jeudi 13 août 2015

Randonnée au pays des gnomonistes

Je profite de l'été et du fait d'être encore en France pour faire des randonnées. Rassasié de la Chaaîne des Puys on est allé dans le Livradois-Forez, faire la randonnée "De l'Enfer aux Rouets" à Thiers. (63)

C'était effectivement assez difficile et creuvant mais c'est vraiment superbe, l'ancienne zone industrielle semi-abandonnée de Thiers est vraiment agréable et bien amménagée. Puis la forêt est belle tout en ayant du panorama ou en longeant la rivière. Mais les montées sont assassines!
Un peu de verdure ça change du fond orange! J'ai essayer de faire poser le chat avec pour avoir plus de vues mais il a pas trop voulu...

J'ai eu envie de ressortir mon Smena 8M (oui c'est le premier article du blog), et de le charger en Ilford Pan F 50. D'ordinaire cet appareil me produit de très belles choses quand je le ferme au max (f/16), après il est connu pour décroître voire même vignetter. Mais même pas peur, je voulais tester.


Au final je me suis réglé sur un peu moins de f/8 pour 50/18°ISO et j'ai suivi les symboles d'expositions pour les vitesses. Sauf dans les sous bois ou je suis à f/4 et 1/30s (au posemètre).

Le tout développé au Rodinal 11min a 1+50.


Tout début de la rando: superposition avec la seule photo prise du Puy de la Louchardière. Ca prouve que c'est un Smena 8M!

J'ai toujours ces reflets dans les zones de hautes lumières car je n'ai pas feutré les rebords plastiques. 

La vieille ville de Thiers est assez verte en fait!

On arrive au Creux de l'Enfer, zone bruyante à cause de l'eau qui servait à alimenter les coutelleries etc...

Oui en couleur par beau temps ça rend mieux.

Arrivé au point le plus haut de la rando sûrement, on espérait déjà en voir le bout.

Mais on redescend direct dans la belle valée (Bah 800m de dénivelé!)

Puis on remonte très méchamment pour arriver là où il y a moyen de redescendre sur la ville en navette. On dirait un vieux village de montagne fermé l'été...

... ou Pripjat ( Прип'ять)!

Preuve qu'on cherche à nous achever: un passage de la voie ferrée.

Et puisqu'on est pas très intelligent on reste dessus.

Et je fais cette photo que tout photographe a et pour laquelle un américain s'est pris un train en pleine poire le mois dernier. Mais j'apprécie son piqué pour dire que je suis en pleine ouverture!

Voilà voilà! J'ai un peu craqué sur la quantité. En attendant j'essaye toujours d'alimenter Un Bougnat en Islande même si je suis encore là jusqu'au jeudi 20 août.

Et si vous vous ennuyez, cherchez le "gnomoniste" de Thiers sur Google (ou même sur Bing!). On est passé à côté de sa maison et après avoir trouvé son blog... je trouve ça finalement assez impressionnant!

lundi 3 août 2015

Comment recharger une cartouche 126?

Je ne saurais pas retrouver quand est-ce que j'ai promis sur ce blog de faire un tutoriel pour recharger une cartouche 126, mais ce jour est venu!


Qu'est ce que le format 126?

Les cartouches 126 ont été faites par Kodak pour gagner du temps et élargir son monopole dans le milieu des appareils photos. Ca pond des négatifs carrés de 28x28mm et donc les typiques photos carrées des années 70-80. En général c'était du bas de gamme dans des apapreils bas de gamme donc c'est vite tombé en désuetude et en 1996 je crois, le format a disparu, nous laissant orphelins de tout nos Instamatics, Agfamatics et autres appareils avec une fenêtre dans le dos.



Comment recharger une cartouche 126?

Le plus dur est d'ouvrir pour la première fois une cartouche 126, il faut être patient et y aller au couteau en essayant de ni la casser, ni se couper. Après elle sera facile à ouvrir et refermer.

Puis deux techniques s'offrent à nous:


La plus facile, et la moins drôle:


Concrêtement c'est bête: dans une cartouche 126 c'est un film de 35mm de large donc on peut y mettre nos pellicules 135, à la différence près que les perforations des 126 étaient que d'un côté et espacées de 30mm. 

Il suffit donc de boucher la fenêtre arrière avec quelque chose d'opaque (comme un morceau d'aluminium), puis de mettre l'équivalent d'une 12 vues (64cm) dedans. On scotche un bout sur le moyeu recepteur et on enroule toute la partie encore vierge dans le petit compartiment. On referme et voilà.


Pour prendre en photos, il convient de faire 4 déclenchements-avancements en occultant l'objectif avant de faire sa photo (puisqu'il y a plus de perforations que sur un film 126, l'appareil s'arme tout les 1/4 de photos environ.)



Avantages: Facilité / Possibilité de mettre 24 vues / Rapidité / Sûreté.
Inconvénients: Il faut armer 4x / Possibilité de superpositions / On sait pas où on en est.

La plus sportive, mais la plus jouissive quand ça fonctionne:

Il suffit de garder le papier opaque qui protégeait le film 126 dedans et d'enrouler son film 135 avec, (en scotchant un côté pour pas qu'il glisse dedans). Il suffit de bien regarder les repères quand on la déroule la première fois et c'est assez fastoche: un coin où ça débute, une fin. On scotche au début puisque le film va être tracté, pas à la fin (avec la courbure de l'enroulement il y aurait une différence de longueur qui se traduirait par un gros pli à la fin).

Encore mieux: le papier à des fentes longues à chaque vues. Elle servent à ce que la tige qui arme l'appareil aille dedans et se bloque dans la perforation. Or sur toute cette longueur, un film 135 a plusieurs perforations, et il se peut que la tige aille sur la première comme sur la deuxième ou la troisième perforation, chose qui va entrainer des superpositions partielles. Alors si on en bouche la moitié on a plus vraiment ce problème! (Mais il faut avancer doucement le film, sinon la tige va passer par dessus et on va sauter toutes les vues.)
Là on pourra utiliser l'apapreil comme avec une vraie cartouche 126!



Avantages: La vue du papier opaque qui avance dans l'appareil est jouissive! / On sait combien de vues on a fait / Pas de superpositions possibles.
Inconvénients: Plus difficile à mettre en oeuvre / Possibilité de sauter des vues.

Bon tout ça ça sent bon le déterrage parce qu'on va pas utiliser d'appareils sensationnels au piqué hallucinant, c'est plus pour jouer le 126. Mais il reste une chose à aborder:



Le format des photos:

Oui il y a des perforations en bas de la cartouche, sur la zone où il y a l'image! (Attention à la prise de vue, les perforations seront sur le HAUT de la photo.) 
Soit on reste sur du carré 28x28 et on garde les perforations (ce qui donne un certain style).
Soit on recadre en rectangle de 24x28.


Les deux N&B ont été faites avec mon Agfamatic.

Celle là avec le Veramatic

Parce qu'en 1987, sur du vrai 126, ça donnait ça avec l'Instamatic 177X :






mercredi 29 juillet 2015

Comment partager des photos avant internet?

Avant internet, les journalistes devait bien s'échanger des photos pour être les plus rapides. Alors dans les années 1970 on utilisait cette bestiole:


Un scanner à tambour que l'on branchait sur une ligne téléphonique ou à un téléphone à cadran, chaque tour de tambour permettait de scanner une ligne et d'envoyer les informations numériques vers un autre appareil. D'après Petapixel c'était super lent, il fallait compter 8 à 9 min par envoi de tirage noir et blanc, et minimum 26 min par image en couleur. Le tout doublait si on devait y envoyer à l'international.

Comme le montre la vidéo de l'appareil en action c'est aussi doux à écouter qu'un modem internet AOL. Ces machines, les UPI 16-S aurait été utilisées des années 1970 à 1991. 



Un peu comme internet aujourd'hui, on utilisait déjà les lignes téléphoniques.

Mais ce n'est pas le premier modèle, son ancêtre est le bélinographe inventé en 1908 par monsieur Belin. Qui mesure la variation de relief à la surface d'un tirage et transmet cette info sur un autre papier photo. Puis ça peut utiliser les ondes radios ou les lignes téléphoniques en 1920, puis on utilise une cellule photo-éléctrique qui lit les nuances de noir et blanc et les transcrit en fréquences aiguës ou graves. A la réception, une cellule illumine le papier photosensible qui à la fin devra être révélé comme pour un tirage normal. 



Un portable!

Dès 1924, des centres de bélinographes relient Paris, Lyon, Strasbourg et Bordeaux.


En 1933, il  devient portable en rentrant dans une valise de 17kg.


Selon wikipédia, il fallait en 1960, 12min pour un tirage noir et blanc 13*18cm.

Source et source.

Et n'oubliez pas mon nouveau blog:

vendredi 24 juillet 2015

Feux d'artifices et Islande

J'annonce officielement l'ouverture de mon deuxième blog! Alors pourquoi en ouvrir un autre alors que j'alimente celui là encore mois souvent qu'un erythréen en geôle? Parce que je pars un an en Islande! 
Et toc!

Ca sera l'occasion de mettre plein de photos sur la vie là-bas (toutes pas en argentiques vu que je vais avoir du mal à faire de l'argentique là haut mais j'en ferai!)

Allez voir ici:


Je pars là! Photo de la pellicule ci-dessous!

Mais revenons à l'argentique! Car j'ai pas fais grand choses mais quand même! J'ai enfin essayé les Superia 100 périmées de 2008 que j'avais acheté 2€ pièce au Danemark.
Bien ça marche! Rien de trançandant mais ça marche après être apssé au C-41.

Alors j'ai pas énormément de vues vu que je me suis essayé aux feux-d'artifices (ce qui est assez galère...) mais voilà ce qui s'est imprimé au travers de l'Olympus OM20.


Avec un Hoya polarisant.

En macro sur ma chemise ananas.


vendredi 10 juillet 2015

35x62 / Le plein format dans un 6x6

Mon moyen format c'est mon Lubitel, je l'aime beaucoup et à vrai dire à part le Brownie ou le Précidès je n'ai pas grand chose en 120. Mais un truc qui m'amuse toujours c'est d'enrouler un film 135 autour d'un axe 120 et de charger l'appareil avec, ça nous fait une photo de 35mm par 62mm. Bon il faut bien fermer la fenêtre inactinique de manière hermétique (j'y ai carrément scotché de l'alu par dessus).


Il en résulte des clichés avec les marquages des côtés du film (sauf si le film est bobiné) et avec les perforations. Bon c'est assez chiant à scanner mais c'est vraiment sympa à voir et en tirage ça déchire! ;)

Voilà mes dernières avec une HP5+ d'Ilford (400/27° ISO). Avec un film de 36 vues on fait 20/24 clichés et il avancer la molette d'un tour et demi sur les 4 premiers clichés puis diminuer progressivement jusqu'à 1 tour pour les dernières vues... Il y a des valeurs plus précises sur le net. 

Cadrer avec un Lubitel est une chose difficile, mais alors en plein format pour faire un format paysage c'est sportif...

Difficile de gérer le contraste avec les perforations.

C'est une rivière de pas plus de 15cm de large mais en couleur ç'aurait pu être pas mal en fait.


 J'ai quelques entrées de lumières mais je ne sais pas doù elles viennent. En couleur je n'en avais pas eu.

Prise à minuit trente pendant 5min30.

Oui le cadrage du scan est pas beau mais le film n'étant pas toujours droit sur le mètre soixante qu'on déroule la photo n'est pas toujours parfaitement rectangulaire ou même droite.

Cette partie de l'Allier est un peu moins dangereuse quand on à un appareil autour du cou.

Je suis assez agréablement surpris de la netteté pour une pose de 10s.



vendredi 19 juin 2015

Brownie Flash et Ektar

Il semblerai que mon Brownie ait quelques entrées de lumières mais bon ça a son style.






vendredi 20 mars 2015

Photos sur toile

Pour ceux qui sont plus intéressés par l'aspect technique de l'utilisation d'une émulsion photo-sensible, je vous conseille plutôt mon article de décembre 2013 : Emulsion photosensible qui est à l'origine de bien la moitié des visites de mon blog... pour pas dire 90% avec le Brownie Flash.

Quoiqu'il en soit j'ai décidé de refaire trois toiles suite à mon voyage au Danemark qu'il m'a fallu rendre photosensible. Toujours avec le même pot d'émulsion qui dort dans le bac à légumes.

Je ne fais pas d'images lors du travail de labo mais devant l'euphorie collective sur ce produit je pense que c'est nécessaire.

Pour refaire court: j'avais besoin de 23g d'émulsion (qui est extrêmement gélifiée et longue à fondre) et 4 gouttes de durcisseur que j'ai laissé chauffer sous lumière inactinique indirecte. Oui je précise car j'ai eu un retour négatif comme quoi le résultat était tout noir... c'est PHOTOSENSIBLE putain! Il faut JAMAIS ouvrir le pot à la lumière!


C'est une gelée très compacte pas facile à prélever.


Après avoir attendu assez de temps pour écouter presque un album de Dalida et d'Abba l'émulsion est liquide (et mélangée au durcisseur!), il faut vite la "peindre" parce que ça refroidit et durcit vite.

Une fois la sensibilisation réalisée faut que ça sèche et donc trouver un endroit dans le noir absolu où les laisser. Bon en jouant avec des sacs poubelles pour peut faire le noir partout finalement, mais je dois avouer que mes manipulations se font dans des conditions de fortunes pour l'exigence que ça a.


Et surtout je me répète: ne pas oublier de tartiner une feuille pour les tests d'exposition sous l'aggrandisseur.

Au final je n'ai pu mettre qu'une couche. Bon on verra mais normalement c'est sensé être très couvrant.

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ELLIPSE DE 11 JOURS
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Bref... Après coup il ne faut pas mettre qu'une couche... et prendre un papier épais pour les tests ou du carton (ou le dos d'une photo inutile c'est adéquat)... bon vous comprendrez que j'ai foiré mes toiles. Au final la grande qui est loupée je l'ai recyclée en toile récapitulative du voyage au Danemark... comme celle de Berlin dans le dernier post qui est aussi loupée mais au milieu de tout ça passe bien. =)


Et ouais on voit les traces de pinceau (les contours trainés c'était volontaire), le manque de contraste est abominable avec cette sous expo flagrante... bref de tout les essais fait avec cette fournée, il faut au moins une couche supplémentaire pour avoir un bon noir. Je pensais plutôt craindre l'inverse mais hé.