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lundi 3 août 2015

Comment recharger une cartouche 126?

Je ne saurais pas retrouver quand est-ce que j'ai promis sur ce blog de faire un tutoriel pour recharger une cartouche 126, mais ce jour est venu!


Qu'est ce que le format 126?

Les cartouches 126 ont été faites par Kodak pour gagner du temps et élargir son monopole dans le milieu des appareils photos. Ca pond des négatifs carrés de 28x28mm et donc les typiques photos carrées des années 70-80. En général c'était du bas de gamme dans des apapreils bas de gamme donc c'est vite tombé en désuetude et en 1996 je crois, le format a disparu, nous laissant orphelins de tout nos Instamatics, Agfamatics et autres appareils avec une fenêtre dans le dos.



Comment recharger une cartouche 126?

Le plus dur est d'ouvrir pour la première fois une cartouche 126, il faut être patient et y aller au couteau en essayant de ni la casser, ni se couper. Après elle sera facile à ouvrir et refermer.

Puis deux techniques s'offrent à nous:


La plus facile, et la moins drôle:


Concrêtement c'est bête: dans une cartouche 126 c'est un film de 35mm de large donc on peut y mettre nos pellicules 135, à la différence près que les perforations des 126 étaient que d'un côté et espacées de 30mm. 

Il suffit donc de boucher la fenêtre arrière avec quelque chose d'opaque (comme un morceau d'aluminium), puis de mettre l'équivalent d'une 12 vues (64cm) dedans. On scotche un bout sur le moyeu recepteur et on enroule toute la partie encore vierge dans le petit compartiment. On referme et voilà.


Pour prendre en photos, il convient de faire 4 déclenchements-avancements en occultant l'objectif avant de faire sa photo (puisqu'il y a plus de perforations que sur un film 126, l'appareil s'arme tout les 1/4 de photos environ.)



Avantages: Facilité / Possibilité de mettre 24 vues / Rapidité / Sûreté.
Inconvénients: Il faut armer 4x / Possibilité de superpositions / On sait pas où on en est.

La plus sportive, mais la plus jouissive quand ça fonctionne:

Il suffit de garder le papier opaque qui protégeait le film 126 dedans et d'enrouler son film 135 avec, (en scotchant un côté pour pas qu'il glisse dedans). Il suffit de bien regarder les repères quand on la déroule la première fois et c'est assez fastoche: un coin où ça débute, une fin. On scotche au début puisque le film va être tracté, pas à la fin (avec la courbure de l'enroulement il y aurait une différence de longueur qui se traduirait par un gros pli à la fin).

Encore mieux: le papier à des fentes longues à chaque vues. Elle servent à ce que la tige qui arme l'appareil aille dedans et se bloque dans la perforation. Or sur toute cette longueur, un film 135 a plusieurs perforations, et il se peut que la tige aille sur la première comme sur la deuxième ou la troisième perforation, chose qui va entrainer des superpositions partielles. Alors si on en bouche la moitié on a plus vraiment ce problème! (Mais il faut avancer doucement le film, sinon la tige va passer par dessus et on va sauter toutes les vues.)
Là on pourra utiliser l'apapreil comme avec une vraie cartouche 126!



Avantages: La vue du papier opaque qui avance dans l'appareil est jouissive! / On sait combien de vues on a fait / Pas de superpositions possibles.
Inconvénients: Plus difficile à mettre en oeuvre / Possibilité de sauter des vues.

Bon tout ça ça sent bon le déterrage parce qu'on va pas utiliser d'appareils sensationnels au piqué hallucinant, c'est plus pour jouer le 126. Mais il reste une chose à aborder:



Le format des photos:

Oui il y a des perforations en bas de la cartouche, sur la zone où il y a l'image! (Attention à la prise de vue, les perforations seront sur le HAUT de la photo.) 
Soit on reste sur du carré 28x28 et on garde les perforations (ce qui donne un certain style).
Soit on recadre en rectangle de 24x28.


Les deux N&B ont été faites avec mon Agfamatic.

Celle là avec le Veramatic

Parce qu'en 1987, sur du vrai 126, ça donnait ça avec l'Instamatic 177X :






mercredi 1 octobre 2014

Ferrania: le zombie du film

Cos'è Ferrania?

Ferrania c'est une entreprise italienne de produits photographiques depuis 1923. Même avant à vrai dire mais avant c'était plus pour produire des explosifs... Bref. Ferrania est connue pour avoir fait la Pancro30: un film panchromatique noir et blanc de 30 ASA (personne ne l'aurait deviné ça n'est-ce-pas?)  qui a servi à de nombreux réalisateurs surtout au sein de la Cinecittà. (Donc de beaux films mais aussi de la propagande... mais ils y sont pour rien.) Ils ont fait le fameux Solaris (négatif couleur) et Scotchchrome (diapo couleur)
Ils étaient couplés à 3M, société de Scotch d'où beaucoup de produits estampillés "Ferrania-3M" ou "Scotch qqchose"...


Mais même s'ils étaient trop bien, ils ont tenu jusqu'en 2008 où ils ont fermé l'usine de Ligurie après avoir maintenu de rares formats jusqu'au bout comme le 126!

Mais beaucoup d'italiens vivant de l'usine et beaucoup de consommateurs du monde entier ont râlé. En vain.

Puis en 2013, une bande de gentils malade à décidé d'utiliser cette énorme usine avec toutes ces machines pour relancer la production. S'en est suivi une bonne année de recherche scientifiques etc... jusqu'à aujourd'hui. Enfin hier pour être exact.

Après nous avoir tenu en haleine pendant un an, Ferrania annonce avoir réussi à reproduire de la diapo: la défunte Scotch-Chrome 100 (rien que ça!) et celà en 135 et en 120 mais aussi en bobines vidéo pour 16mm et 8mm! (Ils choment pas ces italiens!)

Mais ça c'est mignon mais comment ils font? Bah comme ils peuvent et à vrai dire ils ont besoin de financement, alors depuis hier, une kickstarter a été lancée pour récupérer au moins 250 000$ et pouvoir comercialiser au cours de 2015.


Ma che possiamo fare?
Sur leur site, on peut faire un don de n'importe quelle valeur mais en fonction des palliers, Ferrania vous offrira un qqchose qui viendra en avril 2015 normalement. Alors pour les premiers à faire un don de plus de 25$, vous recevrez une, ou plusieurs diapos, en 135 ou 120, ou les deux, ou en 8mm ou en 16mm... tout dépend de combien et de ce que vous décidez. Bref tout est marqué et les stocks de remerciements sont affichés en temps réel. Et ça file vite.


Bah mon blog serait pas drôle si je mettais pas de retours. Alors pour rester dans le thème j'ai dégoté un petit appareil du début des années 1960 pondu par Ferrania-3M. C'est un 126 tout plastoc, ultra-bas de gamme... Mais il a une bonne bouille et j'ai voulu tester (avec du film 200/24°ISO, c'est pas marqué sur internet alors je précise...)


Il est vraiment sympa et restitue des images sympa pour du 10x10 comme prévu même si le flash n'est pas coordonné avec l'obturateur du coup aucune de mes photos au flash n'a fonctionné. Et en fait j'en ai faite qu'une sans flash; avec du Rollei CN Digibase 200 Pro (Ouais je déteste ce film mais c'est pas grave j'avais que ça à sacrifier pour un test.) 

Un jour je vous apprendrai à recharger une vieille cartouche 126 avec du film 135 pour utiliser la plupart des 126. ;) Même s'il est possible qu'à l'avenir on ai plus besoin de le faire grâce à Ferrania (Et ouais, eux, ils ont les machines encore!)

Vous voulez des chiffres qui font chaud au coeur? Voilà les résultats du sondage lancé par Ferrania il y a quelques mois: Les chiffres.

mardi 29 octobre 2013

Agfamatic 200 Sensor

Aujourd'hui je ressors des archives, celles faites par un appareil allemand (bloc Ouest) qui s'est très bien implanté en France: l'Agfamatic Sensor 200.




Histoire de l'engin:
En 1962, Kodak cherche comment avoir le monopole de la photo et pense qu'en trouvant quelque chose de plus facile d'utilisation qu'une pellicule 135 il va y arriver.
Kodak nous pond le format 126: une cartouche unique où le film est enroulé avec un papier opaque au dos où on pourra voir le numéro de la vue. Il avance et s'enroule dans une compartiment de la cartouche et quand on a fini, on enlève la cartouche et on l'envoie développer. (Donc pas d'amorces, de rembobinage etc: on pose la cartouche, on shoot, on reprend.) 




Et pour cela Kodak vise le grand public avec des appareils bon marchés de qualité limite: les Instamatics sont nés.
Agfa est Allemand, même d'origine incertaine suite à la partition de l'Allemagne. Ils ont essayé de détrôner le 135 avec les cartouche "Rapid" ou "SL" à l'Est mais ça n'a pas marché et là, ils comprennent que le truc de Kodak ça marche bien, et même depuis 10 ans. Alors Agfa se lance dans le format 126. Ils produisent des pellicules et surtout en 1972 ils nous pondent les Agfamatics. Dommage, en 1972 Kodak lance le format 110: la même chose en deux fois plus petit.




Simultanément sortent le 50, le 100, le 200 et le 300 dans des coffrets avec des magic-cubes (flashs à usage unique), une pellicule couleur et une sacoche plastique. Le 50 est le plus basique avec une seule vitesse et le 300 est le "haut de gamme" avec le choix des vitesses automatique grâce à un posemètre intégré. Mais on peut dire qu'ils sont quand même de très bonne facture avec pas mal de pièces métalliques.


L'appareil, la chaînette, un flash-cube et une pellicule 126 Agfacolor.

Du coup beaucoup de monde s'est vu offrir un de ces coffrets à Noël et moi je m'en suis trouvé un à 10 euros dans une brocante en 2013.

En 1973, Agfa suit encore Kodak et se lance dans le 110 avec ses Agfamatic Sensor 1000 et 2000.

D'un point de vue technique que peut-on dire?

Il a 4 vitesses symbolisées par des images donc seule la luminosité est à régler.





La mise au point est fixe: le sujet est net de 1,20m à l'infini. Officiellement. Bon j'ai essayé que deux pellicules qui ont fini développées dans des soupes dégueu, mais la plupart me montrent que si le sujet est à moins de 2m, il est flou.
Voilà une photo prise à plus d'1m20 c'est clair, avec un flashcube. Plusieurs choses: la photo est superposée a une autre à droite, oui c'était ma deuxième cartouche 126 rechargée, ça arrive. Et la photo n'est pas carrée comme prévue. Alors non, parce que quand on scanne avec les perforations visible ça marche mal (comme le négatif polaroid déchiré sur l'article sur le Polaroid 330!) et du coup je me sert de cet appareil comme un appareil 24x28mm (c'est unique!). 





Quand l'ampoule grille, le verre fond.
On peut y mettre des flashs, mais que des magic-cubes X! (Qui n'existent plus mais on en trouve souvent en brocantes.) Heureusement j'en ai eu avec mon coffret, j'ai essayé, ça marche encore. Sous l'objectif, il faut choisir la distance du sujet par rapport au flash: de 1m à 3,5m, c'est le choix de la vitesse calculée selon la puissance des cubes. Quand un cube à explosé (ouais faut dire ce qu'il est...) une trame rouge apparaît dans l'objectif pour nous signaler que cette ampoule est grillée.



Toute neuve on dirait que je viens de l'acheter!


Le format 126 c'est beau, ça donne des photos carrées, ce qu'il l'est moins c'est que ça c'est fini. On peut recharger une cartouche 126 avec du film 35mm (J'expliquerai comment faire), mais du coup: les perforations sont sur l'image. Donc soit on fait un carré de 28x28mm avec les perforations, soit on recadre l'image comme si on avait un négatif de 24x28 (Attention à la prise de vue, les perforations seront sur le haut de la photo!)


Ma seule autre photo au flashcube: il faut bien juger la distance au sujet (bon ici c'était débile de ma part mais je me suis dit qu'en mettant le maximum on verrait mieux la scène... Gné!) Mais ça marche bien, même si le brouillard rajoute l'idée que l'image est mal foutue en plus des plaques lumineuses et du reste très sombre. Tiens c'est bientôt Halloween! Et les tâches? Euh ben mon film a morflé, j'ai des trous mais surtout des trucs collés dessus au développement (mon produit était mal entretenu.)
Sinon on a une petite sacoche tout plastique, pas forcément très pratique (à l'origine la longueur de la lanière fait qu'elle arrive plutôt au niveau des genoux). Elle se déclipse derrière et vu que c'est du plastique tordu, parfois le couvercle devant remonte et vous photographiez votre sacoche sans le voir dans l'oeilleton. (Bon ça m'est arrivé une fois!)





Après il n'y a rien à dire: il est super agréable! Taille parfaite pour les mains, pas trop lourd ni trop léger, une finition en aluminium qui claque, le bouton orange (marque de fabrique des Sensors d'Agfa), et surtout: le levier pour avancer la pellicule qui est super jouissif surtout couplé à l'avance du papier à travers la fenêtre en plastique. On dirait pas mais c'est juste quelque chose de magique à faire au moins une fois dans sa vie! (Même si ces pellicules n'existent plus!)


Le 27 avril 2013: il neigeait en Auvergne pour le plus grand bonheur de mes chiens et de moi-même. Bon ici la photo est bel et bien acceptable. Je l'ai tirée sur papier avec les perforations visibles, elle rend très bien également.

Sinon on peut les mettre sur un trépied ce qui ne sert à rien vu qu'on a qu'une vitesse, et on peut mettre une chaînette qui se tient au poignet plutôt que de se taper la sacoche. (Oui je meuble un peu cet article qui a beaucoup d'images.)


Honnêtement je l'aime bien cette photo pour dire en plus que les conditions étaient loin d'être bonnes et qu'il y a un trou au milieu. On a une résolution satisfaisante tout en restant assez brut de pomme, assez vieillot (Ouais le noir et blanc y joue un rôle aussi...)
Bon le chien a bougé mais c'est un risque à prendre (en même temps il neigeait et je suis pas sûr qu'il reste bien plus longtemps dedans alors fallait bien déclencher.) D'ailleurs je remarque pour la première fois qu'on voit les flocons...


Tout de suite il fait plus chaud (pourtant c'était une semaine avant les autres), la teinte de gris y est pour quelque chose, c'est un scan d'un triage papier sur papier Ilford Multigrade IV pour ceux que ça intéresse. Pour vous rappeler que quand vous visez, les trous sont en haut et pas en bas (j'ai monté le cadrage exprès pour pas couper les pieds...) Sinon, les conditions étaient idéales et la photo est bonne malgré le chat qui est venu mettre du flou au dernier moment...


Ca donne envie des belles photos couleur carrées comme ça! En tout cas j'ai envie de l'encadrer cette publicité.

lundi 19 août 2013

Comment s'y retrouver parmi les pellicules?

Au tout début que je me suis intéressé à l'argentique (en novembre dernier), je me suis vite trouvé face a un problème:
_Fabrique-t-on encore des pellicules?
_Quelles pellicules fabrique-t-on?
_Quel appareil utilise quoi?
_Peut-on développer ses pellicules sans trop de problèmes?

Je m'imaginais ma maman aller devant l'entrée d'Intermarché et demander le format exact de pellicule pour son appareil et le mien parmi les tonnes de trucs,je savais qu'elle choisissait aussi le nombre de photo et même le chiffre dessus.

Bon sang comment les gens se repéraient-ils avant? Je m'imaginais des tonnes de formats et de variantes possibles.

Mais finalement il n'y a pas grand choses et c'est assez facile de s'y repérer.

Tout d'abord une pellicule, c'est une bande de plastique avec de la gélatine enduite d'un produit photo-sensible (une émulsion même) qui va brûler au contact de la lumière qui est projetée par l'optique de l'appareil photo. Il ne faut donc pas qu'une pellicule ne voie la lumière du jour avant d'être développée sinon on va cramer la pelloche avant d'avoir fait ses photos, ou pire: après les avoir faites! 

NOIR ET BLANC OU COULEUR?

Une pellicule noir et blanc a pour émulsion photosensible une substance à base d'argent. Non exposé à la lumière ils apparaissent blancs, une fois brûlés par la lumière ils sont noirs. (Comme on en fait au collège quand le tube à essai passe du blanc au noir à la lumière.) Quand l'optique d'un appareil photo projette une image sur le film, les grains d'argents se font cramer. En plus grande quantité là où il y a le plus de lumière projetée jusqu'à pas du tout là ou est projeté du noir complet. Le noir complet apparait blanc quand on développe la pellicule et le blanc apparait noir: c'est un négatif. 




Négatif noir et blanc.

La couleur c'est pareil avec en général 3 à 4 couches de couleurs (cyan, magenta jaune au moins) qui vont selon les nuances de chacunes se combiner quand on regarde à travers. Toutes les couleurs s'y retrouve et comme en noir et blanc. C'est le même principe.



Négatif couleur
 
POSITIF OU NEGATIF?

On parle de négatifs noir et blancs ou couleur mais il existe des pellicules avec directement l'image comme on la voit: c'est un positif. Communément appelée une diapositive ou film inversible (reversal en anglais). Une diapo c'est généralement en couleur même si c'est possible d'en avoir du noir et blanc mais très rare désormais. Les diapos en elles mêmes se font assez rares vu que l'ont utilise plus de projecteur de diapo. Mais elles peuvent être utiles lorsque l'on veut voir des photos sans les avoirs sur papier comme en stéréoscopie ou la mise sur papier est fastidieuse et chère. (C'est du 3D si vous préférez. Et oui!)
Positif noir et blanc

Positif couleur




J'ai pris ce clown en Lego devant Lego world à Berlin en exemple car il est très coloré et permet de voir la plupart des couleurs et leur négatif.

D'un point de vue chimique c'est différent même si on obtient un négatif quand on développe dans des produits chimiques pour négatifs,et que l'on peut avoir un positifs avec d'autres produits sur un négatif... bref la chimie peut tout faire!

LES FORMATS

Quand je voulais acheter mes premières pellicules je voulais un appareil qui fasse des photos carrées avec les pellicules que je connaissait depuis que j'étais petit: les 135. Mais vu comme ça devait être cher une photo émulsion, je pensait que la partie photo sensible d'une pellicule était déterminée, qu'ils y avais des rectangles sur la pellicule avec lesquelles l'appareil devait être en phase pour mettre la photo dedans... Du coup je cherchait des pellicules spéciales pour photos carrées... Ca n'existe pas: toute la pellicule est enduite et on projette comme on veut dessus. On peut donc faire des pellicules de toutes les tailles et de toutes les longueurs possibles.

Il existe trois familles de formats: 

-Petit format (jusqu'au pellicules 135 inclues)

-Moyen format (pellicules plus grandes que le 135)
-Grand format (Négatifs ou positifs en feuilles individuelles (plan-films) à partir du 4x5 pouces)

Parfois on parle de mini-format pour les films en dessous de 135 car le film 135 est utilisé en référence un peu partout.

Gardons à l'esprit que plus le format est grand, plus la qualité est bonne (à optique identique, si vous avez une optique dégueulasse d'un côté forcément...) à l'inverse, plus c'est petit moins ça va être beau et précis quand on va agrandir votre photo en faisant un tirage papier.

135

La pellicule 135 avec ses doubles perforations est la plus développée, la plus connue et celles avec laquelle on a le plus de choix. Elle est aussi appelée 35mm ou 24x36. La très grande majorité des appareils qui l'utilisent donnent des photos rectangles, car le négatif obtenu fait 24mm par 36mm. Il est toujours marqué le nombre de vues possible dessus, elles correspondent au nombre de photos en 24x36 que l'on peut prendre en prenant en compte le fait qu'au début de la pellicule on en brule une bonne partie pour la charger. Très souvent elles font 36 vues (en gros ils déroulent 1m60 de film environ), parfois 24, rarement 12. Mais comme expliqué avant on peu avoir d'autres formats avec le même film! Comme:
-Le format carré 24x24 (assez rare) qui du coup utilise moins de film, donc permet de prendre plus de photos qu'indiqué dessus. 12 photos indiquées donnent 18 carrées.
-Le demi format 24x18 (assez rare) qui donne deux fois plus de photos que prévus (donc jusqu'à 72! Faut pas être pressé de finir!)

Négatif couleur

Une pellicule 135 est attachée à un axe en plastique dans une cartouche en métal. Dans un appareil photo on accroche le bout (amorce) à un rotor dans l'appareil, on avance la film pour l'enrouler solidement puis on ferme l'appareil, le film est enroulé à nu dans l'appareil, puis arrivé à la fin, on le rembobine entièrement dans sa cartouche. Elle sera ouverte dans le noir au moment du développement.

Négatif noir et blanc
Diapo couleur

120/220/620
Plutôt inconnue de nos générations, la pellicule 120 était très utilisées jusque dans les années 60, puis elle est devenue minoritaire en Europe. C'est une pellicule d'une longueur fixe et large de 6,2cm. Elle n'est pas perforée et n'est pas dans une cartouche mais enroulée autour d'un axe en plastique (bois à l'origine) avec un papier opaque à son dos sur lequel est noté le numéro des photos: c'est une bobine.

On est dans le moyen format. Une pellicule 120 peut donner:

-18 négatifs de 6 x 4,5cm.
-12 négatifs de 6 x 6cm.
-8 négatifs de 6x9cm.

-Plusieurs négatifs en 6x7 (Pour le coup j'en connais pas, je suppose qu'ils en font 8.)
(Echec! Ils en font 10! Et ils ne suivent pas les bandes derrières!)


A l'arrière sur le papier opaque, quand on déroule la pellicule du haut vers le bas, il se trouve donc une rangée à gauche ou défile les chiffres pour les appareils en 6x9, une au milieu pour les 6x6 et une à droite pour les 6x4,5.
Et les 6x7? Ben il suffit au chargement de faire coïncider une flèche sur le papier et une marque dans l'appareil puis la machinerie sait combien de tour elle peut faire selon le numéro de la photo. (Chose qui existe aussi chez des formats plus conventionnels.)
Merci à Yael du forum 35mm pour les explications illustrées d'un chargement d'appareil "automatique" en 120.



Il y a une petite fenêtre rouge (inactinique) à l'endroit de sa rangée pour pouvoir voir le numéro de la photo ou du moins pourvoir s'arrêter quand l'appareil n'est pas automatique. (cf. 3 lignes plus haut!)

Plus tard est venu le 620, seul l'axe change, il est plus fin et en métal. Du coup on a fait pas mal d'appareil comme le Kodak Brownie Flash qui marchent avec. Sauf que le boom du plastique a permit le retour du 120 et la disparition du 620 dans les année 80. Maintenant pour utiliser du 620 il faut les axes et enrouler le film 120 dessus (puisqu'il est identique)dans le noir, ou alors certains rabotent les bords pour des résultats mitigés...



Avec le 120 est venu le 220, c'est pareil sauf que le film est deux fois plus long et permet donc de prendre deux fois plus de photos. Sauf que pour ne pas être 2x plus épais, il y a du papier opaque qu'au début et à la fin. Du coup il faut des appareils qui peuvent avancer leur film en sachant où ils en sont et avec une fenêtre qui se ferme. (Ou sans fenêtre derrière.) Plus rare il en existe encore, seulement en négatif couleur chez Kodak je crois.


 
126
Le format 126 fut lancé en 1963 par Kodak pour révolutionner l'utilisation des pelloches et avoir le monopole. C'est du film 35mm perforé différemment: une perforation au niveau de chaque photos. Il a un papier opaque dans le dos comme le 120, avec les chiffres qui défilent. La cassette est pleine d'un côté et vide de l'autre, il suffit de la poser dans l'appareil et c'est parti. Pas de sous formats, seulement des négatifs carrés de 28x28 pris avec les vieux Instamatics de Kodak ou les Agfamatics d'Agfa (voir quelques rares autres...) que tout le monde a qqpart dans sa maison car quelqu'un de la famille l'a eu pour Noël/sa communion/son anniversaire dans les années 1960-1970-1980. Malheureusement les années 1990 ont eu raison du film qui disparait de la circulation en 1998. Depuis il est toujours possible d'utiliser ses appareils avec du film 35mm (135) mais avec des perforations apparentes sur le négatif de 28x28.

110
Le 110 est un petit format, voir un mini-format. Il fait des négatifs de 13mm x 17mm, pas plus, pas moins car il est exactement perforé au niveau de chaque clichés et est prévu pour des appareils spécifiques. Il a été lancé par Kodak en 1972 dans des cartouches entières prête à l'emploi tout comme les 126 mais miniaturisé. Arrêtée en 1998, les pellicules 110 étaient devenues obsolètes à cause de la qualité limité qu'elle produisaient. Mais en 2010, la firme Lomography, face aux millions de personne ayant des appareils 110 oubliés, on décidé de remettre cela au goût du jour et de relancer la production avec noir et blanc, couleur et diapo. C'est affreusement cher mais on peut remplir une cassette vide par du film de cinéma de 16mm qui est identique (aux perforations près).

127
Les 127 sont des pellicules qui donnent des négatifs de 4cm de haut, très souvent du 4x4 au final. Il n'a jamais été majoritaire et je ne comprend pas comment il peut survivre encore aujourd'hui. Peu d'appareils l'ont utilisé. Il s'agit d'une bobine avec un axe métallique comme le 620 en plus petit. Pas de perforations, un papier opaque: c'est tout comme une 620 sauf que l'axe à deux bouts qui dépassent et qu'elle est plus petite.


Aujourd'hui c'est quasiment introuvable mais il s'en fait au compte goutte, parfois Rollei en sort en couleur (mais toujours en couleurs fantaisie, pas un vrai négatifs couleur fidèle à la réalité comme nous les connaissions) Efke il paraît même si je crois pourtant qu'ils sont mort... Et Ilford! Grande marque du noir et blanc en a sorti une production cette année qu'il fallait commander chez eux, dans des quantités définies. Est-ce qu'ils en referont? Peut-être.








 
MINOX
Ce n'est pas un chiffre, c'est une pellicule Minox. Minox est une grande marque de qualité mais surtout spécialiste avant l'heure dans la miniaturisation. Ses petits appareils extraordinaires fonctionnent avec ce film produit uniquement par eux et donc leurs rares distributeurs autorisés sont souvent à courts mais régulièrement ravitaillés. C'est le plus petit film qu'il existe donnant des négatifs de 8x11mm soit un dixième de la surface d'une pellicule 135. Ce film existe pourtant depuis 1938!

APS/240
Lancé en 1996, c'était vendu comme l'avenir et la pointe de la technologie, on pouvait faire du 24x17 ou du 30x10mm. La révolution qu devait remplacer le 135 était une bande magnétique qui pouvais enregistrer des données comme le numéro de la photo ou l'heure etc... Pas très utile en soit. Par ailleurs ça n'a pas très bien fonctionné. Même pas du tout. La surface était plus petite qu'une 135 et l'utilité de la bande magnétique est discutable. Du coup même si elles ont traversé les années où les pellicules ont eu la vie la plus dure, elles ont fini par disparaître en 2011.


Une pellicule APS ou 240 même si je n'ai jamais entendu ou vu 240 quelque part.
 
Voici les pellicules conventionnelles qu'il faut connaître, maintenant les autres indispensables que l'on ne peux pas appeler pellicules quand même.

PLANS FILMS
En grand format on utilisait (et utilise encore aujourd'hui) des négatifs en feuille de grande taille jusqu'à 50cm de côté voir plus. (Imaginez le prix de la photo...) Ils sont glissés à l'arrière de l'appareil après avoir fait les réglage sur le fond en verre dépoli, puis on prend la photo. 
Certains en sont fan (pas moi pour le coup) et continuent à jouer avec même si d'un point de vue pratique... c'est galère quand même!


DISC-FILM

En 1982 Kodak qui veux absolument le monopole de l'innovation ressort une bizarrerie: le Disc-film, une cartouche carrée aussi grande que l'appareil à mettre dedans et qui prend des photos de 8x11mm! Comme le Minox. Je vous laisse imaginer la qualité de la chose.
Ça a quand même bien marché et j'en voit encore aujourd'hui dans les brocante. Mais les Disc on été arrêtés. Kodak aime se jeter sur un truc et l'exploiter à fond en se gardant un monopole total, puis quand le rendement baisse: il arrête la production en décembre 1999. Mais comme il a le monopole tout s'arrête. Encore un format mort par Kodak. Bon le DISC c'était nul en même temps et le rendement devait être assez bas déjà. Mais quand même! C'est bien beau de nous pondre des 126, des 110, des Discs etc... puis d'arrêter et de laisser des millions d'appareils inutilisables!

SUPER8 et 16MM



Ce sont des films en bobine de 15, 30, 60m pour les caméras. C'est tout comme une pellicule, sauf qu'ici il est primordial d'avoir de la diapo. (Vous regardez les films en négatif vous?!) Même si c'est très rare ça existe aussi en négatif (pour le bonheur des gens qui cherche à remplir leur appareil 110)
Ça se trouve encore, ça se développe mais à la maison je crois pas que ce soit possible. Bref ça donne vraiment envie d'essayer mais le prix de revient d'une vidéo de 2min d'une qualité dégueu (en général selon la caméra mais comme on me l'a fait remarqué à juste titre: ça peut être très correct! Sinon ce qui arrive après cette parenthèse n'est pas normal.)
Le 16mm est utilisé pour remplir les cartouches 110 même si du coup une perforation est visible d'un côté ou des deux selon le film uni- ou double perforé que vous prenez. Et développer un film diapo dans de la chimie noir et blanche ne donne pas des négatifs super exploitable (un terrible manque de contraste pour ce que j'en ai pour le moment mais des gens ont fait des trucs bien!)

POLAROID
Là il y a:-/'urait des choses a dire et des tonnes mais je vais faire assez court.
Le Polaroid c'est magique, on prend la photo, elle sort: c'est prêt! Le problème c'est que l'arrivée du numérique à vraiment tué le Polaroid qui a du déposer le bilan laissant le monde sans rien. (Presque rien!)


Immédiatement l'usine est rachetée et une nouvelle firme nait: Impossible. Impossible décide de refaire les films des polaroids en noir et blanc et en couleur mais évidemment avec leur chimie à eux. Le problème c'est que soit ils ont autant d'argent qu'un clochard au Zimbabwe et ne peuvent pas payer ce qu'ils leur faudrait, soit leurs chimistes sont cons, soit ils sont radins. Quoiqu'ils en soit la demande n'est pas très forte (tout est relatif: il y a une demande mondiale assez importante en fait) et leurs produits coûteux font que pour l'instant ils ne peuvent faire moins de 23€ la cartouche de 8 feuilles. Enfin ça tourne dans le monde entier comme une marque prestigieuses, ils arnaquent les gens sur internet (Oui ils vous vendent un lot par 3 en réduc' a 45$, vous dites que vous êtes français ça fait 45€ au lieu de 34...) Sans parler des frais de port faramineux et du fait que si vous n'êtes pas chez vous votre colis repars aux Pays Bas et qu'il faut repayer l'aller. Bref, Lomography exploite les jeunes qui se cherchent un phénomène de mode mais Impossible est pas mal. D'autant plus qu'en 3 ans les prix n'ont pas bougé et surtout qu'ils sont connus pour leur qualité affreusement dégueulasse. J'en ai acheté 1 paquet pour essayer. C'est drôle, c'est étrange puisque les couleur et la qualité n'y sont pas, mais c'est chiant parce qu'il faut que la photo sorte dans le noir et qu'elle y reste une demi heure le temps qu'elle se développe. (Si là on regrette pas de ne pas avoir pris le temps d'acheter un paquet de Polaroid quand ils étaient au fond du trou!)




Heureusement qu'il y a Fuji qui fait des packs pour les appareils en pack 100 et les Instax qui sont de marque Fuji. Ils sont plus abordables et de qualité irréprochable avec en plus: un négatif avec chaque photo en pack 100: parfait pour l'offrir et numériser la photo chez soi.

(Je ferais un article sur les formats de polaroids un autre jour.)