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dimanche 4 janvier 2015

Balade de warriors

J'ai sorti le Lubitel 2 avec une Pan F d'Ilford (50/18°ISO) juste après les chutes de neiges de fin décembre. Avec une amie on est parti du pied du Puy du Pariou pour monter dessus, descendre, escalader un petit puy, passer des petites collines où le temps s'est gâté pour finir dans le creux de la Poule où on a trouvé le Chemin des Chèvres pour monter sur le Puy de Dôme et descendre par le Chemin des Muletiers. Avec un temps radieux au début, puis les cheveux givrés dans le brouillard à la fin. Bref, une pellicule pour 4-5h de marche dans 30 bon centimètres de neige voir plus parfois.




Le film a été développé dans de l'Atomal 49 à 1+1 en très mauvais état, du coup il est revenu sous développé... Dommage.












La fin de pelloche. (Celui là a moins froid que les autres)

J'en ai profité pour prendre un Polaroid de ma camarade avec le Land 330. Mais il a pas trop apprécié les conditions (et j'ai pas adapté l'expo non plus).

P.S.
Merci pour m'avoir fait dépasser les 10 000 vues avant le passage à 2015!

vendredi 5 septembre 2014

Le retour des films insensibles!

Avant toute chose, je vais parler des pellicules de faibles sensibilité car je n'ai pas grand chose à dire sur mon test de la Rollei RPX 25. Je vais illustrer l'article des images faites avec et les conclusions de la pellicule sont à la fin de l'article. 



L'argentique a vécu quelque chose de typiquement humain: le culte (et la course) à la performance. Tant mieux diront certains. Mais l'un dans l'autre cette course a fini par être paradoxale. Je m'explique.

Prenons mon appareil favori: un Smena! Pour aider à exposer correctement sa pellicule on a des symboles sur les réglages. Une ouverture est associée à une sensibilité (Certes en GO.ST. mais on s'en fout.) et on peut donc utiliser des pellicules de 15/13°ISO à f/4 jusqu'à 250/25°ISO à f/16 afin de pouvoir utiliser les 5 vitesses pour 5 conditions climatiques allant de l'apocalypse pluvieux au soleil infernal.
(Vous comprenez pas mes histoires de sensibilité ==> Cliquez ici.)

Ici par exemple on était en conditions climatiques : "Couvert" ce qui sur un Smena est fixé à 1/30s

Des pellicules de sensibilité aussi faibles étaient amplement suffisantes pour photographier sans même ouvrir le diaphragme à fond et loin de là! 

Or nos yeux sont une merveille inégalable qui s'adapte formidablement aux changements de luminosité, laissant le novice en photo totalement inconscient de ces changements, et l'habitué un peu perplexe. Du coup on a voulu faire des pelloches plus sensibles. C'est pas con: pour les conditions normales on ouvrirait l'objectif beaucoup moins longtemps et on fermerait plus le diaphragme mais ce n'est pas très grave et comme ça on peut utiliser la pellicule dans des conditions plus difficiles comme en intérieur.

Notez le blanc du ciel et le noir de la forêt... j'y viendrai.

C'est alors que sont arrivées des 400/27°ISO; 800/30°ISO; 1600/33° et même du 3200/36°ISO! Avec ça on peut limite plus shooter au soleil mais en intérieur le soir ça marche! (A condition d'avoir un bon posemètre parce qu'à vue de nez c'est impossible et que les cellules au sélénium ne sont vraiment pas assez sensibles pour pondre une mesure.)

C'est alors qu'on s'est tous généralisé à prendre des pellicules entre 200 et 800 ISO, toutes granuleuses pour les gros agrandissements, pas forcément très belles, mais suffisantes, pas chères et pratiques. Les faibles sensibilité connues pour leur grain faibles et leurs couleurs parfois superbes (comme les Ektachromes à 64ISO qui sont encore pleurées) disparaissent toutes pour laisser leur place à des Superia 200 pas folichonnes mais correctes pour un tirage 10x15.
C'est beau un basalte altéré par la flotte?

Qu'en est-il aujourd'hui?

L'argentique s'est fait un peu trucider alors il reste pas des masses de choix même si on a pas trop à se plaindre quand même. Les argentistes noir-et-blanc (redevenus largement majoritaires de par la beauté et la simplicité du procédé) shootent traditionnellement à 100/21°ISO, à 400/24° pour les conditions difficiles puis rarement en dehors. En couleur, on reste sur du habituel à 200 ou 400 ISO comme on l'a fait pendant 20 ans dans nos appareils moches en plastoc.

En l'honneur des pelloches mortes. (Bon en fait j'avais plutôt perdu une joute à mort avec des branches mais c'est pareil.)

Et les extrêmes? (En dehors de 100/200/400ISO)

En haute sensibilité (>400/27°ISO)
On a un peu de 800ISO (en noir et blanc on a Spur je crois, en couleur ya Lomography), on a du 1600ISO (le maximum en couleur avec Fuji) et 3200ISO en noir et blanc avec Ilford. Mais un pellicule ça se pousse ou se drop aussi (sur- ou sous-développer pour utiliser une sensibilité différente), ainsi la Delta 3200 d'Ilford est une pellicule de vraie sensibilité 1000ISO qu'on peut allègrement développer à 3200ISO et obtenir une image correcte. En couleur il reste la Superia 1600 de Fuji mais Fuji étant des chiens c'est déjà un miracle qu'il en reste (un miracle à 10 euros je crois...)

Ya Ariane 5 en haut du Puy-de-Dôme!

En faible sensibilité (<100/21°ISO)
On a une pellicule positive couleur (une diapo): la super Velvia 50 (donc 50ISO) qui déchire sa race. (Mais c'est Fuji alors aux dernières nouvelles c'était 13€ la pellicule 135 et ça devrait durer jusqu'à ce qu'on les achète plus donc d'ici pas longtemps.)
On a du 50/18°ISO noir-et-blanc avec la Pan-F 50 d'Ilford.
En dessous Adox a sorti une 20ISO mais au compte goutte et je suis pas sûr qu'ils en refassent...
Sinon il y a la Fomapan 100 qui donne son meileur rendu à 50ISO (mais ils voulaient avoir l'air normal et vendre des pellicules de 100, 200 et 400ISO...)

Oui enfin ya pas de quoi se tirer une balle.

Bien mal loti est l'utilisateur de faible sensibilités!! (On peut toujours foutre un filtre de densité neutre ou autre mais on se tape quand même le développement long de la sensibilité nominale alors qu'un film de 32ISO se développe en quelques minutes...)

Mais récemment, Rollei (non pas la marque prestigieuse mais les firmes bizarres qui ont racheté le nom) ont pondu la série RPX avec trois sensibilité: 400/100/25ISO!!







Alors moi j'ai acheté une 25/15°ISO et je l'ai finie. J'vous montre ça.

ROLLEI RPX 25

Je ne vais pas m'éterniser dessus alors je vais aller droit au but.

J'étais ultra enthousiaste à l'idée de shooter en 25ISO mais les deux fois j'ai été un peu limité à cause du temps qui s'est couvert. Rien de grave, dans mon Olympus OM20 avec un Zuiko 50mm j'ai pu ouvrir en moyenne f/2. Du coup j'évitais les contrastes trop élevés et je ne dois pas me retrouver avec des parties noies non exposées et des parties blanches brûlées.




Que nenni! Cette pelloche est aussi souple qu'une diapositive! Le moindre écart est vite cramé ou non reproduit... (dommage...) et le contrastes est puissance 1000! (Ah non au tirage en fait c'est horrible... magie!)

Le film est des même fabricants que la Rollei Digibase CN 200 Pro, et c'est bien dommage. On se retrouve dans le noir avec un p*tain de film indéchirable à charger tel quel dans la spire. De plus cette matière bizarre se déforme facilement et on sait JAMAIS si le négatif est à l'endroit ou à l'envers d'autant que la marge avec les chiffres et le nom ont mystérieusement été brûlés... du coup: plein de scan de de tirages papiers faits en miroir... (et j'ai une sainte horreur de l'effet miroir.)

Ouais ya une gare en haut du Puy-de-Dôme.

Côté développement, j'ai adapté/bidouillé parce qu'il n'existe aucune valeur pour développer à l'Atomal 49. Alors après calculs, je le dit: Rollei RPX 25 et ATM 49 c'est 8min30 à (1+1); 11min à (1+2). (et démerdez vous pour la solution stock j'ai la flemme.)

Trèves de mauvaises ondes: voilà ce qu'il me reste encore.


Moquez-vous de cette pellicule là-bas!

dimanche 27 juillet 2014

L'infrarouge (du moins selon Ilford)

Un autre avantage de l'argentique est de pouvoir faire de la photo infrarouge plus étendue qu'en numérique à condition d'avoir une pellicule capable de capter des infrarouges. 

Alors pourquoi faire?
La photo infrarouge donne des images (N&B) avec des teintes anormales, les feuillages sont blancs éclatants, l'eau est noire etc... car la pellicule ne capte pas les couleurs visibles qui sont reflétées mais les infrarouges uniquement, rayons que l'on ne voit pas et donc on ne sait pas vraiment comment va apparaître le monde sur l'image.


Comment faire?

Il faut une pellicule spéciale qui capte les rayons infrarouges. Il en existe plusieurs (2 ou 3 sont encore disponibles mais uniquement en noir et blanc, une couleur existait mais c'était de la sorcellerie) et toutes sont en fait des pellicules normales qui captent les couleurs visibles, les UV proches (à cause de leur grande énergie les films les captent très facilement) et les infrarouges (ondes électromagnétiques plus faibles, donc plus difficiles à faire capter par le film). Ici je montre des photos prises avec la Ilford SFX qui est une "fausse" infrarouge, car elle capte plutôt des rouges lointain ou des infrarouges proches plutôt que de vrais infrarouges. Du coup l'effet est plus limité.

Alors pour occulter les lumières visibles et UV pleine d'énergie et prêtes à brûler le film en une fraction de seconde, il faut mettre un filtre IR devant l'appareil.

C'est quoi l'infrarouge?

Oui je l'ai piquée sur google mais faut bien illustrer.

Les rayons infrarouges (IR) ont une longueur d'onde qui commence à partir de 700nm environ, en dessous c'est le rouge et biiiiieeeeeen plus loin c'est les micro-ondes (oui celles qui font exploser des chats au lieu de les sécher). Plus on se base sur des infrarouges lointains plus les effets obtenus sont importants et hors du communs, mais ils sont plus difficiles à capter.


De mon côté j'ai un filtre qui bloque tout les rayons de moins de 720nm et la SFX capte jusqu'à 740nm environ. Ce qui fait une petite plage de 20nm avec des rayons peu puissants, donc il va falloir un trépied et attendre longtemps pour prendre une image.
720nm c'est très proche à tel point qu'on voit à travers le filtre à l’œil nu, mais tout d'un rouge très sombre. (Tout le monde ne voit pas aussi loin, certains captent plus loin... c'est les merveilles du corps humain.)

Pour prendre la mesure avec des infrarouges si proches, je règle mon posemètre sur 200ISO (sensibilité de la SFX) et je met mon filtre devant la cellule. J'ai obtenu des temps entre 4 et 16 secondes par f/5.6. En plein soleil.

Alors oui en plein soleil, pourquoi? Parce que les infrarouges sont les rayons émis par la chaleur (grosso-modo). Par exemple, un métal chauffé va emmètre des infrarouges, puis plus il chauffe, plus il peut emmètre des longueurs d'ondes courtes (donc plus énergétiques), il va ensuite pouvoir emmètre du rouge que l'on peut voir, puis va s'éclaircir en ajoutant au fur et à mesure les autres couleurs du spectre lumineux pour atteindre le blanc quand toutes les couleurs visibles sont émise par le métal.

Ici le soleil chauffe pas à ce point (quoique parfois on se demande...) du coup seul des infrarouges en petites quantité sont là. Et l'infrarouge est une technique à faire par grand soleil.

Les difficultés:
-De par la faible plage de longueurs d'ondes acceptées par le film, c'est un film peu souple qui accepte mal les erreurs d'exposition.
-Il est cher...
-Il est sensible aux infrarouges, donc il faut le charger dans le noir total.
-Il est sensible aux infrarouges, donc à la chaleur, donc il faut abriter la pellicule un maximum de la chaleur!! (Alors que paradoxalement on ne peut les utiliser que quand il fait très chaud!) Il faut du coup se dépêcher et vite les développer.
-La mise au point est légèrement décalée. Chose indiquée par un point rouge à droite de la flèche de réglage de mise au point sur les reflex.

Tout ça je l'ai fait en 120 avec un Lubitel 2. pour la mise au point j'ai remarqué que l'écart correspondait à se positionner sur le bord droit de l'encoche plutôt que sur la pointe qui montre la distance.


Alors que dire de tout ça? 
Ben d'abord que la SFX est nulle et qu'elle ne vaut pas le coup, son effet est faible (sérieux, on ne voit pas vraiment d'effet sur les images, à la limite les feuillages), son prix est élevé et une fois développée, elle a un contraste pourri, des traces partout, un voilage de base assez présent et c'est déjà beaucoup. (Bon c'est vrai qu'on m'avait prévenu mais bon j'en avait une...)





Il me reste une ORWO 820nm au frigo qui elle, pour le coup, donne du vrai infrarouge, mais je n'ai pas prévu de faire de l'infrarouge prochainement. ;)

samedi 15 février 2014

La photographie en 3D

La 3D en photo on la connaît depuis plus d'un siècle. C'est vers la fin du XIX qu'on a eu l'idée de prendre deux photos décalées de la largeur de nos yeux et de les mettre dans une visionneuse pour que chaque oeil voit une photo. Et là: BAM! Ca marche! On voit l'image comme si on y était avec les éléments devant qu'on veut attraper et ceux derrière qui s'éloignent: c'est la stéréoscopie.



Depuis on a fait pas mal d'appareils stéréoscopiques, mais l'avènement du numérique a bien nuit à la chose. C'est parfaitement faisable, mais un appareil avec deux cellules numériques ou deux appareils numériques montés ensemble c'est hors de prix. D'autant qu'il faudrait y mettre sur papier. Du coup, fini les petites cartes avec des visionneuses kitschissimes où on pouvait voir la ville des vacances en 3D comme dans les années 80-90.



Mais il en existe et il s'n produit encore! Holga en produit! Pour le format 120 (donc qui prend 6 photos stéréoscopiques par pelloche... ça fait un peu cher mais la qualité est là [Holga 120 3D]), et pour le format 135, (un appareil prends 18 photos stéréoscopiques carrées 24x24 [Holga 135 3D], et un autre en prend 36 en faisant deux demi-formats. [Holga 135 TIM])


Visionneuse pour le 135
Moi le mien c'est le Holga 135 3D:

Il prend des pelloches 135 et prend donc des photos par 2. Donc la pellicule de 36 donne 18 images 3D. Il n'a pas beaucoup de réglages comme ses deux frères: une vitesse d'1/100ème de seconde, deux ouvertures (f/8 pour nuageux ou flash; f/11 pour ensoleillé.) et la pose B.
On doit utiliser une pellicule de 100ISO dedans.
Il faut faire la mise au point avec des symboles pas pratiques mais il y a l'équivalent en mètres dans la notice... en chinois.)


Les deux objectifs sont indépendants en réglages.
Mais comment ça se passe? 

-Soit on charge une pellicule négative et on fait imprimer les photos à des formats très spéciaux pour des visionneuses à papier. (C'est très cher, pas très beau et pas pratique du tout.)
-Soit on charge une pellicule diapo dedans, on fait développer, on met les diapo dans leurs montures spéciales et on regarde. (C'est plus beau grâce aux couleurs éclatantes des diapos, moins cher et plus pratique.)

Du coup j'utilise le mien avec des Agfa Precisa 100 (Diapo couleur)

Monture spéciale pour le 135
Niveau qualité c'est pas formidable en 135 puisqu'on a des objectifs plastique d'Holga quand même. Mes diapo 24x24 faites par le Holga 135 3D ne sont pas superbes si on les scanne ou essaie de les agrandir, mais elles sont parfaites dans la visionneuse. Le Holga 120 3D sera de meilleure qualité. Le Holga TIM, malgré sa gueule de merde a une bonne qualité j'ai trouvé (j'ai utilisé un demi négatif pour en faire un tableau et il de de bonne qualité.) Mais le TIM doit passer par des négatifs et les mettre sur papier (ça se fait si on fait ça chez soi, sinon on peut essayer de la diapo mais il n'y a pas de montures 1/2 format, il faut les mettre dans des montures 135.)


Jardins de Charlottenburg

Sinon on peut mettre un flash et ça c'est bien! Mais il faut appuyer vite sur le bouton car les deux objectifs ne sont pas parfaitement synchrones et il arrive qu'un petit bout d'une des deux diapos soit partiellement noire puisque le flash s'est éteint avant que l'obturateur se soit ouvert totalement. Mais en appuyant comme il faut (et pas en hésitant, en cadrant et en appuyant doucement en se disant: "Attention j'yyyyy vaaaaaiiiiis....." comme moi.)


Fernsehturm et l'Horloge universelle de la Alexanderplatz.
Pour les fans des expositions multiples, on peut déclencher autant de fois qu'on veut sur une même surface. Pour les maladroits... tant pis. L'avantage c'est que certaines sont drôles et qu'on a un effet de 3D beaucoup plus fort.


Mais ça reste quelque chose de superbe! Revoir ses images 3D de ses vacances d'été en plein hiver comme si on y était c'est quelque chose de formidable.

Honnêtement ça vaut le coup. Après il existe des appareils plus vieux avec plus de réglages. Je pense investir dans un Stereo Realist pour pouvoir utiliser de la diapo en toutes conditions.

dimanche 19 janvier 2014

Comment fabriquer son film 127 et 16mm? (Et photos au Kiev 30M)

Beaucoup d'appareils photos sont attrayant et certains sont encore moins cher à cause de leurs pellicules qui ont été arrêtées.  Les appareils qui mangeaient du 127 n'ont presque plus rien à manger. (Il reste chez certains fournisseurs, des 127 redscale de Rollei, sûrement de vieux films couleurs périmés montés à l'envers.) Et pourtant un Baby Rollei ou un Yashica 44 ça coûte encore très cher tellement ils sont bien.



Et certains appareils photos subminiatures comme les Kiev 30, Kiev 30M, Kiev 303, Kiev Vega, Minolta 16 etc... utilisaient des films de 16mm qui ne sont plus produits depuis le début des années 1990 avec la chute de l'URSS. 

Comment faire pour les réutiliser de nos jours?

Alors un calcul simple:

Une pellicule 120 c'est un film de 70-80cm de long pour 64mm de large.
Une pellicule 127 c'est moins long et ça fait 48mm de large.
Un film 110 c'est comme un film de 16mm, ça fait 16mm (Bien vu l'aveugle!)



Du coup 48 + 16 = 64 
Ainsi:
120 = 127 + 16

Les plus malins auront trouvé également que 64 = 4 x 16 donc:

120 = 16 x 4

Comment ça c'est pas vrai? 

Bon c'est bien réjouissant ça mais il faut les couper les films et dans le noir total en plus... Du coup il existe plusieurs méthodes et celle qui aura gagé mon affection pour sa simplicité et sa rapidité est l'utilisation d'un coupe-cigare.



_On se place à 16 mm du bord et on fait des marques au crayon.
_On passe le coupe-cigare autour de la pellicule.
_Dans le noir, on serre au niveau de la marque en tournant dans le sens de l'enroulement.
_On enlève le film obtenu qu'on recharge dans sa cartouche (les appareils 16mm ont des cartouches spécifiques rechargeables, les 127 s'enroulent avec le papier opaque sur un axe de 127.)



Alors plusieurs remarques:

-Mon coupe-cigare est trop petit, je doit retailler le bord de la pellicule 120 et enlever un peu de papier opaque pour le faire glisser à 16mm du bord. (Ca se voit bien sur la photo)

-La découpe ne sera pas parfaite! Le film fera un peu plus ou un peu moins parfois si on ne fait pas attention à la découpe et après c'est galère surtout à mettre en spire au développement!

-Les pellicules 120 ont des informations sur les côtés... ça se voit donc sur les images (pas beaucoup et selon le sens ça tombe dans la marge donc c'est pas dramatique.)

-Les appareils 127 en 4x4 font 16 images, le film 120 peut en donner autant et il y a les marquages au dos calibrés sur 16 images de 4,5cm de large, si vous coupez du bon côté, vous aurez le film avec le papier opaque et les informations tout comme un vrai film 127 (avec quelques millimètres de plus.)

-Une pellicule de 16mm doit faire 45 cm dans les appareils cités, or ici on frise les 80 cm, ce qui m'a donné 41 photos! (Vaut mieux prévoir un peu moins dans le doute.)

-Pour le développement, il va vous falloir un photographe qui accepte bien (c'est ni plus ni moins qu'un film 110 donc ça devrait aller.) Mais faut qu'ils vous rende la cartouche où que vous mettiez le film dans une boîte opaque. (Autant développer soi même.)

-Faire un marquage à 16mm et s'y tenir quand le filn est maintenu par les bords ça se fait. Mais une fois coupé, si on veut faire 3 autre films 16mm c'est super dur, non pas pour se calibrer, ya moyen, mais pour faire une coupe droite. Le film n'est plus retenu des deux côtés et on fait vite une demi ou un double film.) Cette technique est mieux pour faire une 127 et une 16mm en une fois. Ca marche bien.

mardi 17 décembre 2013

La campagne en couleur

Un peu de beau, de propre qui j'espère vous plaira, n'hésitez pas à commenter! ;)

J'ai reçu il y a peu une belle pellicule couleur en 120, une belle Kodak Portra 160 toute neuf (qui coûte la peau du c*l quand même...) et une pelloche comme ça on la fout pas dans un appareil tout pourri comme un Diana. (Je dis ça parce que j'ai dégoté un original et qu'au vu de la projection de l'image sur du calque j'ai pas envie de gâcher une pelloche là dedans!) Alors je l'ai mise dans mon Lubitel 2, réflexe bi-objectif soviétique.

Du coup, il m'a fallu sortir (dites le pas trop vite...), et comme je ne sors pas beaucoup et encore moins dans des endroits très exotiques, j'ai dû arpenter la campagne auvergnate alentour .




En partant de chez moi je me trouve obligatoirement les deux pieds, les deux mains dans la merdeuh... enfin dans les chemins bien boueux, le soleil est assez ras en ce moment et les couleurs assez délavées mais je ne vais pas recolorier la nature pâlote pré-hivernale. Je vais en direction du village voisin où j'ai rencontré quelqu’un.



Qui ma un peu suivi...

Cette photo est énorme avec le flou de fond, le flou de devant, le léger flou de bougé du chat et les différences de lumières dues au Soleil très ras, le chat semble collé par dessus l'image.



Au passage on joue avec les plaques de glace qu'on trouve. Bon le plus drôle c'est pas de les porter à mains nues pendant 5min mais quand c'est pas moi qui le fait j'men tape! 
Par contre il fait déjà très sombre, ici c'est une pose de 1sec à f/11 du coup fini les photos pour cette sortie.




Mais quitte à commencer les cours l'aprèm, autant profiter du matin pour traîner dans le village et retourner dans la ruine d'une maison dont il reste encore moins de chose que la dernière fois où j'y suis allé (il y a peut-être 10 ans!)



Mais on en a vite fait le tour et une pelloche 120 c'est 12 photos carrées alors faut continuer.




Et puis voilà! Bon j'ai eu quelques problèmes, je ne sais pas pourquoi le film n'a pas voulu rentrer dans sa spire quand je l'ai développé, j'ai mis un quart d'heure et j'ai essayer 3 spires pour au final retrouver une partie pliée dans tout les sens qui avait frotté sur les parois pendant tout le développement C-41. Bon, miraculeusement ça ne se voit pas (sauf sur la toute première dans le ciel bleu.) mais mon problème majeur reste les poussières. Impossible de toutes les enlever, même avec des microfibres etc... j'en ai toujours! Et du coup une photo qui n'est déjà pas top n'apparaît pas ici puisque le beau noir profond est clairsemé de poussières blanches immondes!

Et puis une pellicule 120 en 6x6 c'est 12 photos donc celles là et la poussiéreuse ça ne fait que 11, j'hésitait à mettre l'autre mais bon si des "lomographes" passent par ici ça devrait leur plaire.


J'étais descendu voir des amis en ville mais le temps qu'on se décide et que j'arrive il faisait bien trop sombre pour prendre des photos en 160/26° ISO, du coup je me suis trimbalé mon réflexe bi-objectif autour du cou un bon moment (on vous regarde un peu bizarrement) et arrivé devant la grande roue je ne pouvais pas ne pas essayer, même à main levée et sans aucune idée du temps de pose.