrer vu que la photo n'est pas prise là, il sert:
-à la mise au point
-au cadrage sur l'axe horizontal 
-à voir quel grossissement donne l'objectif (un 50mm)

L'objectif de prise de vue (Un T-22 50mm de Lomo [Ломо]) en dessous est plus complexe, il a:
_Une ouverture variable (de f/4,5 à f/22)
_Des vitesses (pose B puis de 1/15s à 1/250s)
_Un retardateur (de 7 à 12s)
_Le levier d'armement
_Le déclencheur
_Le synchro-flash
_Et de quoi accrocher un déclencheur souple. 


Inutile de dire qu'on s'y prend à deux fois pour avoir quel levier on bouge...
Photo de nuit en pleine campagne, les phares des voitures et les lumières des villes font du light-painting sur le négatif. Grâce à un trépied et à un déclencheur souple on peut obtenir des photos en pleine nuit malgré des nuits quasi noires.
Ici, une Ilford 125/22° ISO pendant 1h45min.


Fabriqué en 1954 et 1980 par Lomo (Ломо) en URSS, c'est un appareil en 6x6 qui utilise du 120. Il est intégralement manuel et il faut donc suivre le chiffre de la pellicule derrière l'appareil au travers de la fenêtre inactinique rouge tout comme le Kodak Brownie Flash. Du coup on ne peut pas utiliser de pellicule 220 même si l'on peut fermer cette fenêtre (ce qu n'est pas de toute sûreté!)


Tout ces réglages permettent de faire des photos dans les bois même à 100/21° ISO à main levée, mais bon faut pas plus sombre.
Lubitel (Любитель) veut dire "Amateur" ce qui ne dénigre pas du tout l'usager... En tout cas il s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires ce qui le rend assez commun à la fois dans l'ex-bloc de l'est mais aussi ailleurs vu qu'il existait la version export avec le nom de la plaque en alphabet latin et non cyrillique.


Un film un peu plus souple dans des conditions très différentes permettrait de bon résultats à la fois dans le sombre et le clair.


Entre l'hiver sombre et l'été vif, la lumière du printemps permet d'obtenir de bonnes palettes de gris malgré un film de sensibilité fixe.

Qu'est ce qu'on peut faire de drôle à part des photos carrées de bonne qualité? Et ben pourquoi pas y mettre un film plus petit comme du 35 mm? Il suffit de se débrouiller dans le noir pour charger le film dedans sans la cartouche, on met des élastiques sur l'axe 120 pour éviter que le film parte de biais et on prend des photos en 3,5x6cm avec les perforations du film, on appelle ça du plein film.

(Pour se mettre en format paysage c'est un calvaire mais ça vaut le coup!)

ACCESSOIRES

LA SACOCHE
C'est assez volumineux comme appareil mais la sacoche est bien pratique malgré le poids du truc. Toute en plastique souple, elle est armée de carton dessous et en plastique devant estampillé du logo de la marque.
Elle tiens par dessous grâce à une vis à mettre dans le l'attache du trépied, mais on peut utiliser un trépied quand même puisque cette vis, elle même possède une attache adaptée.


On voit la vis de l'attache de la sacoche, et la fenêtre inactinique fermée par un petit panneau amovible avec une flèche.


LES FILTRES
Il existent différents filtres qui s'adaptent dessus, on peut en mettre deux dans le compartiment de rangement sur le côté de l'appareil ou alors y mettre une protection d'objectif que je n'ai pas.
"Fabriqué en URSS" sur le couvercle du compartiment de rangement.