Entre de vielles pellicules périmées, des appareils est-allemands en plastique, des films perforés emmêlés, des polaroids jaunis, parmi d'anciens boîtiers métalliques japonais, des pelletées de diapos aux couleurs délavées et de vielles bouteilles de produits chimiques, nous voici dans un grenier poussiéreux à la découverte de la photographie argentique et de ce que l'on peut faire avec.
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vendredi 19 juin 2015
mardi 19 novembre 2013
Sauvons les poissons!
Cette semaine je ressors un appareil qui pour une fois est 100% français et pourtant qui n'est pas très commun: le Précidès.
| Ah oui j'ai laissé tomber le fond orange pour cet article parce qu'avec le rouge ça charge les yeux à coup de bélier. |
C'est une boîte vert-grise dégueulasse (Mais si!) que j'ai eu pour 2 sous au marché au puces. Mais depuis je l'ai nettoyé et surtout j'ai décidé de le repeindre en "Rouge Basque" (Il a plus de gueule là non?)
Cet appareil rudimentaire des années 1950 a été fabriqué par une marque sans aucun rapport avec la choucroute: Maped. Comme les compas et les taille-crayons. A vrai dire ils se vendent comme fabriquant d'objets de précision et le Précidès (de "précis" et "dessin" pour être juste...) n'est donc pas si hors sujet que ça.
Que dire sinon? C'est un "box" qui comme le Kodak Brownie Flash est censé manger des pellicules 620 mais on peut mettre une pellicule 120 dedans tout en gardant un axe 620 sur lequel le film ira s'enrouler. (Quand on tourne la clé pour avancer le film, le branchement ne peux se faire que sur une 620.) Du coup il faut ré-enrouler sur un axe 120 pour le donner à développer ou faire chier le photographe en lui demandant de le rendre, ou développer soi même!)
| Voyez l'axe 620! Et remarquez que l'appareil s'ouvre en deux sur le côté grâce à une molette qui se visse dans l'autre partie. |
Bon évidemment il faut regarder le chiffre de la photo derrière l'appareil à travers une fenêtre inactinique et on ne peux pas utiliser de pellicule 220.
L'objectif n'en est pas un: c'est un ménisque: une sorte de lentille unique placée comme ça. Inutile de dire que cela ne fleure pas le bon négatif. Mais pour compenser, on joue sur des négatifs de surface importante. C'est un appareil en 6x9 (Donc qui ne donne que 8 photos par pellicule 120.)
Sur la façade on a des choix cornéliens à faire: l'ouverture et la vitesse!
Bon en fait pas tellement, la vitesse est unique de l'ordre du 1/40ème de seconde et l'autre choix est la pose B.
L'ouverture est soit grande (environ f/14) ou petite (environ f/16) et à choisir selon la luminosité (Grand quand il fait plus sombre!). Du coup il n'y a pas de mise au point à faire.
On peut l'utiliser sans problème avec un film de 100 ISO même si je conseille du 200 ISO par temps clair et du 400 par temps nuageux.
Il s'ouvre sur le côté, a des bords en fer tranchant et se ferme parfois mal laissant passer la lumière (ce qui abime bien les images.)
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| Comme ça... |
On ne peux pas le fixer à un trépied, et donc comme le Kodak Brownie Flash: c'est galère! Faire une pose B en posant l'appareil sur un trépied où il n'est pas fixé, et appuyer sur le déclencheur et tenir l'appareil une quinzaine de secondes sans bouger d'un pouce c'est mission impossible! Même en se posant sur un mur c'est pas top. C'est dommage parce que les images qu'il donne ne sont pas si mauvaises au final et que déjà que sont utilisation est limitée, il nous restreint encore plus.
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| Pose d'environ 15 secondes, donc entre temps le cheval a bougé la tête... Par contre elle est sombre parce qu'avec le temps les pelloches mal conservées perdent en sensibilité. |
Le viseur est tout bonnement inutile: il est riveté ce qui ne laisse aucune occasion de l'ouvrir pour le nettoyer, il est minuscule comme c'est pas permis et quand on regarde dedans, déjà ce n'est pas du tout fidèle à la photo qui sera prise et de plus, on ne voit que la moitié puisque le côté de l'appareil bloque la vue et de toute façon c'est trop sale pour voir quelque chose.
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| Du coup faut recadrer parfois! |
Sinon il a un sac. (Alors là pour vous en dégoter un!) Un truc tout en plastique pas très agréable ni très pratique en soi, même assez fragile, mais bon c'est toujours ça a prendre quand on doit se déplacer avec cette boîte qui n'est pas très grosse pour un box d'ailleurs!
En conclusion on a pas grand chose à dire: c'est un appareil dédié aux enfants et aux débutants, il est donc simple au possible mais du coup son utilisation est limité selon la luminosité: pas de flash possible, une vitesse ou la pose B très houleuse, mais deux ouvertures simplifiées. Les négatifs sont grands et permettent d'avoir de images correctes. Il faut le tenir par le dessus et souvent le mettre sur le côté puisque le format 6x9 est très long et se prête bien aux paysages.
A part ça il reste très agréable d'utilisation, très sympa et convient tout à fait à une sortie par temps ensoleillé (100-200 ISO) ou nuageux (400 ISO). L'utilisation d'une pellicule souple sur les sensibilités est quand même recommandé (Il serait un peu difficile de faire de la diapo, ou à la rigueur un développement croisé qui est très souple.)
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| Rester parfaitement stable est une épreuve qui va révéler votre Parkinson intérieur. |
La prochaine fois je mettrai du 35mm dedans pour faire des photos de 35x90, ça peut être sympa! (Comme les négatifs 35x60 dans l'article sur le Lubitel mais en moins longues puisque c'est un 6x6.)
Sinon je tiens à vous présenter une petite histoire trop cool (enfin non pas vraiment...) et super bien faite avec une petite pétition électronique à signer et ça serait bien que l'objectif des 100 000 voies soit dépassé et qu'on fusille les mousquetaires! Pirates! (cf. Les Grand-mères de Tipiak.)
Bref je n'en dit pas plus mais ça vaut vraiment le coup d’œil et ça ouvre les yeux notamment sur une publicité que tout le monde même moi avait à la bonne! Pirates!
Et sinon je tiens aussi à remercier Eusaebius, modérateur du forum 35mm d'avoir pris mon article sur le développement noir et blanc en exemple sur son blog/site qui lui aussi vaut le coup d’œil!
Et ceux qui sont arrivé à la fin de l'article, je leur conseille d'aller voir les autres articles et de laisser des commentaires par milliers!
lundi 19 août 2013
Comment s'y retrouver parmi les pellicules?
Au tout début que je me suis intéressé à l'argentique (en novembre dernier), je me suis vite trouvé face a un problème:
_Fabrique-t-on encore des pellicules?
_Quelles pellicules fabrique-t-on?
_Quel appareil utilise quoi?
_Peut-on développer ses pellicules sans trop de problèmes?
Je m'imaginais ma maman aller devant l'entrée d'Intermarché et demander le format exact de pellicule pour son appareil et le mien parmi les tonnes de trucs,je savais qu'elle choisissait aussi le nombre de photo et même le chiffre dessus.
Bon sang comment les gens se repéraient-ils avant? Je m'imaginais des tonnes de formats et de variantes possibles.
Mais finalement il n'y a pas grand choses et c'est assez facile de s'y repérer.
Tout d'abord une pellicule, c'est une bande de plastique avec de la gélatine enduite d'un produit photo-sensible (une émulsion même) qui va brûler au contact de la lumière qui est projetée par l'optique de l'appareil photo. Il ne faut donc pas qu'une pellicule ne voie la lumière du jour avant d'être développée sinon on va cramer la pelloche avant d'avoir fait ses photos, ou pire: après les avoir faites!
NOIR ET BLANC OU COULEUR?
Une pellicule noir et blanc a pour émulsion photosensible une substance à base d'argent. Non exposé à la lumière ils apparaissent blancs, une fois brûlés par la lumière ils sont noirs. (Comme on en fait au collège quand le tube à essai passe du blanc au noir à la lumière.) Quand l'optique d'un appareil photo projette une image sur le film, les grains d'argents se font cramer. En plus grande quantité là où il y a le plus de lumière projetée jusqu'à pas du tout là ou est projeté du noir complet. Le noir complet apparait blanc quand on développe la pellicule et le blanc apparait noir: c'est un négatif.
La couleur c'est pareil avec en général 3 à 4 couches de couleurs (cyan, magenta jaune au moins) qui vont selon les nuances de chacunes se combiner quand on regarde à travers. Toutes les couleurs s'y retrouve et comme en noir et blanc. C'est le même principe.
POSITIF OU NEGATIF?
On parle de négatifs noir et blancs ou couleur mais il existe des pellicules avec directement l'image comme on la voit: c'est un positif. Communément appelée une diapositive ou film inversible (reversal en anglais). Une diapo c'est généralement en couleur même si c'est possible d'en avoir du noir et blanc mais très rare désormais. Les diapos en elles mêmes se font assez rares vu que l'ont utilise plus de projecteur de diapo. Mais elles peuvent être utiles lorsque l'on veut voir des photos sans les avoirs sur papier comme en stéréoscopie ou la mise sur papier est fastidieuse et chère. (C'est du 3D si vous préférez. Et oui!)
J'ai pris ce clown en Lego devant Lego world à Berlin en exemple car il est très coloré et permet de voir la plupart des couleurs et leur négatif.
D'un point de vue chimique c'est différent même si on obtient un négatif quand on développe dans des produits chimiques pour négatifs,et que l'on peut avoir un positifs avec d'autres produits sur un négatif... bref la chimie peut tout faire!
LES FORMATS
Quand je voulais acheter mes premières pellicules je voulais un appareil qui fasse des photos carrées avec les pellicules que je connaissait depuis que j'étais petit: les 135. Mais vu comme ça devait être cher une photo émulsion, je pensait que la partie photo sensible d'une pellicule était déterminée, qu'ils y avais des rectangles sur la pellicule avec lesquelles l'appareil devait être en phase pour mettre la photo dedans... Du coup je cherchait des pellicules spéciales pour photos carrées... Ca n'existe pas: toute la pellicule est enduite et on projette comme on veut dessus. On peut donc faire des pellicules de toutes les tailles et de toutes les longueurs possibles.
Il existe trois familles de formats:
-Petit format (jusqu'au pellicules 135 inclues)
-Moyen format (pellicules plus grandes que le 135)
-Grand format (Négatifs ou positifs en feuilles individuelles (plan-films) à partir du 4x5 pouces)
Parfois on parle de mini-format pour les films en dessous de 135 car le film 135 est utilisé en référence un peu partout.
Gardons à l'esprit que plus le format est grand, plus la qualité est bonne (à optique identique, si vous avez une optique dégueulasse d'un côté forcément...) à l'inverse, plus c'est petit moins ça va être beau et précis quand on va agrandir votre photo en faisant un tirage papier.
135
La pellicule 135 avec ses doubles perforations est la plus développée, la plus connue et celles avec laquelle on a le plus de choix. Elle est aussi appelée 35mm ou 24x36. La très grande majorité des appareils qui l'utilisent donnent des photos rectangles, car le négatif obtenu fait 24mm par 36mm. Il est toujours marqué le nombre de vues possible dessus, elles correspondent au nombre de photos en 24x36 que l'on peut prendre en prenant en compte le fait qu'au début de la pellicule on en brule une bonne partie pour la charger. Très souvent elles font 36 vues (en gros ils déroulent 1m60 de film environ), parfois 24, rarement 12. Mais comme expliqué avant on peu avoir d'autres formats avec le même film! Comme:
-Le format carré 24x24 (assez rare) qui du coup utilise moins de film, donc permet de prendre plus de photos qu'indiqué dessus. 12 photos indiquées donnent 18 carrées.
-Le demi format 24x18 (assez rare) qui donne deux fois plus de photos que prévus (donc jusqu'à 72! Faut pas être pressé de finir!)
Une pellicule 135 est attachée à un axe en plastique dans une cartouche en métal. Dans un appareil photo on accroche le bout (amorce) à un rotor dans l'appareil, on avance la film pour l'enrouler solidement puis on ferme l'appareil, le film est enroulé à nu dans l'appareil, puis arrivé à la fin, on le rembobine entièrement dans sa cartouche. Elle sera ouverte dans le noir au moment du développement.
120/220/620
Plutôt inconnue de nos générations, la pellicule 120 était très utilisées jusque dans les années 60, puis elle est devenue minoritaire en Europe. C'est une pellicule d'une longueur fixe et large de 6,2cm. Elle n'est pas perforée et n'est pas dans une cartouche mais enroulée autour d'un axe en plastique (bois à l'origine) avec un papier opaque à son dos sur lequel est noté le numéro des photos: c'est une bobine.
On est dans le moyen format. Une pellicule 120 peut donner:
-18 négatifs de 6 x 4,5cm.
-12 négatifs de 6 x 6cm.
-8 négatifs de 6x9cm.
-Plusieurs négatifs en 6x7 (Pour le coup j'en connais pas, je suppose qu'ils en font 8.)
Plus tard est venu le 620, seul l'axe change, il est plus fin et en métal. Du coup on a fait pas mal d'appareil comme le Kodak Brownie Flash qui marchent avec. Sauf que le boom du plastique a permit le retour du 120 et la disparition du 620 dans les année 80. Maintenant pour utiliser du 620 il faut les axes et enrouler le film 120 dessus (puisqu'il est identique)dans le noir, ou alors certains rabotent les bords pour des résultats mitigés...
Avec le 120 est venu le 220, c'est pareil sauf que le film est deux fois plus long et permet donc de prendre deux fois plus de photos. Sauf que pour ne pas être 2x plus épais, il y a du papier opaque qu'au début et à la fin. Du coup il faut des appareils qui peuvent avancer leur film en sachant où ils en sont et avec une fenêtre qui se ferme. (Ou sans fenêtre derrière.) Plus rare il en existe encore, seulement en négatif couleur chez Kodak je crois.
126
110
Le 110 est un petit format, voir un mini-format. Il fait des négatifs de 13mm x 17mm, pas plus, pas moins car il est exactement perforé au niveau de chaque clichés et est prévu pour des appareils spécifiques. Il a été lancé par Kodak en 1972 dans des cartouches entières prête à l'emploi tout comme les 126 mais miniaturisé. Arrêtée en 1998, les pellicules 110 étaient devenues obsolètes à cause de la qualité limité qu'elle produisaient. Mais en 2010, la firme Lomography, face aux millions de personne ayant des appareils 110 oubliés, on décidé de remettre cela au goût du jour et de relancer la production avec noir et blanc, couleur et diapo. C'est affreusement cher mais on peut remplir une cassette vide par du film de cinéma de 16mm qui est identique (aux perforations près).
127
Les 127 sont des pellicules qui donnent des négatifs de 4cm de haut, très souvent du 4x4 au final. Il n'a jamais été majoritaire et je ne comprend pas comment il peut survivre encore aujourd'hui. Peu d'appareils l'ont utilisé. Il s'agit d'une bobine avec un axe métallique comme le 620 en plus petit. Pas de perforations, un papier opaque: c'est tout comme une 620 sauf que l'axe à deux bouts qui dépassent et qu'elle est plus petite.
Aujourd'hui c'est quasiment introuvable mais il s'en fait au compte goutte, parfois Rollei en sort en couleur (mais toujours en couleurs fantaisie, pas un vrai négatifs couleur fidèle à la réalité comme nous les connaissions) Efke il paraît même si je crois pourtant qu'ils sont mort... Et Ilford! Grande marque du noir et blanc en a sorti une production cette année qu'il fallait commander chez eux, dans des quantités définies. Est-ce qu'ils en referont? Peut-être.
MINOX
Ce n'est pas un chiffre, c'est une pellicule Minox. Minox est une grande marque de qualité mais surtout spécialiste avant l'heure dans la miniaturisation. Ses petits appareils extraordinaires fonctionnent avec ce film produit uniquement par eux et donc leurs rares distributeurs autorisés sont souvent à courts mais régulièrement ravitaillés. C'est le plus petit film qu'il existe donnant des négatifs de 8x11mm soit un dixième de la surface d'une pellicule 135. Ce film existe pourtant depuis 1938!
APS/240
Lancé en 1996, c'était vendu comme l'avenir et la pointe de la technologie, on pouvait faire du 24x17 ou du 30x10mm. La révolution qu devait remplacer le 135 était une bande magnétique qui pouvais enregistrer des données comme le numéro de la photo ou l'heure etc... Pas très utile en soit. Par ailleurs ça n'a pas très bien fonctionné. Même pas du tout. La surface était plus petite qu'une 135 et l'utilité de la bande magnétique est discutable. Du coup même si elles ont traversé les années où les pellicules ont eu la vie la plus dure, elles ont fini par disparaître en 2011.
Voici les pellicules conventionnelles qu'il faut connaître, maintenant les autres indispensables que l'on ne peux pas appeler pellicules quand même.
PLANS FILMS
En grand format on utilisait (et utilise encore aujourd'hui) des négatifs en feuille de grande taille jusqu'à 50cm de côté voir plus. (Imaginez le prix de la photo...) Ils sont glissés à l'arrière de l'appareil après avoir fait les réglage sur le fond en verre dépoli, puis on prend la photo.
Certains en sont fan (pas moi pour le coup) et continuent à jouer avec même si d'un point de vue pratique... c'est galère quand même!
DISC-FILM
En 1982 Kodak qui veux absolument le monopole de l'innovation ressort une bizarrerie: le Disc-film, une cartouche carrée aussi grande que l'appareil à mettre dedans et qui prend des photos de 8x11mm! Comme le Minox. Je vous laisse imaginer la qualité de la chose.
Ça a quand même bien marché et j'en voit encore aujourd'hui dans les brocante. Mais les Disc on été arrêtés. Kodak aime se jeter sur un truc et l'exploiter à fond en se gardant un monopole total, puis quand le rendement baisse: il arrête la production en décembre 1999. Mais comme il a le monopole tout s'arrête. Encore un format mort par Kodak. Bon le DISC c'était nul en même temps et le rendement devait être assez bas déjà. Mais quand même! C'est bien beau de nous pondre des 126, des 110, des Discs etc... puis d'arrêter et de laisser des millions d'appareils inutilisables!
SUPER8 et 16MM
Ce sont des films en bobine de 15, 30, 60m pour les caméras. C'est tout comme une pellicule, sauf qu'ici il est primordial d'avoir de la diapo. (Vous regardez les films en négatif vous?!) Même si c'est très rare ça existe aussi en négatif (pour le bonheur des gens qui cherche à remplir leur appareil 110)
Ça se trouve encore, ça se développe mais à la maison je crois pas que ce soit possible. Bref ça donne vraiment envie d'essayer mais le prix de revient d'une vidéo de 2min d'une qualité dégueu (en général selon la caméra mais comme on me l'a fait remarqué à juste titre: ça peut être très correct! Sinon ce qui arrive après cette parenthèse n'est pas normal.)
_Fabrique-t-on encore des pellicules?
_Quelles pellicules fabrique-t-on?
_Quel appareil utilise quoi?
_Peut-on développer ses pellicules sans trop de problèmes?
Je m'imaginais ma maman aller devant l'entrée d'Intermarché et demander le format exact de pellicule pour son appareil et le mien parmi les tonnes de trucs,je savais qu'elle choisissait aussi le nombre de photo et même le chiffre dessus.
Bon sang comment les gens se repéraient-ils avant? Je m'imaginais des tonnes de formats et de variantes possibles.
Mais finalement il n'y a pas grand choses et c'est assez facile de s'y repérer.
Tout d'abord une pellicule, c'est une bande de plastique avec de la gélatine enduite d'un produit photo-sensible (une émulsion même) qui va brûler au contact de la lumière qui est projetée par l'optique de l'appareil photo. Il ne faut donc pas qu'une pellicule ne voie la lumière du jour avant d'être développée sinon on va cramer la pelloche avant d'avoir fait ses photos, ou pire: après les avoir faites!
NOIR ET BLANC OU COULEUR?
Une pellicule noir et blanc a pour émulsion photosensible une substance à base d'argent. Non exposé à la lumière ils apparaissent blancs, une fois brûlés par la lumière ils sont noirs. (Comme on en fait au collège quand le tube à essai passe du blanc au noir à la lumière.) Quand l'optique d'un appareil photo projette une image sur le film, les grains d'argents se font cramer. En plus grande quantité là où il y a le plus de lumière projetée jusqu'à pas du tout là ou est projeté du noir complet. Le noir complet apparait blanc quand on développe la pellicule et le blanc apparait noir: c'est un négatif.
| Négatif noir et blanc. |
La couleur c'est pareil avec en général 3 à 4 couches de couleurs (cyan, magenta jaune au moins) qui vont selon les nuances de chacunes se combiner quand on regarde à travers. Toutes les couleurs s'y retrouve et comme en noir et blanc. C'est le même principe.
| Négatif couleur |
POSITIF OU NEGATIF?
On parle de négatifs noir et blancs ou couleur mais il existe des pellicules avec directement l'image comme on la voit: c'est un positif. Communément appelée une diapositive ou film inversible (reversal en anglais). Une diapo c'est généralement en couleur même si c'est possible d'en avoir du noir et blanc mais très rare désormais. Les diapos en elles mêmes se font assez rares vu que l'ont utilise plus de projecteur de diapo. Mais elles peuvent être utiles lorsque l'on veut voir des photos sans les avoirs sur papier comme en stéréoscopie ou la mise sur papier est fastidieuse et chère. (C'est du 3D si vous préférez. Et oui!)
| Positif noir et blanc |
| Positif couleur |
J'ai pris ce clown en Lego devant Lego world à Berlin en exemple car il est très coloré et permet de voir la plupart des couleurs et leur négatif.
D'un point de vue chimique c'est différent même si on obtient un négatif quand on développe dans des produits chimiques pour négatifs,et que l'on peut avoir un positifs avec d'autres produits sur un négatif... bref la chimie peut tout faire!
LES FORMATS
Quand je voulais acheter mes premières pellicules je voulais un appareil qui fasse des photos carrées avec les pellicules que je connaissait depuis que j'étais petit: les 135. Mais vu comme ça devait être cher une photo émulsion, je pensait que la partie photo sensible d'une pellicule était déterminée, qu'ils y avais des rectangles sur la pellicule avec lesquelles l'appareil devait être en phase pour mettre la photo dedans... Du coup je cherchait des pellicules spéciales pour photos carrées... Ca n'existe pas: toute la pellicule est enduite et on projette comme on veut dessus. On peut donc faire des pellicules de toutes les tailles et de toutes les longueurs possibles.
Il existe trois familles de formats:
-Petit format (jusqu'au pellicules 135 inclues)
-Moyen format (pellicules plus grandes que le 135)
-Grand format (Négatifs ou positifs en feuilles individuelles (plan-films) à partir du 4x5 pouces)
Parfois on parle de mini-format pour les films en dessous de 135 car le film 135 est utilisé en référence un peu partout.
Gardons à l'esprit que plus le format est grand, plus la qualité est bonne (à optique identique, si vous avez une optique dégueulasse d'un côté forcément...) à l'inverse, plus c'est petit moins ça va être beau et précis quand on va agrandir votre photo en faisant un tirage papier.
135
La pellicule 135 avec ses doubles perforations est la plus développée, la plus connue et celles avec laquelle on a le plus de choix. Elle est aussi appelée 35mm ou 24x36. La très grande majorité des appareils qui l'utilisent donnent des photos rectangles, car le négatif obtenu fait 24mm par 36mm. Il est toujours marqué le nombre de vues possible dessus, elles correspondent au nombre de photos en 24x36 que l'on peut prendre en prenant en compte le fait qu'au début de la pellicule on en brule une bonne partie pour la charger. Très souvent elles font 36 vues (en gros ils déroulent 1m60 de film environ), parfois 24, rarement 12. Mais comme expliqué avant on peu avoir d'autres formats avec le même film! Comme:
-Le format carré 24x24 (assez rare) qui du coup utilise moins de film, donc permet de prendre plus de photos qu'indiqué dessus. 12 photos indiquées donnent 18 carrées.
-Le demi format 24x18 (assez rare) qui donne deux fois plus de photos que prévus (donc jusqu'à 72! Faut pas être pressé de finir!)
| Négatif couleur |
Une pellicule 135 est attachée à un axe en plastique dans une cartouche en métal. Dans un appareil photo on accroche le bout (amorce) à un rotor dans l'appareil, on avance la film pour l'enrouler solidement puis on ferme l'appareil, le film est enroulé à nu dans l'appareil, puis arrivé à la fin, on le rembobine entièrement dans sa cartouche. Elle sera ouverte dans le noir au moment du développement.
| Négatif noir et blanc |
| Diapo couleur |
120/220/620
Plutôt inconnue de nos générations, la pellicule 120 était très utilisées jusque dans les années 60, puis elle est devenue minoritaire en Europe. C'est une pellicule d'une longueur fixe et large de 6,2cm. Elle n'est pas perforée et n'est pas dans une cartouche mais enroulée autour d'un axe en plastique (bois à l'origine) avec un papier opaque à son dos sur lequel est noté le numéro des photos: c'est une bobine.
On est dans le moyen format. Une pellicule 120 peut donner:
-18 négatifs de 6 x 4,5cm.
-12 négatifs de 6 x 6cm.
-8 négatifs de 6x9cm.
-Plusieurs négatifs en 6x7 (Pour le coup j'en connais pas, je suppose qu'ils en font 8.)
(Echec! Ils en font 10! Et ils ne suivent pas les bandes derrières!)
A l'arrière sur le papier opaque, quand on déroule la pellicule du haut vers le bas, il se trouve donc une rangée à gauche ou défile les chiffres pour les appareils en 6x9, une au milieu pour les 6x6 et une à droite pour les 6x4,5.
A l'arrière sur le papier opaque, quand on déroule la pellicule du haut vers le bas, il se trouve donc une rangée à gauche ou défile les chiffres pour les appareils en 6x9, une au milieu pour les 6x6 et une à droite pour les 6x4,5.
Et les 6x7? Ben il suffit au chargement de faire coïncider une flèche sur le papier et une marque dans l'appareil puis la machinerie sait combien de tour elle peut faire selon le numéro de la photo. (Chose qui existe aussi chez des formats plus conventionnels.)
![]() | ||
| Merci à Yael du forum 35mm pour les explications illustrées d'un chargement d'appareil "automatique" en 120. |
Il y a une petite fenêtre rouge (inactinique) à l'endroit de sa rangée pour pouvoir voir le numéro de la photo ou du moins pourvoir s'arrêter quand l'appareil n'est pas automatique. (cf. 3 lignes plus haut!)
Plus tard est venu le 620, seul l'axe change, il est plus fin et en métal. Du coup on a fait pas mal d'appareil comme le Kodak Brownie Flash qui marchent avec. Sauf que le boom du plastique a permit le retour du 120 et la disparition du 620 dans les année 80. Maintenant pour utiliser du 620 il faut les axes et enrouler le film 120 dessus (puisqu'il est identique)dans le noir, ou alors certains rabotent les bords pour des résultats mitigés...
Avec le 120 est venu le 220, c'est pareil sauf que le film est deux fois plus long et permet donc de prendre deux fois plus de photos. Sauf que pour ne pas être 2x plus épais, il y a du papier opaque qu'au début et à la fin. Du coup il faut des appareils qui peuvent avancer leur film en sachant où ils en sont et avec une fenêtre qui se ferme. (Ou sans fenêtre derrière.) Plus rare il en existe encore, seulement en négatif couleur chez Kodak je crois.
126
Le format 126 fut lancé en 1963 par Kodak pour révolutionner l'utilisation des pelloches et avoir le monopole. C'est du film 35mm perforé différemment: une perforation au niveau de chaque photos. Il a un papier opaque dans le dos comme le 120, avec les chiffres qui défilent. La cassette est pleine d'un côté et vide de l'autre, il suffit de la poser dans l'appareil et c'est parti. Pas de sous formats, seulement des négatifs carrés de 28x28 pris avec les vieux Instamatics de Kodak ou les Agfamatics d'Agfa (voir quelques rares autres...) que tout le monde a qqpart dans sa maison car quelqu'un de la famille l'a eu pour Noël/sa communion/son anniversaire dans les années 1960-1970-1980. Malheureusement les années 1990 ont eu raison du film qui disparait de la circulation en 1998. Depuis il est toujours possible d'utiliser ses appareils avec du film 35mm (135) mais avec des perforations apparentes sur le négatif de 28x28.
110
Le 110 est un petit format, voir un mini-format. Il fait des négatifs de 13mm x 17mm, pas plus, pas moins car il est exactement perforé au niveau de chaque clichés et est prévu pour des appareils spécifiques. Il a été lancé par Kodak en 1972 dans des cartouches entières prête à l'emploi tout comme les 126 mais miniaturisé. Arrêtée en 1998, les pellicules 110 étaient devenues obsolètes à cause de la qualité limité qu'elle produisaient. Mais en 2010, la firme Lomography, face aux millions de personne ayant des appareils 110 oubliés, on décidé de remettre cela au goût du jour et de relancer la production avec noir et blanc, couleur et diapo. C'est affreusement cher mais on peut remplir une cassette vide par du film de cinéma de 16mm qui est identique (aux perforations près).
127
Les 127 sont des pellicules qui donnent des négatifs de 4cm de haut, très souvent du 4x4 au final. Il n'a jamais été majoritaire et je ne comprend pas comment il peut survivre encore aujourd'hui. Peu d'appareils l'ont utilisé. Il s'agit d'une bobine avec un axe métallique comme le 620 en plus petit. Pas de perforations, un papier opaque: c'est tout comme une 620 sauf que l'axe à deux bouts qui dépassent et qu'elle est plus petite.
Aujourd'hui c'est quasiment introuvable mais il s'en fait au compte goutte, parfois Rollei en sort en couleur (mais toujours en couleurs fantaisie, pas un vrai négatifs couleur fidèle à la réalité comme nous les connaissions) Efke il paraît même si je crois pourtant qu'ils sont mort... Et Ilford! Grande marque du noir et blanc en a sorti une production cette année qu'il fallait commander chez eux, dans des quantités définies. Est-ce qu'ils en referont? Peut-être.MINOX
Ce n'est pas un chiffre, c'est une pellicule Minox. Minox est une grande marque de qualité mais surtout spécialiste avant l'heure dans la miniaturisation. Ses petits appareils extraordinaires fonctionnent avec ce film produit uniquement par eux et donc leurs rares distributeurs autorisés sont souvent à courts mais régulièrement ravitaillés. C'est le plus petit film qu'il existe donnant des négatifs de 8x11mm soit un dixième de la surface d'une pellicule 135. Ce film existe pourtant depuis 1938!APS/240
Lancé en 1996, c'était vendu comme l'avenir et la pointe de la technologie, on pouvait faire du 24x17 ou du 30x10mm. La révolution qu devait remplacer le 135 était une bande magnétique qui pouvais enregistrer des données comme le numéro de la photo ou l'heure etc... Pas très utile en soit. Par ailleurs ça n'a pas très bien fonctionné. Même pas du tout. La surface était plus petite qu'une 135 et l'utilité de la bande magnétique est discutable. Du coup même si elles ont traversé les années où les pellicules ont eu la vie la plus dure, elles ont fini par disparaître en 2011.
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| Une pellicule APS ou 240 même si je n'ai jamais entendu ou vu 240 quelque part. |
Voici les pellicules conventionnelles qu'il faut connaître, maintenant les autres indispensables que l'on ne peux pas appeler pellicules quand même.
PLANS FILMS
En grand format on utilisait (et utilise encore aujourd'hui) des négatifs en feuille de grande taille jusqu'à 50cm de côté voir plus. (Imaginez le prix de la photo...) Ils sont glissés à l'arrière de l'appareil après avoir fait les réglage sur le fond en verre dépoli, puis on prend la photo.
Certains en sont fan (pas moi pour le coup) et continuent à jouer avec même si d'un point de vue pratique... c'est galère quand même!
DISC-FILM
En 1982 Kodak qui veux absolument le monopole de l'innovation ressort une bizarrerie: le Disc-film, une cartouche carrée aussi grande que l'appareil à mettre dedans et qui prend des photos de 8x11mm! Comme le Minox. Je vous laisse imaginer la qualité de la chose.
Ça a quand même bien marché et j'en voit encore aujourd'hui dans les brocante. Mais les Disc on été arrêtés. Kodak aime se jeter sur un truc et l'exploiter à fond en se gardant un monopole total, puis quand le rendement baisse: il arrête la production en décembre 1999. Mais comme il a le monopole tout s'arrête. Encore un format mort par Kodak. Bon le DISC c'était nul en même temps et le rendement devait être assez bas déjà. Mais quand même! C'est bien beau de nous pondre des 126, des 110, des Discs etc... puis d'arrêter et de laisser des millions d'appareils inutilisables!
SUPER8 et 16MM
Ce sont des films en bobine de 15, 30, 60m pour les caméras. C'est tout comme une pellicule, sauf qu'ici il est primordial d'avoir de la diapo. (Vous regardez les films en négatif vous?!) Même si c'est très rare ça existe aussi en négatif (pour le bonheur des gens qui cherche à remplir leur appareil 110)
Ça se trouve encore, ça se développe mais à la maison je crois pas que ce soit possible. Bref ça donne vraiment envie d'essayer mais le prix de revient d'une vidéo de 2min d'une qualité dégueu (en général selon la caméra mais comme on me l'a fait remarqué à juste titre: ça peut être très correct! Sinon ce qui arrive après cette parenthèse n'est pas normal.)
Le 16mm est utilisé pour remplir les cartouches 110 même si du coup une perforation est visible d'un côté ou des deux selon le film uni- ou double perforé que vous prenez. Et développer un film diapo dans de la chimie noir et blanche ne donne pas des négatifs super exploitable (un terrible manque de contraste pour ce que j'en ai pour le moment mais des gens ont fait des trucs bien!)
POLAROID
Là il y a:-/'urait des choses a dire et des tonnes mais je vais faire assez court.
Le Polaroid c'est magique, on prend la photo, elle sort: c'est prêt! Le problème c'est que l'arrivée du numérique à vraiment tué le Polaroid qui a du déposer le bilan laissant le monde sans rien. (Presque rien!)
Immédiatement l'usine est rachetée et une nouvelle firme nait: Impossible. Impossible décide de refaire les films des polaroids en noir et blanc et en couleur mais évidemment avec leur chimie à eux. Le problème c'est que soit ils ont autant d'argent qu'un clochard au Zimbabwe et ne peuvent pas payer ce qu'ils leur faudrait, soit leurs chimistes sont cons, soit ils sont radins. Quoiqu'ils en soit la demande n'est pas très forte (tout est relatif: il y a une demande mondiale assez importante en fait) et leurs produits coûteux font que pour l'instant ils ne peuvent faire moins de 23€ la cartouche de 8 feuilles. Enfin ça tourne dans le monde entier comme une marque prestigieuses, ils arnaquent les gens sur internet (Oui ils vous vendent un lot par 3 en réduc' a 45$, vous dites que vous êtes français ça fait 45€ au lieu de 34...) Sans parler des frais de port faramineux et du fait que si vous n'êtes pas chez vous votre colis repars aux Pays Bas et qu'il faut repayer l'aller. Bref, Lomography exploite les jeunes qui se cherchent un phénomène de mode mais Impossible est pas mal. D'autant plus qu'en 3 ans les prix n'ont pas bougé et surtout qu'ils sont connus pour leur qualité affreusement dégueulasse. J'en ai acheté 1 paquet pour essayer. C'est drôle, c'est étrange puisque les couleur et la qualité n'y sont pas, mais c'est chiant parce qu'il faut que la photo sorte dans le noir et qu'elle y reste une demi heure le temps qu'elle se développe. (Si là on regrette pas de ne pas avoir pris le temps d'acheter un paquet de Polaroid quand ils étaient au fond du trou!)
Heureusement qu'il y a Fuji qui fait des packs pour les appareils en pack 100 et les Instax qui sont de marque Fuji. Ils sont plus abordables et de qualité irréprochable avec en plus: un négatif avec chaque photo en pack 100: parfait pour l'offrir et numériser la photo chez soi.
(Je ferais un article sur les formats de polaroids un autre jour.)
POLAROID
Là il y a:-/'urait des choses a dire et des tonnes mais je vais faire assez court.
Le Polaroid c'est magique, on prend la photo, elle sort: c'est prêt! Le problème c'est que l'arrivée du numérique à vraiment tué le Polaroid qui a du déposer le bilan laissant le monde sans rien. (Presque rien!)
Immédiatement l'usine est rachetée et une nouvelle firme nait: Impossible. Impossible décide de refaire les films des polaroids en noir et blanc et en couleur mais évidemment avec leur chimie à eux. Le problème c'est que soit ils ont autant d'argent qu'un clochard au Zimbabwe et ne peuvent pas payer ce qu'ils leur faudrait, soit leurs chimistes sont cons, soit ils sont radins. Quoiqu'ils en soit la demande n'est pas très forte (tout est relatif: il y a une demande mondiale assez importante en fait) et leurs produits coûteux font que pour l'instant ils ne peuvent faire moins de 23€ la cartouche de 8 feuilles. Enfin ça tourne dans le monde entier comme une marque prestigieuses, ils arnaquent les gens sur internet (Oui ils vous vendent un lot par 3 en réduc' a 45$, vous dites que vous êtes français ça fait 45€ au lieu de 34...) Sans parler des frais de port faramineux et du fait que si vous n'êtes pas chez vous votre colis repars aux Pays Bas et qu'il faut repayer l'aller. Bref, Lomography exploite les jeunes qui se cherchent un phénomène de mode mais Impossible est pas mal. D'autant plus qu'en 3 ans les prix n'ont pas bougé et surtout qu'ils sont connus pour leur qualité affreusement dégueulasse. J'en ai acheté 1 paquet pour essayer. C'est drôle, c'est étrange puisque les couleur et la qualité n'y sont pas, mais c'est chiant parce qu'il faut que la photo sorte dans le noir et qu'elle y reste une demi heure le temps qu'elle se développe. (Si là on regrette pas de ne pas avoir pris le temps d'acheter un paquet de Polaroid quand ils étaient au fond du trou!)
Heureusement qu'il y a Fuji qui fait des packs pour les appareils en pack 100 et les Instax qui sont de marque Fuji. Ils sont plus abordables et de qualité irréprochable avec en plus: un négatif avec chaque photo en pack 100: parfait pour l'offrir et numériser la photo chez soi.
(Je ferais un article sur les formats de polaroids un autre jour.)
dimanche 18 août 2013
Kodak Brownie Flash (Hawkeye)
Aujourd'hui je vous présente l'appareil le plus typique de la France des années 1950-1960: le Kodak Brownie Flash.
C'est un appareil d'entrée de gamme tout en bakélite noire et qui comme toute la gamme des "Brownie" devait pouvoir démocratiser l'accès à la photo. Le succès fut énorme! (Je crois que c'est l'appareil le plus vendu en France...à vérifier!) L'appareil était vendu dans une boîte avec parfois un flash de la taille d'une raquette de ping-pong et était devenu l'incontournable des communions ou anniversaires.
Il était fabriqué en France même pour le publique français sous le nom de Kodak Brownie Flash avec toutes les écritures (en somme pas grand chose...) en français. La version américaine est appellée Hawkeye Flash mais c'est exactement pareil.
... Bon les américains ont quand même un rayonnement mondial à l'époque et tout le monde rêve d'Hollywood etc... Mais ici aussi ils gagnent: Haykeye (soit "l'oeil de l'aigle" en anglais) c'est quand même 1.000.000 de fois plus classe que Brownie! Genre un gâteau face à l'aigle américain et sa vue perçante... On va se faire becqueter!
| Fermé/ouvert |
Bref! C'est un appareil qui fonctionne avec des pellicules 620, le 135 n'étant pas encore légion à l'époque. Le 620 c'est un film d'une longueur fixée large de 6cm qui permet de faire 12 négatifs carrés de 6cm x 6cm. Le film est enroulé autour d'un axe métallique assez fin. Malheureusement les pellicules 620 c'est fini depuis bien 30 ans! Mais il existe un substitut: la pellicule 120: c'est strictement le même film mais sur un axe en plastique plus épais.
PLUS EPAIS! Ça ne passe donc pas en général. Mais ici soit c'est un coup de chance ou un coup de génie (je ne crois pas...) mais la pelloche étant juste retenue pas un bout métallique souple, la pellicule 120 s'adapte parfaitement. Du moins pour dérouler sa pellicule!
Un appareil moyen format (qui utilise les films de 6cm de côté) ne s'utilise pas comme un 135: il faut accrocher le papier opaque du film sur un autre axe de pellicule de l'autre côté de l'appareil et faire avancer le film en regardant le chiffre qui passe derrière l'appareil à travers la fenêtre inactinique rouge. Une fois finie, on ne rembobine pas: on avance jusqu'à ce que tout le film soit enroulé sur l'axe récepteur puis on peut l'enlever et passer l'axe vide de la pellicule utilisée à la place de l'axe récepteur.
| La fenêtre inactinique |
Le problème c'est qu'on fait tourner l'axe récepteur pour faire avancer le film grâce à une perforation de la bobine 620, il faut donc qu'il reste un axe 620 pour pouvoir utiliser l'appareil et surtout, il faut pouvoir le récupérer si on emmène développer le film car les photographe vont le garder voire le jeter. Et essayer d'en acheter un sur internet... Entre la rareté et le prix c'est dissuasif. Mais généralement l'axe est là et il suffit de se mettre dans le noir total et d'enrouler le film à nouveau sur son axe 120 pour l'amener développer, l'axe 120 on en à sur chaque pelloche 120 qu'on achète. Sinon on précise bien au photographe qu'on voudrait récupérer l'axe 620. Ou sinon on développe soit même. J'expliquerai ça aussi bientôt.
Autre particularité: le viseur
C'est le principe d'un réflex bi-objectif, mais ce n'en est pas un. On a un miroir qui permet de viser de manière plutôt aléatoire et de manière inversée (comme quand on lit dans un miroir). C'est sympa mais moyennement pratique. Il faut le tenir en dessous de la poitrine comme un réflex bi-objectif.
| On voit qu'on vise au dessus du réel objectif. Au passage: on est en pose B: le bouton lisse est relevé. |
Dernière chose: son succès et son prix abordable viennent du fait qu'on a un système très simple dans une boîte solide en bakélite. L'obturateur est un système rotatif bête (j'ai réussi à le démonter, le nettoyer/réparer, puis le remonter et il marche comme une horloge). C'est vraiment un des plus basique.
D'un point de vue technique:
C'est un appareil moyen format 6x6 qui mange du 120 mais comme expliqué, a encore besoin d'un axe 620.
VITESSE
Il en a deux:
Il en a deux:
_Une fraction de seconde (bouton sillonné)
_Pose B. (bouton lisse à relever)
La fraction de seconde est d'environ 1/40sec. Pourquoi ça? Parce que.
La fraction de seconde est d'environ 1/40sec. Pourquoi ça? Parce que.
OUVERTURE
Il a une ouverture fixe d'environ f/15. C'est habituel de ce genre d'appareil: une ouverture faible pour avoir une grande zone de netteté. Il faut donc coupler avec une vitesse assez lente: 1/40 est acceptable.
Il a une ouverture fixe d'environ f/15. C'est habituel de ce genre d'appareil: une ouverture faible pour avoir une grande zone de netteté. Il faut donc coupler avec une vitesse assez lente: 1/40 est acceptable.
MISE AU POINT
Aucune. La mise au point est fixe, la lentille (ménisque) ne bouge pas et grâce à la faible ouverture on a un appareil avec une zone de netteté constante de l'infini jusqu'à environ 1m20.
Aucune. La mise au point est fixe, la lentille (ménisque) ne bouge pas et grâce à la faible ouverture on a un appareil avec une zone de netteté constante de l'infini jusqu'à environ 1m20.
Il suffit donc d'appuyer sur le bouton pour prendre une photo sans se soucier du réglage.
Et bien oui et non. Un paramètre est a prendre en compte: la lumière. S'il fait beau en plein été et s'il fait gris l'hiver la même pellicule ne va pas pouvoir faire les deux négatifs de manière acceptable. Il faut donc trancher en variant un autre paramètre:
SENSIBILITE
On utilise une pellicule de 100 ISO environ pour faire des photos par temps clair, on utilise 400 ISO par temps nuageux. Avec évidemment possibilité de mettre moins et de rester en pose B en calculant le temps nécessaire au posemètre (appareil de mesure de lumière) ou plus selon les conditions. Ou de pousser une pellicule 100 à 400ISO mais bon... Une pellicule assez souple d'un point de vue sensibilité comme la Fomapan 100, 200 ou 400 est parfaite ici car elle permet d'avoir de bons négatifs malgré les légers changements d'expositions d'une image à l'autre.
On utilise une pellicule de 100 ISO environ pour faire des photos par temps clair, on utilise 400 ISO par temps nuageux. Avec évidemment possibilité de mettre moins et de rester en pose B en calculant le temps nécessaire au posemètre (appareil de mesure de lumière) ou plus selon les conditions. Ou de pousser une pellicule 100 à 400ISO mais bon... Une pellicule assez souple d'un point de vue sensibilité comme la Fomapan 100, 200 ou 400 est parfaite ici car elle permet d'avoir de bons négatifs malgré les légers changements d'expositions d'une image à l'autre.
| Il se tient de la même manière qu'un réflex bi-objectif: en dessous de la poitrine |
Envie de se la jouer années 50-60 en mode Hollywood avec le chapeau, le costard marron et la décapotable américaine? Il existe quelques accessoires pour cet appareil.
ACCESSOIRES
LA SACOCHE
Une belle sacoche en cuir est quasi-systématiquement vendue avec chaque appareil, un beau cuir marron armé de carton dur. Il permet de prendre l'appareil autour du cou et de pouvoir prendre une photo sans prendre le risque de le faire tomber. Un trou sur le coté permet de laisser passer la molette pour avancer le film et un trou derrière permet de voir la fenêtre inactinique. On déboutonne devant, *clic*, on avance le film jusqu'à la prochaine photo, on referme.
Pratique, joli mais certes, c'est quelque peu encombrant d'avoir un cube sur la poitrine contrairement aux appareils 135 qui sont plats.
LE FLASH
Comme l'indique son nom: il y a un flash! Quelle révolution dans ces années là! Un flash en bakélite et en aluminium se fixe sur le côté, on visse une ampoule (au magnésium?) type PF1B à usage unique alimentée par une pile et on prend la photo en respectant la distance expliquée selon la sensibilité du film.
Donc aujourd'hui on en trouve facilement mais les ampoules pas vraiment. Il est possible sur des sites spécialisés (genre frugalphotographer) mais c'est cher, polluant, et d'une sécurité aléatoire étant donné l'âge des ampoules dont l’intérieur brûle violemment pour faire le flash.
Mais pour ceux qui insistent: c'est donc possible de se la jouer reporter des années 50 avec son flash en sucette, ses ampoules blanches pour le noir et blanc et ses ampoules bleues pour la couleur... c'est bizarre mais je crois que c'est ça.
Donc aujourd'hui on en trouve facilement mais les ampoules pas vraiment. Il est possible sur des sites spécialisés (genre frugalphotographer) mais c'est cher, polluant, et d'une sécurité aléatoire étant donné l'âge des ampoules dont l’intérieur brûle violemment pour faire le flash.
Mais pour ceux qui insistent: c'est donc possible de se la jouer reporter des années 50 avec son flash en sucette, ses ampoules blanches pour le noir et blanc et ses ampoules bleues pour la couleur... c'est bizarre mais je crois que c'est ça.
LE CLOSE-UP n°13
Merveille sur laquelle je n'ai toujours pas mis la main, le close-up, c'est le nom anglais que l'on donne pour ces "bonnettes macros" comme sur le Smena 8M. C'est une lentille additionnelle qui permet de prendre des photos à moins d'un mètre.
LE CLOUD FILTER n°13
Comme son nom l'indique, c'est un filtre à utiliser par temps nuageux.
EN BREF
Le Brownie Flash c'est classe, très bon marché sur le net ou en brocante, intuable, facile à remettre sur pied et donne des photos de bonnes qualité si on reste dans des formats corrects comme du 10x10 car le négatif à une surface 4,2 fois plus grande qu'un négatif 135 (24x36mm) donc une résolution plus fine. Le seul problème vient de l'axe 620 à garder absolument, même si ce n'en est pas un quand on développe soi-même. Le prix des pellicules est assez élevé de par la grande surface qu'il y a pour seulement 12 prises (le prix d'une pellicule 36 prises en 135). Le viseur est très hasardeux et il n'y a pas de récepteur pour le visser sur un trépied ce qui rend les occasions de faire des poses longues plus rares.
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